Voyage historique en Irak, c’est la première fois qu’un pape pose le pied dans ce pays du Moyen-Orient.

Le 5 mars dernier, le pape François a atterri à 13 h 54 heure locale à l’aéroport de Bagdad, légèrement en avance sur l’horaire. À l’aéroport, il a été accueilli par le Premier ministre de la République d’Irak, Mustafa Abdellatif Mshatat, dit AlKadhimi. Conformément au protocole, deux enfants en costume traditionnel ont présenté un hommage floral à Bergoglio. Ainsi a commencé officiellement le voyage du Pape en Irak, qui se termine aujourd’hui.

Après avoir quitté Bagdad, le pontife argentin s’est envolé vers le sud du pays pour rencontrer l’ayatollah Al-Sistani à Najaf. Une rencontre historique étant donné qu’Al-Sistani est la plus haute autorité religieuse des chiites. Les deux hommes se sont rencontrés en privé, dans la maison du chef religieux à Najaf. C’est l’un des principaux événements du voyage de Bergoglio en Irak. Au cours de la visite de courtoisie, qui a duré environ 45 minutes, le pape jésuite a répété son mantra : « l’importance de la collaboration et de l’amitié entre les communautés religieuses afin qu’en cultivant le respect mutuel et le dialogue, nous puissions contribuer au bien de l’Irak, de la région et de toute l’humanité », a déclaré le porte-parole du Vatican, Matteo Bruni ajoutant que « la rencontre a été l’occasion pour le Pape de remercier le Grand Ayatollah Al-Sistani car, avec la communauté chiite, face à la violence et aux grandes difficultés des années passées, il a élevé la voix pour défendre les plus faibles et les plus persécutés, affirmant le caractère sacré de la vie humaine et l’importance de l’unité du peuple irakien ». En prenant congé du Grand Ayatollah, le Pape a « réitéré sa prière à Dieu, Créateur de tous » précise Bruni. Après la conversation avec François, Al-Sistani a déclaré de son côté que les autorités religieuses ont un rôle dans la protection des chrétiens irakiens, soulignant qu’ils devraient vivre en paix et jouir des mêmes droits que les autres Irakiens.

Après la rencontre de Najaf, une escale a eu lieu à Ur des Chaldéens, la ville d’Abraham, considéré par les mondialistes religieux avant tout, et de manière anachronique, comme le père œcuménique des trois confessions monothéistes. Le but de cette étape pontificale : une rencontre inter-religieuse et une prière avec les représentants des autres religions, sur les lieux de vie d’Abraham, ce qui rappelle un dessein primordial de l’actuelle hiérarchie conciliaire qu’est la construction de la Maison de la famille d’Abraham, sur l’île de Saadiyat à Abu Dhabi, la capitale des Émirats arabes unis. Ce projet est le reflet en dur du Document sur la Fraternité humaine : une église, une mosquée et une synagogue partageront un espace commun pour la première fois, autour d’une communauté prônant l’échange et le dialogue interreligieux, afin d‘œuvrer à « une paix mondiale » à travers une religion mondiale, syncrétisme des religions. « Nous sommes le fruit de cet appel et de ce voyage. Dieu a demandé à Abraham de lever les yeux vers le ciel et de compter les étoiles. Dans ces étoiles, il a vu la promesse de ses descendants, il nous a vus. Et aujourd’hui, nous, Juifs, Chrétiens et Musulmans, avec nos frères et sœurs d’autres religions, honorons le Père Abraham en faisant comme lui : regardons le ciel et marchons sur la terre », a déclaré le Pape lors de cette rencontre interreligieuse à Ur en Chaldée

« Le ciel nous donne ainsi un message d’unité : le Très-Haut au-dessus de nous nous invite à ne jamais nous séparer du frère qui est à côté de nous », a ajouté Bergoglio :

« L’Au-delà de Dieu nous renvoie à l’autre du frère. Mais si nous voulons préserver la fraternité, nous ne pouvons pas perdre de vue le Ciel. Nous, descendants d’Abraham et représentants de différentes religions, nous sentons que nous avons ce rôle avant tout : aider nos frères et sœurs à lever le regard et la prière vers le Ciel. Nous en avons tous besoin, car nous ne sommes pas assez pour nous-mêmes. L’homme n’est pas tout-puissant, seul il ne peut pas le faire. […] Nous, frères et sœurs de diverses religions, nous nous sommes retrouvés ici, à la maison, et d’ici, ensemble, nous voulons nous engager afin que se réalise le rêve de Dieu : que la famille humaine devienne hospitalière et accueillante envers tous ses fils ; qu’en regardant le même ciel, elle chemine dans la paix sur la même terre. »

Ce ne sont là que les clichés habituels bergogliens : utopie d’un paradis sur terre, chimère d’un messianisme naturaliste, oubli du Christ Rédempteur et de l’arche du Salut qu’est la foi en Jésus-Christ…

Pour bien mettre l’accent sur cette quête d’une unité terrestre, -quête conciliaire bien vaine puisque le Christ n’en est pas la pierre d’angle-, le cardinal secrétaire d’État Pietro Parolin, à quelques mètres de la maison d’Abraham, a déclaré lors de cette prière inter-religieuse : « Ce voyage est important pour le dialogue interreligieux. La rencontre de ce matin avec Al-Sistani est la première partie de ce rendez-vous », la conférence du Pape dans la plaine d’Ur avec les chefs religieux, « pour nous rappeler que nous sommes tous frères ».

Il est malheureux que ce voyage pontifical en cette terre martyrisée du Moyen-Orient où de nombreux catholiques ont perdu la vie sous les bombes occidentales et le terrorisme islamiste a œuvré essentiellement, en filigrane, à l’instauration de cette religion universelle sous les auspices du Dieu unique des religions cher au pape François, accomplissement du plan syncrétiste du rabbin italien Eli Benamozegh qui, courant XIXe, écrivait :

« la constitution d’une religion universelle est le but du judaïsme. […] Dans le Ciel, un seul Dieu père de tous les hommes ; et sur terre une seule famille de peuples, parmi lesquels Israël est l’aîné chargé de la fonction sacerdotale d’enseignement et d’administration de la vraie religion de l’humanité. »

Francesca de Villasmundo

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