Le père franciscain Zanotti est une figure emblématique italienne de l’immigrationnisme à tout va, un de ces prêtres conciliaires, ayant troqué la soutane pour l’habit du bon samaritain socialiste, faisant de la politique en tant qu’assistante sociale de toute la misère du monde, promouvant l’accueil des migrants et l’ouverture à l’autre, donneur de leçons de morale aux Salvini et autres… En 2007, il a reçu le « Prix pour la Paix » de la région Lombardie en Italie. « Educateur spirituel » comme il se définit, il est aussi le fondateur de la communauté Oasi7, un centre d’accueil pour migrants. En bref, le prototype du clerc progressiste, ayant toutes les qualités sociales vantées par le pape argentin.

Mais à ce qu’il parait, derrière la solidarité, il y a le côté obscur. Bien obscur. Le père Zanotti est dans de sales draps ! Déjà mis en examen pour association de malfaiteurs visant à escroquer les frais d’accueil des migrants, il est maintenant accusé d’abus sexuels par un clandestin, hôte de son centre d’accueil Terre promise.

Selon les enquêteurs, le couvent dans lequel frère Zanotti est deus ex machina a signalé des dépenses inexistantes, émettant ainsi de fausses factures, falsifiant le registre de présence des migrants, leur fournissant de la nourriture périmée, pour obtenir les 35 euros par jour payés par l’État pour chaque migrant hébergé. Par ailleurs, les migrants travaillaient au noir pour le compte du centre d’accueil.  

Maintenant à cette mauvaise histoire s’ajoute une autre aussi mauvaise. Et ce n’est pas une nouvelle histoire, mais quelque chose qui avait émergé il y a deux ans. Le religieux est en effet accusé d’abus sexuels par un immigré qui était un invité de la communauté de Bergame.

En juillet il y a deux ans, tel que le rapporta le Corriere della Sera, le garçon soutint avoir été maltraité dans la communauté de Zanotti (qui accueille des réfugiés et des mineurs en difficulté), attirant l’attention des autorités sur des petits films et des photographies pornographiques, déposés à la fois au parquet de Rome qu’au Vatican, assortis d’une plainte pour violences sexuelles. Sur ces supports, le frère capucin est en compagnie d’un garçon. L’étranger raconte, en gros, qu’il a été contraint, sous la menace de coups et de chantage, de devenir l’amant du père Zanotti.

Qu’ont fait le pape François et la Curie, si prompts cependant à anathémiser quiconque s’oppose à l’invasion migratoire, en défense du migrant ? Rien ! Durant ces deux années aucune mesure radicale des autorités ecclésiastiques n’est arrivée. Les Capucins, ordre auquel appartient Zanotti, ont juste émis une  déclaration dans laquelle ils se distanciaient du père, qui continue pourtant à porter l’habit franciscain.

Avec l’arrestation pour fraude le 16 juin dernier du père Zanotti et de deux autres gestionnaires de la coopérative Terre promise, les enquêteurs se penchent plus sérieusement sur le témoignage du jeune migrant qui raconte : « le père Zanotti a commencé à me faire des cadeaux chers, il m’a promis un travail rémunéré et, si j’avais consenti à ses demandes […] il m’a menacé que sans lui j’aurais passé ma vie au milieu de la route avec les désespérés… Et il m’a forcé à prendre du Viagra (une fois il m’a même fait avaler trois comprimés) pour qu’il puisse se satisfaire… »

Le père Zanotti résume à lui seul l’hypocrisie de la bien-pensance et de l’humanitarisme modernes… mais aussi la dérive immorale de bien des clercs de cette Eglise conciliaire anthropocentrique ayant substitué l’amour des hommes à l’Amour de Dieu. 

Francesca de Villasmundo

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