
« J’écoute tout le monde ! » ou
bien « La chronologie du silence » ?
J’aurais espéré que Léon, suivant l’exemple du Bon Pasteur, vienne chercher la brebis perdue pour la ramener au bercail d’où son prédécesseur l’avait chassée. Cela ne s’est pas produit.
Bien que je sois convaincu que mon « excommunication » est une mesure inique et injuste et donc nulle et non avenue, je ne peux m’empêcher de souligner qu’elle constitue, pour ceux qui me l’ont infligée, une sorte d’aquæ et ignis interdictio, la peine de l’ancien Droit Romain équivalente à une forme d’exil perpétuel et qui impliquait l’obligation pour le condamné de quitter le territoire romain, avec l’interdiction pour quiconque de lui fournir de l’eau, du feu ou toute forme d’assistance, y compris hospitalité ou abri, sous peine de lourdes sanctions.
En pratique, cela faisait du condamné un hors-la-loi, le privant des biens essentiels à sa survie et l’isolant de la société.
Ainsi, au mépris des belles paroles sur l’accueil et l’inclusivité, je me vois condamné à une « peine de mort spirituelle », privé des Sacrements et destiné à la damnation éternelle.
Pour Bergoglio et Prevost, donc, la peine capitale qui tue seulement le corps serait inadmissible, mais l’excommunication qui tue l’âme en la condamnant à la mort éternelle serait admissible.
Pour cette raison, ne voulant pas ne rien tenter, j’ai estimé qu’il était de mon devoir d’écrire à Léon pour lui demander une audience (Voir la vidéo ci-dessous).
Voici la chronologie de toute l’histoire :
- le 4 juin 2025, j’envoyais à Léon par l’intermédiaire de la Poste du Vatican une lettre personnelle d’un contenu extrêmement sensible, demandant également à être reçu en audience ;
- le 28 août 2025, n’ayant reçu aucune réponse à ma lettre précédente, je présentais de nouveau la demande d’être reçu en audience privée par Léon, via la Préfecture de la Maison Pontificale, en envoyant un e-mail au Régent, Mgr Leonardo Sapienza ;
- le 20 septembre 2025, je recevais une réponse de Mgr Sapienza, qui confirmait l’octroi de l’audience, fixée au 11 décembre 2025 à 10 h à la Bibliothèque du Palais Apostolique ;
- le 9 décembre 2025 à 8h08, deux jours avant la rencontre, Mgr Sapienza m’informait par courriel que l’audience avait été annulée.
- Cependant, moins de deux heures plus tard, à 9h53, le Secrétariat de la Préfecture de la Maison Pontificale me transmettait le Billet d’audience.
- Peu après, à 10h14, le même Secrétariat m’informait que l’audience avait été annulée.
- À la suite de ces communications contradictoires, j’appelais Mgr Sapienza pour comprendre la raison de l’annulation. Visiblement embarrassé, il donnait des excuses peu crédibles mais m’assurait qu’il me communiquerait une nouvelle date dès que possible, rapportant les paroles de Léon : « L’audience, nous devons la reprogrammer : j’écoute tout le monde ! »
- N’ayant reçu aucune communication de la Préfecture, le 12 janvier 2026, j’écrivais de nouveau à Mgr Sapienza, sans recevoir de réponse à mon e-mail.
- La voie de la Préfecture m’étant désormais fermée, le 21 janvier suivant, je décidais de téléphoner au Doyen du Collège des Cardinaux, le Cardinal Giovanni Battista Re, avec qui j’avais collaboré pendant des décennies – au Secrétariat d’État et dans mes fonctions ultérieures – pour lui demander d’obtenir une audience avec Léon. Je recevais une réponse immédiate du Cardinal sur un ton enthousiaste, dont je rapporte la transcription : « Je suis si heureux, mais tellement… Je tenais vraiment entendre ta voix et je serais aussi heureux de te rencontrer où tu veux… Je serais très heureux de te rencontrer… » Puis le Cardinal ajouta : « Le problème substantiel est que ce soit le pape lui-même qui te reçoive avec tout ce qui s’est passé. À mon avis, le pape a du mal à te recevoir : ce n’est pas une question de plannings ou de rendez-vous. Le pape a quelque perplexité à te recevoir… sans qu’il y ait le moindre signe de changement de ta part. Quoi qu’il en soit, je m’occupe de la chose et je te fais savoir avec joie… Parce que nous devons être enfants de l’Église et, en tant qu’enfants de l’Église, nous devons être unis au pape et suivre les directives du pape. Ce qui doit nous tenir le plus à cœur est le salut de l’âme, mais pour sauver l’âme, nous devons rester dans l’Église. Dans l’Église, donc, en union avec le pape. Cependant, sache que d’un point de vue personnel, je suis proche de toi, toujours disponible pour t’aider, si je peux aider en quelque chose, afin que nous puissions servir l’Église ensemble… Nous devons aussi savoir oublier le passé et savoir aussi pardonner… »
- Le 27 janvier 2026, je rencontrais le Cardinal Doyen à la Nonciature en Italie. L’entretien durais plus d’une heure. Malgré sa bonhomie et ses expressions d’affection, le Cardinal se montrait incapable d’écouter mes raisons, au point de refuser de recevoir une lettre de ma part à remettre à Léon ainsi que d’autres documents sensibles dont je voulais informer le Cardinal lui-même. En prenant congé, il me répétait : « Nous devons obéir au pape même si le pape n’obéit pas au Seigneur. »
- Le 28 janvier 2026, j’envoyais ma lettre à Léon par l’intermédiaire de la Poste du Vatican, l’adressant à son secrétaire personnel. Cette lettre – dont je publierai bientôt le contenu – restait également sans réponse.
+ Carlo Maria Viganò, Archevêque
Viterbe, 19 mars MMXXVI, St. Joseph Sponsi B.M.V. Confessoris
© Traduction de F. de Villasmundo pour MPI relue et corrigée par Mgr Viganò
Vidéo concernant cette « chronologie du silence » :
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