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Le père jésuite James martin 'bénissant' un duo homosexuel
Le père jésuite James martin ‘bénissant’ un duo homosexuel

L’Église conciliaire est en marche vers une Église synodale arc-en-ciel. Le Bureau synodal du Vatican a publié le rapport final du Groupe d’étude 9 concernant le traitement pastoral des catholiques LGBTQ. Un pas de plus est franchi vers la reconnaissance de l’homosexualité comme pratique ‘normale’ et non peccamineuse.

Le rapport final du Groupe d’étude 9 du Synode sur la Synodalité : une bombe gay-friendly

De gauche à droite de l’église conciliaire, le rapport final du Groupe d’étude 9, le groupe de travail chargé d’examiner les questions les plus « controversées » de l’Église, notamment le traitement pastoral des catholiques LGBTQ, fait l’effet d’une bombe. Le Bureau synodal du Vatican vient de le publier et sur tout l’échiquier ‘doctrinal’ du monde conciliaire, il ne laisse pas indifférent, tellement les implications pour la vie morale sont importantes. Le père gay-friendly James Martin s’en réjouit ouvertement, Mgr Strickland le déplore !

« Dans son rapport final, publié aujourd’hui, écrit James Martin sur le site web Outreach, An Lgbtq Catholic Ministry, le Groupe d’étude 9 du Synode des évêques a rendu publics les témoignages de deux hommes homosexuels, dans le cadre de ce qu’il appelle des « cas d’écoute ». À ma connaissance, c’est la première fois qu’un rapport du Vatican inclut des témoignages aussi détaillés de catholiques LGBTQ+. De ce fait, il marque une avancée significative dans les relations de l’Église avec la communauté LGBTQ+. » Et de saluer « un grand pas en avant », « un changement majeur, voire historique, pour l’Église » dans cette « écoute » des « catholiques Lgbtq+ ».

James Martin, gay-friendly, contre Mgr Strickland, évêque conservateur

De son côté, de l’autre côté du spectre doctrinal conciliaire, celui des conservateurs, Mgr Strickland fait entendre, et saluons-le pour cela, une voix plus traditionnelle :

« Le récent rapport publié par le Groupe d’étude 9 du Synode sur la Synodalité, écrit-il, est profondément alarmant et contredit directement l’enseignement constant de l’Église catholique concernant la sexualité humaine, le péché, le mariage et la loi morale »

Et de rappeler l’enseignement constant de l’Église catholique sur le sujet, doctrine morale que l’église conciliaire n’a pas encore totalement pervertie même si elle s’y attelle avec ce Synode sur la Synodalité :

« L’Écriture Sainte condamne clairement le péché de sodomie et les actes homosexuels. Saint Paul écrit dans l’Épître aux Romains (1) que de tels actes sont « contre nature », et le Catéchisme de l’Église catholique enseigne sans équivoque que les actes homosexuels sont « intrinsèquement désordonnés » et « contraires à la loi naturelle » (CEC 2357). Cet enseignement ne provient ni des préjugés, ni de la politique, ni des coutumes culturelles. Il est issu de la Révélation divine, de la Tradition sacrée et de l’autorité magistérielle pérenne de l’Église. Affirmer que le péché ne réside pas dans la relation homosexuelle elle-même n’est pas simplement une confusion de langage. C’est une attaque directe contre la doctrine morale catholique et contre les Écritures elles-mêmes. »

La tentative de normaliser les relations homosexuelles s’inscrit dans un effort plus vaste visant à transformer le catholicisme pour le rendre plus acceptable au monde moderne

Mgr Strickland continue :

« La véritable sollicitude pastorale ne conforte pas les âmes dans des comportements qui les éloignent de Dieu. Un berger qui voit le danger et se tait n’est pas miséricordieux. »

Et de faire cette remarque :

« La tentative de normaliser ou de redéfinir les relations homosexuelles au sein de l’Église s’inscrit dans un effort plus vaste visant à transformer le catholicisme pour le rendre plus acceptable au monde moderne. Mais l’Église n’appartient pas au monde moderne. L’Église appartient à Jésus-Christ. »

Toute cette pression arc-en-ciel s’inscrit bien, en effet, « dans un effort plus vaste visant à transformer le catholicisme pour le rendre plus acceptable au monde moderne ».

Cependant, ne nous y trompons pas : cet effort des modernistes et des progressistes n’a pas débuté sous Léon ou François son prédécesseur mais déjà sous le saint pape Pie X il était à l’œuvre sournoisement.

Un effort qui a débuté ouvertement avec le concile Vatican II

Avec le concile Vatican II, cette ouverture au monde visant à « transformer le catholicisme pour le rendre plus acceptable au monde moderne » est devenue la norme si l’on peut dire. De ce concile a surgi cette secte conciliaire qui a pris les rênes du pouvoir à Rome et qui poursuit cette marche en avant progressiste, puisque le ‘sacro-saint progrès conciliaire’ n’est qu’une adaptation perpétuelle aux modes du temps présent : d’abord ce fut une protestantisation de la doctrine, des sacrements, de la liturgie, qui attaqua la lex credendi, qui donna naissance à cette « nouvelle église conciliaire », comme l’appelait Mgr Lefebvre, contre-catholique ; maintenant, la doctrine catholique ayant été ruinée au sein de l’église conciliaire, c’est une lgbtisation de la morale, donnant naissance à cette église synodale arc-en-ciel, contre la nature.

Dans son livre écrit en 1986, Ils l’ont découronné, Mgr Lefebvre faisait déjà remarquer cette volonté dont parle Mgr Strickland « de transformer le catholicisme pour le rendre plus acceptable au monde moderne » : le Concile « a ouvert tous les barrages traditionnels à l’esprit du monde en déclarant l’ouverture au monde, par la liberté religieuse, par la Constitution pastorale « l’Église dans le monde de ce temps » (Gaudium et spes), qui sont l’esprit même du Concile ».

« Cela n’est plus l’Église catholique, c’est l’Église conciliaire avec toutes ses mauvaises conséquences » (Mgr Lefebvre)

En 1989, lui qui n’eut pas peur de « quitter cette Église conciliaire », s’exprimait ainsi dans la revue Fideliter : « Cela n’est plus l’Église catholique, c’est l’Église conciliaire avec toutes ses mauvaises conséquences. Ils contribuent à détruire l’Église. »

Dans un autre sermon, il tenait sensiblement le même discours : « Ces fruits qui viennent du deuxième Concile du Vatican et des réformes post-conciliaires, ce sont des fruits amers, des fruits qui détruisent l’Église », ce sont les fruits de « cet esprit conciliaire qui mène à l’apostasie ».

Que dirait-il aujourd’hui ? Que l’apostasie semble quasi consommée au sommet de cette église conciliaire, née du Concile Vatican II, portée par tous les papes conciliaires qui se sont succédés depuis Paul VI, en marche vers la synodalité lgbtqi+!

« C’est pourquoi nous nous en tenons fermement à tout ce qui a été cru et pratiqué dans la foi, les mœurs, le culte, l’enseignement du catéchisme, la formation du prêtre, l’institution de l’Église, par l’Église de toujours et codifié dans les livres parus avant l’influence moderniste du concile en attendant que la vraie lumière de la Tradition dissipe les ténèbres qui obscurcissent le ciel de la Rome éternelle. » (Mgr Lefebvre).

Francesca de Villasmundo

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