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Voici une nouvelle édition – la quatrième – de cette somme inégalée qu’a publiée Maxence Hecquard, préfacée par Pierre Magnard, qui tombe à pic tant on parle de la démocratie, de ses valeurs : » la démocratie est aujourd’hui une valeur sacrée, une véritable religion.  » Dans un ouvrage « passionné, passionnant […] où toute l’histoire de la pensée politique moderne et contemporaine est citée à comparaître » (P. Magnard), Maxence Hecquard revisite les fondements et la genèse de cette religion séculière. L’antique ordre du monde s’est écroulé. La mort de Dieu, définitive depuis Darwin, fait place à un État de droit fondé sur une… vérité scientifique : le progrès. » Ila été invité par plusieurs médias pour cette nouvelle édition, notamment par Philippe Maxence pour l’Homme Nouveau, – vidéo- où il a pu exposer son travail, développer les thèmes abordés et conduire sa pensée jusqu’à la conclusion : « On ne peut christianiser la démocratie parce que la démocratie est tout simplement le régime politique de ceux qui refusent Dieu. On ne peut que convertir les démocrates, c’est-à-dire leur faire embrasser la foi, ce qui revient à les faire renoncer à la démocratie. Ceux qui aiment Dieu doivent en être convaincus. » Mais une recension a retenu tout particulièrement notre attention et je vous la livre in extenso pour le plus grand intérêt de tous, chers lecteurs de MPI.

   » La démocratie est aujourd’hui largement acceptée par le monde entier. Le terme, aux connotations définitivement positives, est sans cesse invoqué par les hommes politiques actuels. Il semble qu’aujourd’hui, il n’y ait plus aucune autre alternative à cette apparemment belle idée de peuple gouvernant. Or, le peuple lui-même, à part cette définition simpliste et rapide, ne peut en expliquer les fonctionnements et caractéristiques. C’est précisément cette explication que nous livre Maxence Hecquard dans Les Fondements philosophiques de la démocratie moderne.

   Dans un style clair et accessible, je dirais même démocratique, « maître Hecquard » reprend tout depuis le début, en partant de bases simples puis en approfondissant son propos. Nul besoin d’être grand philosophe pour comprendre les enjeux, même les plus difficiles. Il divise son livre en deux parties distinctes : Observer, puis Comprendre.

   On voit d’abord comment la démocratie moderne est une idéologie qui transcende la sphère politique. Elle devient dans le monde actuel la nouvelle religion obligatoire, sous peine d’ostracisme social (alors que l’Église reconnaît traditionnellement trois formes de gouvernement légitimes). Qui peut aujourd’hui annoncer en public son rejet de la démocratie ? Cette idéologie présente toutes les caractéristiques de la religion, que l’auteur prend soin de nous exposer. Elle comporte un système de valeurs précis, que l’auteur analyse en remontant jusqu’à Aristote. Dans sa Politique, il avait commencé à théoriser cette entité, en la nommant par exemple « dictature de l’incompétence. » Il nous met également en garde contre les clichés qui font d’Athènes une démocratie, en en décrivant le système politique. Ensuite, une brusque prolepse nous emmène jusqu’à la réelle naissance de la démocratie moderne, dans les œuvres de Rousseau ou de Hobbes, et l’on se rend compte que même ces auteurs étaient conscients de la déficience de ce système. En démocratie, le peuple ne commande pas : il y a bel et bien une tête, et une seule. Rousseau lui-même assurait que la démocratie ne pouvait fonctionner qu’à l’échelle d’une ville, le nombre restreint des citoyens étant un facteur déterminant dans la réussite du système. Nous sommes à l’évidence trop nombreux pour cela. Athènes n’avait d’ailleurs rien d’une démocratie moderne, et l’auteur le montre en décrivant son système politique.

   Ensuite, Maxence Hecquard démontre que la démocratie moderne est destructrice. Elle tend d’abord à détruire l’individualité de chacun, puis la nature humaine. L’idéologie démocratique nie encore les réalités naturelles, à savoir la nation, la famille et les corps intermédiaires, puisque ces catégories ne forment plus d’entités. Elle est donc contre-nature, mauvaise par essence.

   Dans Comprendre, l’auteur sonde les bases de la religion-démocratie. Cette idéologie est opposée en tout au christianisme, puisqu’elle est étroitement liée aux théories de l’absence de Dieu, du darwinisme, du progrès, et au mythe de l’égalité entre les hommes. En bref, la démocratie est une pieuvre aux tentacules omniprésents, un monstre qui engloutit tout, religion, science, philosophie, politique, etc. Ils l’avaient bien compris, les philosophes des Lumières, premiers instigateurs de la démocratie en Europe : loin d’être naïfs, ils savaient que la démocratie allait être un leurre et Maxence Hecquard le prouve.

    Les hypocrisies de la démocratie sont également répertoriées. La démocratie morale et porteuse de paix, les valeurs démocratiques (ce qui est un paradoxe en soi), etc. L’auteur montre que la vraie force moralisatrice, pacificatrice et civilisatrice est la société chrétienne, attaquée sans relâche par les zélotes démocratiques.

   Une dernière partie, assez brève, précise le lien entre finance et démocratie, montrant que le monde moderne est devenu esclave de l’argent et des banques. La liberté trompeuse qui siège sur les frontons des mairies et les socles de Marianne est devenue la dictature de Mammon.

   Maxence Hecquard explique en conclusion que la démocratie ne peut pas fonctionner : il faudrait pour cela que le souverain (« l’élu ») conservât un lien avec son peuple, ce qui est impossible. Les derniers mots du livre rappellent que si Hobbes nommait la démocratie le Léviathan, monstre puissant composé de tous les corps de la nation, et qui apporterait la paix, les anciens, eux, voyaient avec raison dans ce Léviathan le diable.  » Recension publiée par le Sel de la Terre, de Charles-Edouard Ganaye.

   Qui est Maxence Hecquard ? philosophe, il collabore à diverses revues spécialisées. Par ailleurs diplômé de l’ESSEC et de la faculté de droit d’Assas (Paris II), il mène en parallèle une carrière d’homme d’affaires qui l’a conduit à vivre à Tokyo, Buenos-Aires et Londres.

Plus d’informations – sommaire, recension et vidéo –  et commandes sur LIVRES EN FAMILLE 

Les fondements philosophiques de la Démocratie moderne, M. Hecquard, 490 pages, Editions Les Tilleuls, 29.90 €.

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