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Le Premier ministre du Royaume-Uni Keir Starmer
Le Premier ministre du Royaume-Uni Keir Starmer

Keir Starmer, le Premier ministre du Royaume-Uni, est en chute libre : le scandale Mandelson-Epstein le plonge dans le chaos. Le vote sur l’enquête éthique et les allégations de pressions sur le ministère des Affaires étrangères ont mis Downing Street sous pression.

Les conservateurs exigent une enquête contre Starmer pour avoir induit la Chambre en erreur lors de la nomination de Lord Peter Mandelson

L’affaire Epstein n’a pas fini de faire des petits remous dans le landerneau politique mondial. Parmi les vicieux rattrapés par les faits ignominieux, Keir Starmer, le Premier ministre travailliste du Royaume-Uni. La nomination de Lord Peter Mandelson, lié à Jeffrey Epstein, comme ambassadeur britannique aux États-Unis, pourrait faire tomber sa tête.

« Demain, tout se jouera sur le terrain politique, et nous devons rester unis face à tout cela. » C’est en ces termes que Keir Starmer a exhorté lundi soir les députés de gauche à le sauver du vote qui pourrait le convoquer aujourd’hui, mardi, devant la commission des privilèges de la Chambre des communes. À Westminster, on ne débat plus du programme du gouvernement, mais de sa survie.

En cause devant le Parlement britannique, cette nomination de Lord Peter Mandelson, nomination qui a ensuite été entachée de soupçons concernant les vérifications de sécurité, les liens avec Jeffrey Epstein et les accusations de pressions exercées par Downing Street sur le ministère des Affaires étrangères. Les conservateurs exigent une enquête contre le Premier ministre pour avoir induit la Chambre en erreur en affirmant que la procédure avait été « pleinement régulière » et qu’aucune pression n’avait été exercée sur les fonctionnaires.

La fissure dans le gouvernement Starmer

Cette affaire, cependant, dépasse largement le cadre parlementaire et touche au cœur même de la présence britannique à l’étranger : l’ambassade à Washington. Et ce, à un moment où Londres peine à établir des relations stables avec l’administration Trump. La nomination de Mandelson était un choix politique risqué : aujourd’hui, il est inévitable qu’il en paie le prix en termes de crédibilité aux États-Unis.

Sir Philip Barton, ancien ministre des Affaires étrangères, a déclaré devant la commission des Affaires étrangères qu’une décision lui avait été présentée et qu’il avait été pressé d’agir rapidement. Il a ajouté que « la procédure habituelle prévoit d’abord les vérifications de sécurité, puis les annonces » et que le calendrier était « défini et décidé par Downing Street » au sein de la hiérarchie. Cette reconstitution place le Premier ministre dans une situation délicate, car elle confirme l’urgence politique imposée en interne.

Un Premier ministre en désarroi

Sir Olly Robbins, limogé après avoir blanchi Mandelson malgré ses réserves, a évoqué des « pressions constantes » et un mépris affiché en matière de contrôle. Starmer s’est dit « furieux » de ne pas avoir été informé, mais l’effet fut contraire à celui escompté : le conflit avec la fonction publique a creusé le fossé entre Downing Street et l’appareil d’État.

Le gouvernement a imposé une discipline de fer aux députés travaillistes, leur ordonnant de s’opposer fermement à la motion des Conservateurs. L’opposition perçoit cette décision comme un signe de faiblesse du Premier ministre. Ce n’est pas un hasard si l’ancien ministre de l’Intérieur conservateur, James Cleverly, a déclaré au Telegraph :

« S’il est sûr de lui, il n’a rien à craindre. »

La crise avant les élections

Parallèlement, les tensions s’accentuent au sein du Parti travailliste. Des sources parlementaires évoquent dans les quotidiens britanniques l’inertie, les reports de décisions et des ministres qui réfléchissent à la suite des événements. La date du discours du roi, fixée au 13 mai, six jours après les élections locales, est perçue par de nombreux députés comme une manœuvre de diversion visant à masquer un résultat que le parti craint désastreux.

Le problème politique est désormais mis à nu. Starmer est arrivé au pouvoir en promettant compétence, discipline et sérieux institutionnel, mais il s’est révélé être tout le contraire. Un gauchiste pur et dur, de plus en plus détesté par les Britanniques. Il doit maintenant se défendre contre cette accusation, alors même que le Royaume-Uni est confronté à des problèmes tels que le coût de la vie et l’immigration incontrôlée.

La tête de Keir Starmer va-t-elle tombée en raison de l’affaire Epstein ? Ce serait un grand bienfait pour le Royaume-Uni.

Francesca de Villasmundo

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