Parmi les millions de documents mis en ligne par la justice américaine au sujet de Jeffrey Epstein, pédo-criminel lié au Mossad, figurent de nombreux éléments permettant de comprendre comment il était également l’architecte d’un système de collecte de données génétiques pour un projet transhumaniste.
L’empire de l’ADN d’Epstein : Southern Trust et les opérations de prélèvement d’ADN sur des enfants
En 2012, Jeffrey Epstein a lancé la Southern Trust Company aux Îles Vierges américaines. Officiellement présentée comme une société de « conseil », elle se concentrait en réalité sur l’extraction de données génétiques à partir de sources biomédicales et financières. La Southern Trust ciblait explicitement les populations les plus vulnérables pour le prélèvement de leurs gènes.
• Jeunes atteints de troubles mentaux • Enfants autistes • Enfants orphelins • Enfants maltraités • Délinquants juvéniles • Insulaires pauvres des Caraïbes
L’obsession d’Epstein pour la génétique s’étendait à des recherches pour le moins étranges. Un courriel de 2013 contenait un longue étude sur les personnes rousses à travers l’histoire, abordant l’origine des roux en Afrique, la persécution de femmes rousses accusées de sorcellerie en Europe, les cérémonies égyptiennes où des jeunes filles rousses étaient brûlées vives, les tests ADN utilisant le gène MC1R des roux, et les meurtres rituels commis dans certaines régions d’Afrique sur des albinos roux.
Epstein voulait aussi créer une « descendance parfaite » en se basant sur des caractéristiques spécifiques de couleur des cheveux et des yeux.
Bébés sur mesure, clonage,…
Nous avons déjà abordé ici la collaboration d’Epstein avec Bryan Bishop, développeur Bitcoin, biohacker et transhumaniste, pour provoquer la naissance d’un bébé humain génétiquement modifié et réaliser le clonage humain en cinq ans. Ces expériences imaginées par Bryan Bishop et financées par Jeffrey Epstein se passaient dans des laboratoires en Ukraine, l’une des zones échappant à tout contrôle réglementaire en matière de recherche biomédicale.
Dans des courriels datant de 2018, Epstein écrivait : « Cela nous permettra de passer de notre phase de recherche biologique autofinancée à la première naissance vivante d’enfants humains génétiquement modifiés et peut-être même d’un clone humain d’ici cinq ans. »
Les liens d’Epstein avec la DARPA et Regina Dugan
Dans plus de vingt documents mis en ligne par la justice américaine et couvrant la période de 2009 à 2017, Epstein a mené une campagne soutenue pour accéder à la DARPA (Defense Advanced Research Projetcs Agency), agence du département de la Défense des Etats-Unis chargée de la recherche et du développement des nouvelles technologies destinées à un usage militaire, par l’intermédiaire du conseiller scientifique en chef de Bill Gates, Boris Nikolic, d’intermédiaires milliardaires comme Tom Pritzker, et de scientifiques. Epstein a tout fait dès 2010 pour se rapprocher de Regina Dugan alors qu’elle dirigeait la DARPA.
Regina Dugan a ensuite dirigé la division Recherche et Développement avancée de Google, puis le Building 8 de Facebook, établissant ainsi un lien direct entre les programmes de biotechnologie du renseignement militaire et les entreprises les plus puissantes de la Silicon Valley.
Après avoir quitté Facebook, Regina Dugan a été recruté pour diriger Wellcome Leap, fondé par Jeremy Farrar, scientifique en chef de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Wellcome Leap travaille sur la cartographie cérébrale des nourrissons, la surveillance biométrique en temps réel et l’intégration de données neuronales humaines dans des systèmes artificiels. L’organisation mène des programmes qui soumettent des nourrissons et des enfants à des procédures de surveillance invasives afin de cartographier leur cerveau, dans le but affiché de créer une IA calquée sur la conscience humaine en étudiant les enfants par le biais du suivi oculaire et de la capture de données neuronales.
L’intérêt marqué d’Epstein pour rencontrer directement Regina Dugan alors qu’elle contrôlait le portefeuille de recherche avancée de la DARPA laisse songeur. La DARPA s’intéresse depuis longtemps à ce qu’elle appelle l’amélioration humaine, à la modification génétique, aux interfaces cerveau-ordinateur et aux systèmes d’IA avancés. Les opérations de prélèvement de gènes sur des enfants et les programmes de bébés génétiquement modifiés d’Epstein s’inscrivent parfaitement dans ces priorités de recherche.
Le réseau d’Epstein dans la Silicon Valley et l’IA quantique
La New Albany Company, codétenue par Epstein et le milliardaire Leslie Wexner, possédait un terrain jouxtant un important centre de données d’intelligence artificielle quantique de Google. Ce centre intègre l’informatique quantique à l’intelligence artificielle, et les données ADN, les profils scolaires et les ensembles de données comportementales semblent jouer un rôle central dans ses algorithmes d’apprentissage automatique.
Des assignations à comparaître émises par la procureure générale des Îles Vierges, Denise George, ont révélé les liens directs d’Epstein avec les cofondateurs de Google, Larry Page et Sergey Brin.
Les informations sur le génome d’enfants récoltées par la Southern Trust Company d’Epstein ont-elles servi au programmes de prélèvement d’ADN pour créer les données biologiques nécessaires à l’entraînement de l’IA quantique.
Epstein, le transhumanisme et l’expérimentation via l’Éthiopie
Epstein a aussi financé les travaux du chercheur en intelligence artificielle Ben Goertzel en Éthiopie, qui a créé des identifiants numériques biométriques pour plus de 5 millions d’écoliers. Ben Goertzel, fondateur de Humanity Plus (anciennement la World Transhumanist Association) et directeur scientifique de Hanson Robotics (créateur du robot Sophia), a ouvertement déclaré que ces données étaient utilisées pour entraîner des systèmes d’intelligence artificielle.
Ben Goertzel a confirmé que les données collectées auprès de ces 5 millions d’enfants éthiopiens alimentent l’IA de Sophia, un robot possédant la citoyenneté officielle des Émirats arabes unis.
Ben Goertzel s’est également associé à la société blockchain Cardano pour étendre les programmes d’identité numérique à travers l’Afrique. Le modèle reste le même : proposer des services essentiels (éducation, santé, alimentation), exiger un enrôlement biométrique, collecter les données et les intégrer à des systèmes d’IA.
Agenda convergeant avec Bill Gates et George Soros
De leur côté, Bill Gates et George Soros ont créé Global Access Health (GAH) pour acquérir la société de biotechnologie britannique Mologic, qui avait mis au point une technologie de prélèvement nasal profond pour les tests rapides de dépistage de la COVID-19 – une technologie qui sert également d’outil de collecte de matériel génétique. Gates a aussi investi dans des entreprises comme Editas Medicine (édition génique CRISPR-Cas9) et Ginkgo Bioworks (biologie synthétique et ADN imprimé). Parallèlement, l’un des fils de George Soros, Jonathan Soros, a investi dans 10x Genomics, qui a développé la transcriptomique spatiale pour le séquençage des gènes et la cartographie de leur expression.
Les scientifiques d’Epstein et le réseau transhumaniste
Epstein a financé et coordonné un réseau de scientifiques travaillant sur les technologies transhumanistes. Ben Goertzel (cité plus haut), George Church (généticien à Harvard, biologie synthétique) et Martin Nowak (dynamique évolutive, biologie mathématique) ont tous bénéficié de financements d’Epstein. Il ne s’agissait pas de dons philanthropiques fortuits : Epstein construisait un réseau scientifique aligné sur son programme de génie génétique.
Les scientifiques qu’il finançait partageaient un intérêt commun : utiliser le génie génétique, l’IA et les biotechnologies pour transcender les limites biologiques humaines.
Alain Escada
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