professeur joyeuxLa radiation  du professeur Henri JOYEUX par le Conseil National de l’Ordre des Médecins, début juillet 2016, – entraînant son interdiction d’exercice – a de quoi surprendre.

Dans une brève du 14 juillet parue dans les Cahiers Saint Raphaël, Jean-Pierre Dickès a parfaitement résumé la situation : un procès d’intention. Je n’y reviendrai pas.

Henri Joyeux n’est pourtant pas, dans le milieu médical, un petit couteau … et encore moins un bandit de grands chemins, comme ce docteur Bonnemaison, radié à juste titre par le Conseil l’année dernière. Issu d’une famille médicale de Montpellier, il est professeur d’Université, chirurgien, cancérologue, ancien chef de service à l’Institut Curie, puis à l’Institut du cancer de Montpellier, membre de l’Académie Nationale de Chirurgie depuis 1994 : pas réellement de quoi l’envoyer croupir à Fresnes …

Il n’est pas non plus un adversaire systématique des vaccinations ; mais il s’insurge contre la “vaccination tout azimut“, devenue totalitaire. Et il s’y oppose avec des arguments de poids, qui devraient faire réfléchir les conseillers ordinaux, plutôt que de les voir ridiculement brandir la foudre !

                   – 1 Il distingue les vaccins obligatoires (contre les maladies graves , qui sont nécessaires : DTpolio) et ceux qui ne le sont pas. Pourquoi vacciner en effet les nourrissons contre des maladies bénignes, voire vénériennes comme l’hépatite B, en mélangeant le tout dans la même seringue ?

                   – 2 Il est déraisonnable de vacciner trop tôt les nourrissons – ce qui perturbe fortement leur système immunitaire – lorsque l’on sait qu’il faut 1.000 jours après la conception – deux ans – pour qu’il soit complètement formé.

                   – 3 Ces vaccins contiennent des adjuvants, conservateurs et stimulateurs du système immunitaire, qui sont des substances potentiellement toxiques, en particulier pour le tissu nerveux, comme l’aluminium qu’il serait préférable de ne pas utiliser.

Pauvres Enfants !

Pleurez, pleurez, vous n’avez plus de médecin…”

En janvier 2012, le Conseil de l’Ordre a publié un “calendrier vaccinal simplifié” excusez du peu, qui s’apparente plutôt au parcours du combattant du temps de la conscription :

– naissance : BCG : c’est vrai qu’avec l’immigration il faut se méfier.

– 2-3-4 mois : DTpolio (certainement nécessaire, mais plus tard) avec coqueluche, hemophilus influenzae, hépatite B, c’est le fameux vaccin hexavalent cité par JP Dickès. On peut même y ajouter le pneumocoque. Avec rappels à 16 mois, 6 ans, 12 ans.

12 à 19 mois : méningocoque, rougeole, oreillons, rubéole.

– 12 ans : papillomavirus pour les filles impubères toutes promises – selon le ministère – à la prostitution… Il est vrai qu’avec l’immigration il faut se méfier.

         L’enfance passée, c’est la grippe tous les ans à partir de 65 ans :

                    “vaccin, vaccin quand tu nous tient

                             “vaccin, vaccin tu nous tient bien…”

La presse médicale n’est pas en reste pour appuyer cette propagande, un peu gênée aux entournures quand même comme l’attestent les manchettes du Quotidien du Médecin : “Vaincre les réticences” le 25/ 9/ 2014, ou encore “Doper la confiance” le 14/ 1/ 2016…

Compromission financière ? Très probablement, car il semble bien qu’au delà de la sacro-sainte “Santé Publique” – toujours mise en avant – certains membres du Conseil de l’Ordre aient des accointances avec les laboratoires pharmaceutiques internationaux qui fabriquent les vaccins.

Par ailleurs, le ministre – la bonne Marisol Touraine, connue pour son intransigeance féministe et morticole – reproche en bloc au professeur Joyeux d’être “contre la pilule et l’avortement” et de s’être publiquement opposé à la loi Taubira, un péché mortel…

L’Indépendance Professionnelle remise en cause.

 Par delà cette radiation – dont le professeur Joyeux fait appel, ce qui suspend provisoirement la décision – c’est l’attitude totalitaire du Conseil de l’Ordre qui se trouve posée. Et dans tous les domaines de l’exercice médical.

L’indépendance de prescription et d’action des médecins, de tous les médecins, se trouve ainsi mise en danger par l’Ordre lui-même. Au moment où la clause de conscience des pharmaciens – qui n’en bénéficient pas, pas plus que les infirmières, mais qui la réclament – est à l’ordre du jour par voie parlementaire, celle des médecins est remise en question par ceux-là même qui devraient la défendre. Pour les pharmaciens le Gouvernement est intervenu auprès du Conseil National de l’Ordre des pharmaciens, pour qu’il supprime cette clause de liberté de conscience – réclamée par la profession – dans le projet de refonte du code de déontologie, ce qui fut docilement exécuté le 6 septembre 2016. Les médecins ont certainement des soucis à se faire en ce domaine, dans les années à venir.

Notre droit fondamental à l’objection de conscience, est indispensable car il n’y a pas d’exercice normal de la médecine, face à des pratiques que la loi autorise mais que la morale réprouve, que le simple bons sens refuse. La dilution de la responsabilité personnelle par cette “médecine de consensus” 🙁 “tu peux prescrire ça, coco, c’est validé…”) devenue non plus une pratique et une discussion libre et raisonnable, mais une obligation administrative insupportable, qui retire à notre belle profession tout ce qui lui vaut – lui valait – la confiance des malades.

Le Conseil de l’Ordre apparaît alors comme un organisme non plus au service du bien des personnes, mais au service d’une idéologie. L’idéologie du consensus et de la culture de mort, celle de l’avortement, de la contraception, de la PMA et de l’euthanasie.

On l’a bien vu avec la loi Léonetti – la deuxième – dix ans après celle de 2005 qui avait ouvert la brèche en assimilant à des soins médicaux – que l’on pourrait interrompre – l’alimentation et l’hydratation parentérale. Cette loi fut votée dans l’enthousiasme en 2015 par des parlementaires ignorants et incompétents.

La fameuse “sédation terminale” sur laquelle “nos” conseillers ont planché pendant des mois en pleurnichant, n’est pas comme ils osent le prétendre “une solution équilibrée”, mais un assassinat pur et simple. On peut calmer la douleur sans endormir les mourants jusqu’à l’extinction de feux : le rythme cardiaque et la respiration… Le respect – imposé par la loi avec les deux décrets publiés au Journal Officiel en août 2016 – des “directives anticipées” comme l’avis de la “personne de confiance“, sont, dans le domaine de la fin de vie, autant d’entraves à l’indépendance et à la responsabilité des médecins, au vrai bien des malades et à leur salut éternel.

Les médecins pourront-ils toujours refuser de pratiquer des actes qu’ils réprouvent au fond de leur cœur ? C’est la vraie question posée par “l’affaire Joyeux”, au delà de cette histoire de vaccins somme toute secondaire.

Nous avons vu en 40 ans l’ensemble de la profession médicale passer du service de la vie : l’accouchement, au service de la mort : “l’ivg”, l’euthanasie.

A l’ACIM  médecins, infirmières et professionnels de santé, nous resterons au service de la vie, envers et contre tout, parce que la vie est un don de Dieu, et qu’à lui seul elle appartient.

Docteur Luc Perrel

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