Roselyne Bachelot, 74 ans, a été trois fois ministre de la Santé où elle a brillé par sa nullité ; et une quatrième fois sous Macron. Était-elle vraiment pharmacienne auparavant comme il est écrit partout ? Beaucoup en doutèrent. Wikipedia écrit à son sujet qu’elle était « docteur en pharmacie en formation » et pharmacienne. Une pharmacienne est quelqu’un qui a tenu une officine ou a fait de la recherche. Ce n’est pas son cas à notre connaissance. Si ce l’était pourquoi ne l’a-t-elle pas dit ? Par ailleurs un « doctorat» n’est pas une « formation » comme il est écrit mais un travail précis de rédaction publié selon sa spécialité. « Doctorat de formation » est un titre qui n’existe pas. Peut-être était-elle doctorante (étudiant travaillant à un doctorat) ? Probablement pas car elle l’aurait dit.
Amusez-vous à chercher les deux références de Bachelot sur Wikipédia-Bachelot concernant sa thèse et son état de pharmacienne, vous tomberez sur Not Found (non trouvé) pour les notes 12 et 13. Wikipedia a fait de l’état de « pharmacienne en formation » une profession : c’est un non-sens et une mystification, une galéjade ; au plus est-ce un tout début de qualification !

En fait elle était visiteuse (déléguée) médicale, une « représentante » disent les médecins. J’étais ami avec un certain nombre de visiteurs médicaux au fil de ma carrière. Ils m’ont tous dit : trois mois de formation pour être capable de présenter les médicaments. Point barre ! On ne sait d’ailleurs pas pour quel labo elle a travaillé. Pourquoi ? Il n’y a pas de sots métiers.

Bachelot s’est retrouvée trois fois ministre de la santé ou de l’environnement sous Chirac, Sarko ; elle rempile sous Macron. Pour placer les copains, (ou copines) les nouveaux ministres se voient affublés d’appellations pompeuses aux contours indéfinis. Qu’a-t-elle fait pendant ces périodes ? On lui doit la loi  « Hôpital, patients, santé et territoire » abrégée en HPST, de 2008-2009 qui ne fit qu’aggraver la pagaille dans les hôpitaux. Elle mettait les médecins sous la dépendance des administrateurs. Le tout accélérant la fuite des praticiens vers le privé.

Ensuite Bachelot fit de la télévision dans des émissions de variétés. Elle clama que plus jamais elle ne referait de la politique car « on ne se baigne jamais dans la même eau » ; et la revoilà, véritable culbutos et ludion (bateleur) de la politique sous Macron. Elle sera certainement moins à l’aise que lorsqu’elle déclamait Le monologue du vagin avec Schiappa et El Komri au théâtre Bobino. Un texte ordurier qui, paraît-il, eut du succès. Elle sera bien représentative de la cul-ture dont elle est désormais le ministre.

Elle attaque fort : « Nul ne peut dire que je sers mes intérêts en acceptant ce poste dans un contexte aussi terrible ; je perds tout de même la moitié de mes revenus dans cette affaire ». Ce qui est un mensonge total sauf si elle émarge aux labos pharmaceutiques pour services rendus ; en effet de l’audiovisuel ou elle s’était lancé, il ne lui restait pas grand-chose. 40.000 euro par an contre 13.000 par mois comme ministre. Pleurons ensemble sur son triste sort…

Comme ministre de Macron, elle a commencé à frapper dur en faisant une déclaration contre les médecins ; elle les a traités « d’infantilisés ». “Ce qui veut dire que les médecins sont dans l’incapacité de se protéger, que certains d’entre eux, pendant plus de quinze jours, vont consulter sans masque, et qu’ils vont en mourir ». Pourquoi les médecins n’ont-ils pas de blouses et de masques, demande-t-elle. Va-t’en demander aux soldats de fournir leur armement « en temps de guerre ». Bien sûr, beaucoup de médecins avaient quelques masques, de quoi tenir deux jours maximum. Et après ? Ou bien ils rentraient chez eux. Ou bien ils montaient au combat sans masques. Parce qu’il n’y en avait pas ; sans compter que les masques des pharmacies avaient été réquisitionnés. 51 médecins en perdront la vie et leurs mémoires se voient insultées alors qu’ils n’avaient pas de solution. Et qu’en est-il du reste du personnel sanitaire : infirmières, aides-soignantes, agents de surface et les élèves infirmières ? Toutes ces personnes devaient-elles avoir chez elles des masques en stock ? Tout le corps médical a été outré…
Avec des bourdes pareilles, on ne serait pas étonnée qu’au prochain remaniement, elle se fasse virer. « Les monologues du vagin » l’attendent.

Jean-Pierre Dickès

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