Jugée comme complotiste au début de la pandémie, fake-news par les journalistes vendus au système politiquement correct, la thèse selon laquelle le coronavirus aurait fuité d’un laboratoire de Wuhan, et c’est le fameux laboratoire P4 inauguré par Cazeneuve en 2017 qui est particulièrement visé, n’est plus exclue, bien au contraire.

Le Mail On Sunday, célèbre quotidien britannique, a révélé la semaine dernière que les ministres participant au Conseil de défense jugeaient cette possibilité « crédible » et demandaient une enquête. Enquête que les services de renseignement américains et les responsables de la sécurité nationale américaine examinent.

Le mastodonte américain  CNN rapporte de son côté, citant diverses sources au courant du dossier, que les États-Unis étudient la possibilité que la propagation du coronavirus ait commencé dans un laboratoire chinois, et non sur un marché.

Mercredi dernier, c’est le Washington Post qui affirme que des soupçons pèsent sur ce laboratoire de Wuhan, et rappelle qu’en 2018, des mises en garde contre les carences du laboratoire de virologie de Wuhan où des “études à risque” ont été menées sur des coronavirus de chauves-souris avaient été émises par certains responsables de l’ambassade américaine en Chine :

« Les travaux menés au laboratoire de Wuhan sur les coronavirus de chauves-souris et leur transmission potentielle à l’homme représentaient un risque de nouvelle pandémie de type Sars. »

Selon le journaliste du Washington Post Josh Rogin,chroniqueur spécialiste des affaires étrangères du quotidien, déjà en janvier 2018, des scientifiques américains avaient pu trouver dans ce site scientifique « une grave pénurie de techniciens et de chercheurs correctement formés pour travailler en sécurité » et ont recommandé de fournir une aide pour la garantir. L’auteur précise qu’il n’y a aucune preuve que Covid-19 ait été produit en laboratoire et reconnaît qu’une grande majorité de chercheurs s’accordent sur son origine animale. Cela ne signifie cependant pas, insiste Rogin, citant le chercheur de l’Université de Californie Xiao Qiang qu’il n’a pas quitté ce laboratoire à Wuhan, où des tests sont effectués sur des animaux avec des coronavirus provenant de chauves-souris depuis des années. En effet, selon Xiao, il existe également des inquiétudes fondées sur un autre laboratoire de Wuhan, celui du Centre pour le contrôle et la prévention des maladies. Pékin d’ailleurs refuse de répondre aux demandes sur l’origine du Covid-19 et bloque les tentatives d’approfondissement sur le possible rôle des deux laboratoires.

La crédibilité chinoise en la matière est douteuse : sur le marché aux poissons qui aurait provoqué cette pandémie, aucune chauve-souris n’est vendue et plus du tiers des premiers infectés ne l’avaient pas fréquenté. Selon l’Associated Press, le président Xi semble avoir été informé des premiers “étranges cas de pneumonie” à Wuhan dès le 14 janvier et n’avait pourtant rien fait pour arrêter les célébrations dans la ville. Au moment où il a sonné l’alarme le 20 janvier, il y avait déjà trois mille infectés.

Quoi qu’il en soit des conclusions futures des enquêteurs, voilà une thèse développée en premier dans les milieux de la ré-information et considérée il y a encore quelques semaines comme complotiste par la bien-pensance et les instances internationales et nationales, censurée comme “fake-news” par les nouveaux gendarmes du monde que sont les GAFA, qui s’avère de plus en plus plausible. De quoi faire réfléchir sur l’honnêteté intellectuelle des géants de l’information, plus spécialistes en désinformation et en propagande gouvernementale, véritables courroies de transmission de la pensée unique onusienne. 

Francesca de Villasmundo

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