
À l’Assemblée nationale, les députés s’apprêtent à voter ce mardi 30 juin pour la troisième fois la légalisation ou non de l’euthanasie et du suicide assisté. Le député Philippe Juvin a lancé l’alarme.
Un texte très permissif
Après plus de deux ans de débats, le dernier acte du projet de loi sur l’euthanasie et le suicide assisté se profile. L’Assemblée nationale se prononce, pour la troisième fois, ce mardi 30 juin, sur la proposition de loi relative au « droit à l’aide à mourir ». La possible adoption définitive pourra survenir le 15 juillet.
Samedi au soir, lors de l’examen en troisième lecture de cette proposition de loi nommé candidement loi sur la fin de vie, les députés ont rétabli une version du texte proche de celle adoptée en deuxième lecture, en février dernier.
Le texte prévoit d’instituer un « droit à l’aide à mourir », défini comme le droit, pour une personne qui en fait la demande, d’être autorisée à recourir à une substance létale, avec accompagnement médical. Il est à noter que les mots « suicide assisté » et « euthanasie » ne figurent pas dans le texte.
Pour accéder à l’aide à mourir, le patient devra remplir cinq conditions : sur le plan administratif, il faudra être majeur et être Français ou résider de façon stable et régulière en France.
Sur le plan médical, il faudra être atteint d’une affection grave et incurable qui engage le pronostic vital, en phase avancée ou terminale. La notion de « phase avancée », jugée trop floue par les opposants, a été explicitée dans le texte. Elle se caractérise « par l’entrée dans un processus irréversible marqué par l’aggravation de l’état de santé de la personne malade qui affecte sa qualité de vie ». Les personnes atteintes de maladies incurables à évolution plus lente sont donc concernées.
Le patient aura juste entre deux jours à 15 jours pour se rétracter
À cela s’ajoute le fait de présenter une souffrance liée à cette affection, réfractaire aux traitements, c’est-à-dire qui ne peut pas être suffisamment soulagée par les traitements disponibles, ou jugée insupportable par le malade lorsqu’il a choisi de ne pas recevoir ou d’arrêter un traitement. Le texte précise qu’une souffrance psychologique seule ne peut pas ouvrir l’accès à l’aide à mourir.
Enfin, il faut être apte à manifester une volonté libre et éclairée. Même en cas de directives anticipées. Les opposants au texte jugent le dispositif « très permissif ». Ségolène Perruchio, présidente de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs craint que des critères « extrêmement larges » et « extrêmement flous » ne « laissent une part immense à la subjectivité du médecin ».
Le patient aura entre deux jours à 15 jours pour se rétracter.
« Malgré le combat de certains parlementaires pour insérer une clause de conscience collective pour les établissements privés, dénonce Aleteia, la version finale du texte imposerait à tous les établissements de santé, même confessionnels, de faire pratiquer l’euthanasie dans leurs locaux. » Le projet de loi reconnaît en effet le droit à l’objection de conscience des soignants mais il ignore la liberté des établissements de refuser ces pratiques dans leurs locaux.
La France, championne de la culture de mort
Les artisans de ce texte qui amplifie une culture de mort déjà bien implantée en France ont rejeté tous les amendements, au prétexte de permettre à toute personne, où qu’elle soit, de bénéficier de ce nouveau « droit ». « Les murs n’ont pas de conscience », ont osé avancer les rapporteurs samedi soir, se référant à une phrase d’Olivier Falorni.
Sans étonnement, les Francs-Maçons, le Grand Orient en tête sont à la manœuvre derrière ce funeste projet de loi qui est, à l’instar de toutes les autres lois instituant le meurtre légal des plus fragiles une rupture anthropologique et une horrible perversion de l’esprit et du cœur qui voudrait laisser croire qu’invoquer une « clause de conscience » serait refuser « une mort miséricordieuse ».
Le député Philippe Juvin a fait un remarquable discours en montrant combien cette loi est faite pour pousser les plus vulnérables vers la sortie, les pauvres, les malades, les déficients mentaux, les handicapés, les asociaux et les improductifs… et récupérer des organes à vendre au passage.
Le don d’organes va constituer un gigantesque marché pour les années à venir. La nouvelle loi euthanasie va permettre de suicider des milliers d’individus.
C’est une régression de type nazi. Le génocide à venir est quasiment inscrit dans la loi. https://t.co/nyBm8hpFjK— François Ducrocq (@FrancoiDucrocq) June 28, 2026
Écoutez @philippejuvin sur l’euthanasie.
Il a trouvé les mots pour dire ce qu’est exactement cette loi.
Une monstruosité. pic.twitter.com/rw3EUD8orT— Didier Maïsto (@DidierMaisto) June 29, 2026
Francesca de Villasmundo





