Eugenio Scalfari, le fondateur du journal gauchiste La Repubblica, a de la chance. A chaque fois qu’il rencontre, de façon privée nous dit le Vatican, son ami le pape François, il en ressort avec un entretien qui retranscrit des propos bergogliens frisant l’hérésie, voire hérétiques, mais qui font le buzz mondialement… De quoi faire de la pub gratis au quotidien italien anti-clérical, athée et bien correct.

Il est vrai que le Saint-Siège dément, à chaque fois, dans la foulée de la polémique lancée, que le pape François ait eu de telles paroles scandaleuses. Mais bon, ce petit jeu répétitif, -« non le pape de Scalfari » n’est pas le pape qui parle au balcon du Palais apostolique -, a de quoi laisser perplexes tous fidèles qui s‘interrogent sur cette inclination étrange d’El papa latino-américain à recevoir si régulièrement ce menteur de Scalfari…

Parce que pour en revenir aux derniers propos bergogliens sur la disparition des âmes, parus sur La Repubblica jeudi dernier sous la plume du journaliste barbu et démentis par le Vatican,

« Celles [les âmes] qui se repentent obtiennent le pardon de Dieu et prennent leur place parmi celles qui le contemplent, mais celles qui ne se repentent pas, et qui donc ne peuvent pas être pardonnées, disparaissent »,

et bien ! ce n’est pas la première fois qu’Eugenio Scalfari attribue une telle idéologie à son ami argentin, toujours après une de ces fameuses discutions à bâtons rompus que les deux hommes aiment avoir …

Dans un éditorial du 21 septembre 2014, Scalfari écrivait, après « avoir pu parler directement » avec le pape que ce dernier « retient que, si l’âme d’une personne se renferme sur elle-même et cesse de s’intéresser aux autres, cette âme alors n‘émet plus aucune force et meure. Elle meurt avant que ne meurt le corps, comme âme elle cesse d’exister. »

Puis le 15 mars 2015, rebelote : « La réponse de François est nette et claire : il n’y a pas de punition, mais la disparition de ces âmes. »

Et enfin le 29 octobre 2017, récidive : « Le pape François a aboli les lieux où devraient aller les âmes après la mort : Enfer, Purgatoire, Paradis. Pape François, je le répète, a aboli les lieux de l’éternelle résidence des âmes dans l’Au-delà. La thèse qu’il soutient est que les âmes dominées par le mal et qui ne se repentent pas cessent d’exister tandis que celles qui se sont rachetées du mal seront élevées à la béatitude en contemplant Dieu. C’est la thèse de François. »

Jeudi dernier, une nouvelle fois cette thèse, contraire à la doctrine catholique il est bon de le souligner en ces temps d’apostasie grandissante, a fait la Une du grand journal italien dans un article intitulé, et le titre est tout un poème, Le pape : « c’est un honneur d’être appelé révolutionnaire ». Elle a tout de suite été reprise en boucle par de nombreux autres médias mainstream dont le très notoire Times de Londres. Ce n’est qu’après que le Vatican a fait marche arrière… La ficelle du « le pape n’a pas dit ça, c’est Scalfari qui interprète sa pensée » est décidément un peu grosse…

Est-ce que, par hasard, François n’utiliserait pas son ami et confident Eugenio pour lancer le pavé dans la mare et attendre les retombées ? Selon les réactions, le pape jésuite se met ou non à l’abri, le Vatican dément ou ne dément pas, mais le message bergoglien innovant arrive quand même au grand public. Et ainsi avance à pas feutrés la révolution du pape François, destructrice de catholicité…

Francesca de Villasmundo

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