germanicus

Yann Rivière, ancien directeur des études sur l’Antiquité de l’Ecole française de Rome, aujourd’hui directeur d’études à l’EHESS, est un spécialiste de l’histoire politique et juridique de la Rome antique.

C’est en l’honneur de son père Drusus, mort en 9 av. J.-C. dans un camp militaire entre la Saale et le Rhin, qu’un enfant de sept ans – il se nommait alors Nero Claudius Drusus – a reçu le surnom de Germanicus sous lequel il est connu de la postérité.

Ce Prince romain, petit-fils de Marc Antoine, époux d’Agrippine et père de Caligula, meurt à 34 ans le 10 octobre de l’an 19 apr. J.-C., persuadé d’avoir été empoisonné. Mais que sait-on vraiment de celui qui fut considéré comme un héros dont Rome a longtemps après sa mort célébré le souvenir de ses exploits et de ses qualités exceptionnelles ?

Germanicus s’est illustré au combat, d’abord au cours de la guerre de Dalmatie contre les Pannoniens. Tibère et Germanicus s’emparent en l’an 9 des forteresses dalmates et obtiennent la fin de la rébellion. C’est à l’issue de cette victoire militaire que commence véritablement l’ascension du prince Germanicus. Envoyé sur le Rhin, il obtient son premier consulat.

En l’an 14, après la mort d’Auguste, une double sédition éclata, dans l’Illyricum et en Germanie. Les troupes de Germanie refusaient de reconnaître un empereur non désigné par elles et pressaient leur général Germanicus de prendre en main le pouvoir. Mais Germanicus, bien que conscient du prestige dont il jouissait, a toujours préféré témoigner de ses qualités et accomplir les devoirs qui lui étaient assignés au service de l’Empire plutôt que de devenir empereur lui-même.

La suite de ses expéditions militaires ont accentué son triomphe. Au point de le missionner en Orient. Il visita l’Egée et l’Asie mineure. Au retour de son voyage en Egypte, il retrouve sa résidence de Daphné dans le faubourg d’Antioche où il devient gravement malade et trouve la mort.

Cette biographie très documentée nous permet de découvrir un personnage hors du commun. 

Germanicus, Yann Rivière, éditions Perrin, 576 pages, 29 euros

A commander en ligne sur le site de l’éditeur

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