Sur fond de crise diplomatique liée à l’affaire de l’Aquarius, le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte a rencontré, aujourd’hui, le président de la République française Emmanuel Macron à l’Élysée.

Il est arrivé avec deux propositions pour réguler l’immigration clandestine : la réforme radicale du Traité de Dublin et l’institution de centres d’enregistrement et d’identification, gérés par l’Union européenne, dans les pays africains, non seulement en Libye mais aussi au Niger par exemple, pour fermer la route vers la Méditerranée, ce qui permettrait par la même occasion de protéger la vie des immigrés.

Après la tension créée entre les deux pays par les paroles insultantes du président français sur « l’inhumanité » de l’Italie au sujet de l’Aquarius, le face à face entre Conte et Macron se déroule dans un climat d‘attente et de dissension. D’autres pommes de discorde existent entre les deux hommes : l’eurosepticisme de l’Italien s’affronte à l’européisme du Français. Le refus italien de ratifier le CETA (l’accord de libre-échange entre l’UE et le Canada) est un autre sujet de division. Sur la question des relations avec la Russie, là-aussi, les visions sont opposées : l’Italie est favorable à la levée des sanctions économiques.

Le plan pour l’Europe du Jupiter français risque de prendre du plomb dans l’aile avec l’arrivée au pouvoir de la coalition Ligue-M5S…

Francesca de Villasmundo

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