Indubitablement, la dictature verte de l’union Européenne a pris un coup dans l’aile, pour un temps tout au moins.

Né de la polémique soulevée par la décision de l’union Européenne d’interdire la vente mais aussi la location des maisons qui consomment trop et ne sont pas conformes aux nouvelles directives climatiques européennes, le mécontentement de plusieurs a fait plier la Commission Européenne. Les gouvernements des différents pays ont bien perçu cette colère pour ne pas suivre aveuglément les technocrates bruxellois sur ce chantier.

L’UE change donc d’avis sur les classes énergétiques des bâtiments : seuls 15 % des pires devront être mis aux normes. Si l’ancienne directive avait été maintenue, l’Italie par exemple aurait eu plus de 16 millions de bâtiments à risque car appartenant à la classe énergétique G. D’ici quelques années (à partir de 2027) il n’aurait plus été possible de les louer ou de les vendre et progressivement tous les autres jusqu’à accéder à la classe A et à ses sous-classes. En pratique, toute construction aurait nécessité des travaux d’un certain type et surtout des coûts énormes.

Dans la nouvelle mouture, chaque état devra identifier les pires bâtiments d’un point de vue énergétique mais sans aucune interdiction de vente et de location s’il n’y a pas l’amélioration de l’efficacité tant demandée. En pratique, l’Etat pourra proposer au propriétaire d’améliorer la qualité de son immeuble, maison ou établissement mais sans rien imposer. Ce sera au propriétaire seul de décider quant à des travaux énergétiques.

Quelque peu embarrassée, Bruxelles a commenté ainsi son rétropédalage : « Il existe plusieurs manières d’atteindre l’objectif d’exigences minimales, explique un haut fonctionnaire de l’UE, et nous ne proposons certainement pas » une interdiction de vendre ou de louer les propriétés qui consomment. Bref, après les décisions déraisonnables de ces derniers jours, la Commission a réfléchi : une telle interdiction n’aurait pas été physiquement possible sans « entraîner d’énormes difficultés politiques pour n’importe quel gouvernement », ajoute le responsable.

Adieu donc à l’interdiction émise ces derniers jours qui « n’est pas contenue dans la proposition : il ne sera pas interdit aux propriétaires d’immeubles et d’appartements de vendre des immeubles s’ils sont en classe G », la plus basse, réitère le haut fonctionnaire à l’agence de presse italienne AdnKronos. À ce stade, la balle passe aux États individuels qui devront, de façon autonome, résoudre le problème des bâtiments les plus polluants et les moins économes en énergie dans un avenir proche. Bien sûr, il faudra identifier les 15% « des bâtiments qui ont les pires performances et qui auront besoin d’être rénovés » auxquels la priorité doit être donnée.

Dans tous les cas, même s’ils ne sont pas obligatoires, les bâtiments publics et non résidentiels tels que les bureaux devront passer au niveau F d’ici 2027 et atteindre le niveau E d’ici 2030. Pour les bâtiments résidentiels (les maisons en propriété) au lieu de cela, il y aura plus de temps : passage à la classe F en 2030 et, au moins, à la classe E d’ici 2033. Comme le rapporte le quotidien italien Il Messaggero, l’objectif ultime de Bruxelles sera d’obtenir, d’ici 2050, un logement parc à zéro émission grâce à des interventions sur au moins 35 millions de bâtiments, réussissant à réduire d’au moins 60 % le CO2 et toutes les consommations énergétiques liées au chauffage. Parallèlement à ce dossier, l’UE fera connaître prochainement la stratégie d’incitation et d’augmentation de la production de biogaz et de réduction des émissions de méthane en apportant les propositions faites par l’Italie, l’Espagne et la France ces derniers mois alors que le prix du gaz avait commencé à monter en flèche.

D’ici 2050, de l’eau aura coulé sous les ponts, bien des changements politiques profonds sont possibles, et l’Union Européenne, cet environnement nocif de technocrates déconnectés du réel, aura peut-être trépassée… 

Francesca de Villasmundo

          

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