L’Europe de l’Est, à la hauteur de la Pologne, est sous assaut migratoire. Une véritable invasion de migrants est en cours à la frontière polonaise. Les migrants franchissent les clôtures et entrent en Pologne. Et l’Union européenne, à part quelques gesticulations orales, reste passive.

Les réfugiés arrivés en masse de Biélorussie ont réussi, dans la nuit de lundi à mardi, à forcer le cordon de police et à franchir la frontière polonaise. Après deux jours d’affrontements et de tentatives, dans la nuit, des dizaines de réfugiés ont brisé les clôtures près des villes polonaises de Krynki et Bialowieza et ont traversé la frontière gardée par des militaires et des policiers. Les médias polonais ont rapporté cela, citant un porte-parole des gardes-frontières basés dans la ville de Bialystok. Cette invasion se fait sur fond de violence. Les migrants ont brisé les clôtures. Ensuite, certains de ceux qui ont traversé la frontière ont été interceptés et renvoyés sur le territoire biélorusse. Tandis que d’autres ont réussi à s’échapper.

« Au cours des dernières 24 heures, la police a arrêté plus de 50 personnes près de Bialowieza après avoir traversé illégalement la frontière » a déclaré Tomasz Krupa, porte-parole de la police régionale. Pourtant, malgré les affrontements et les tensions désormais à leur paroxysme, tout semble arrêté sur l’échiquier diplomatique international. Bloqué sur les accusations mutuelles qui ponctuent dramatiquement la guérilla en cours. Ainsi, la Biélorussie accuse les forces polonaises d’avoir battu certains migrants, notamment quatre personnes d’origine kurde, qui tentaient d’entrer dans l’UE. Alors que prend forme, vis-à-vis de Minsk, le « j’accuse » lancé par plusieurs fronts aux tables européennes, concernant une féroce exploitation » des migrants bloqués à la frontière par le pouvoir biélorusse, en réponse aux récentes sanctions imposées par Bruxelles à la Biélorussie.

La Biélorussie accuse : « Les forces de sécurité polonaises ont maltraité les gens. Et, en utilisant la force, ils les ont poussés par-dessus une clôture en fil de fer barbelé à la frontière avec la Biélorussie. Certains des migrants arrêtés en Pologne, où ils ont tenté de demander la protection et le statut de réfugié, rapportent de nombreuses blessures sur leur corps », a déclaré le service des gardes-frontières biélorusse dans un communiqué avec la diffusion d’images montrant quatre hommes, certains vêtus de vêtements ensanglantés. Et l’un d’eux avec des coupures aux mains.

Mais la Pologne, laissée seule par l’UE à gérer une situation explosive, se défend. Et en passant à la contre-attaque, elle cible également la Russie. Notamment avec le ministre polonais Mateusz Morawiecki, qui a accusé Moscou d’une lourde responsabilité dans la crise. Déclarations rejetées à l’expéditeur par le Kremlin où, lors d’une conférence de presse, le porte-parole Dmitri Peskov a affirmé : la Russie est « très inquiète pour la situation des migrants à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne. Moscou comprend la complexité de la situation. La situation reste extrêmement tendue. Les tensions augmentent. Et bien que nous comprenions la criticité de la réalité actuelle, nous pensons que le problème de facto vient des gens. Plusieurs milliers de réfugiés ne veulent pas rester en Biélorussie et demandent l’asile dans les pays européens », a déclaré Peskov aux journalistes.

Bref, un jeu de rebond continu, qui laisse Varsovie seule à gérer la menace d’une invasion grandissante. Une histoire qui risque de se détériorer davantage d’une minute à l’autre. Pendant que l’UE ne sait que parler tout en restant reste immobile à regarder… L’ensemble de l’Europe, mais tout particulièrement l’Allemagne visée par ces flux de migrants, n’épargne aucune menace oratoire envers Minsk qui est accusé de déstabiliser « l’Union européenne » et d’agir « comme un trafiquant d’êtres humains ».

Etrangement, quand l’invasion arrive par le Sud, par Lampedusa et les côtés italiennes, tout ce beau monde, outré aujourd’hui, ni n’agit ni ne parle. Mais cette fois-ci, « le trafiquant d’être humain » étant la mal-pensante Biélorussie, et non des bien-pensantes ONG humanitaristes ayant pignon sur rue en Europe, alors l’UE fait entendre sa voix… Pour rien. L’invasion continue…

 

Francesca de Villasmundo 

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