Suède – Le Conseil suédois de l’éducation préconise l’abandon de l’enseignement de l’histoire dans les collèges, hormis, bien sûr, la Seconde Guerre mondiale et l’ère postmoderne incluant les questions de genre, le climat et la migration.

Les plans de cours révisés ont pour prétexte un manque de temps pour les cours d’histoire dans les écoles suédoises. Les élèves des classes de collège doivent se concentrer davantage sur le XXe siècle, en particulier sur l’Holocauste, la guerre froide et les idées qui ont formé la Suède pendant l’après-guerre. Il est aussi explicitement préconisé de sensibiliser l’opinion des élèves aux questions de genre, de migration et de racisme.
Il y aura cependant suffisamment de temps pour couvrir l’esclavage et le colonialisme occidentaux au cours du XVIIIe siècle et au-delà. Mais les 100 millions de morts du communisme au XXe siècle ne sont pas mentionnés comme un sujet important à étudier dans les programmes d’histoire révisés.

Les collégiens suédois âgés âgés de 13 à 15 ans n’auront donc plus d’enseignement de l’histoire traitant de la période antérieure au XVIIIe siècle. Il ne leur sera rien enseigné de la Grèce antique, de Rome ou de l’ère de la Grande Puissance suédoise (1611-1718), lorsque la Suède régnait sur les pays du pourtour de la mer Baltique, sujets effacée des cours d’histoire.

« C’est horrible, bizarre et absurde« , a réagi Dick Harrison, professeur d’histoire et auteur de livres d’histoire. « En tant qu’historien, je suis obligé de réagir. L’idée que les Anciens ne sont pas importants pour comprendre le présent est bizarre et absurde. »

 

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4 commentaires

  1. Ce n’est pas un programme d’histoire,
    c’est juste du bourrage de crâne idéologique pur et simple.

  2. Katell says:

    Il y a ce même type de programme en France et le résultat est catastrophique.

  3. Arnaud du Plessis says:

    Faire étudier l’histoire ancienne, c’est très risqué : les élèves risquent de se rendre compte que, si les évolutions en matière de sciences et techniques vont vers un progrès quantifiable, celles qui concernent les moeurs, la politique, les idées ne sont aucunement linéaires, mais plutôt des oscillations. Ce constat serait anti-progressiste, donc politiquement incorrect. Ces élèves risquent de freiner le cours de l’histoire, alors que ce cours ne peut être que bien orienté, qu’ils le sachent tous bien ! Non, décidément, c’est trop dangereux.

  4. Lucia Laporte says:

    Le “meilleur des mondes” est en marche forcée ! Ont-ils peur, les suédois, que leurs élèves s’élèvent contre leur bourrage de crane ? C’est le début de la fin du règne de la bête, soyons confiants en notre Seigneur !

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