Le vendredi 3 mai 2019, le Comité des droits des personnes handicapés (CDPH) de l’ONU a demandé au gouvernement français de ne pas suspendre l’alimentation et l’hydratation entérales de M. Vincent LAMBERT pendant le traitement de son dossier par le Comité.

A noter que la France a accepté dans le passé de se soumettre à la juridiction de ce Comité, qui est l’instance internationale la plus élevée spécialisée dans la protection des personnes handicapées.

L’article 25 de la Convention relative aux droits des personnes handicapées oblige les États à fournir « aux personnes handicapées les services de santé dont celles-ci ont besoin en raison spécifiquement de leur handicap », ce qui leur interdit « tout refus discriminatoire de fournir des soins ou services médicaux ou des aliments ou des liquides en raison d’un handicap”.

L’article 26, quant à lui, prévoit que « les États parties doivent prendre toutes les mesures appropriées pour assurer aux personnes handicapées l’accès à des services de santé, y compris des services de réadaptation » (arrêt X. c. Argentine du Comité du 11/4/2014 (§ 8.9)).

Les services de réadaptation pourraient comprendre la kinésithérapie que réclame les parents, les proches et le Comité de soutien de Vincent Lambert depuis des années, soins qui pourraient améliorer l’état de santé de Vincent LAMBERT.

Le problème pour Vincent LAMBERT n’est pas de savoir s’il faut arrêter les soins dont il bénéficie mais bien de commencer à le soigner notamment par la kinésithérapie. En effet, l’alimentation et l’hydratation entérales ne sont pas de véritables soins.

Cet article protège donc davantage que la Loi Léonetti de 2005 qui permet en théorie l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation entérales, donc de faire mourir de soif et de faim, dans certains cas, et à fortiori que la loi Léonetti-Claeys de 2016 qui, elle, permet dans certains cas une sédation profonde (donc de provoquer la mort par l’abus de morphine ou d’autres produits semblables). La loi Léonetti a, en réalité, légalisé l’euthanasie dans certains cas, même si elle n’utilise pas le mot.

La doctrine catholique interdit, sous peine de péché grave, aussi bien l’euthanasie passive (refus des soins ordinaires) que l’euthanasie active (injection d’un produit mortel).

Ces deux types d’euthanasie n’ont rien à voir avec l’acharnement thérapeutique qui, lui, consiste à employer des soins extraordinaires (très douloureux pour le malade) alors même que ceux-ci ne peuvent prolonger la vie que pendant une très courte durée.

G. Paume

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2 commentaires

  1. Cadoudal says:

    le paradis des “Lumières” et des Droits de l’ Homme , qui donne des leçons de civilisation au monde entier

    se voit rappeler à l’ ordre dans son délire homicide :

    on ne laisse pas mourir de faim et de soif un accidenté de la route, même chez les sauvages. .

    si on laissait faire nos humanistes hexagonaux, citoyens, licrasseux, progressistes ils mettraient à Lambert une balle républicaine et démocratique dans la nuque., avec la bénédiction du Mur des cons .

  2. Sancenay says:

    “protège davantage que la loi Léonetti” : attention cher ami , ce pourrait être un dangereux euphémisme.Car c’est précisément en référence à la loi Léonetti de 2005 , donc la première mouture de l’actuelle loi Clayes-Léonetti, que le Docteur Sanchez , ex responsable du service ( dit de ” de soins palliatifs” !) du service du CHU de Reims, où demeure hélas pour l’instant littéralement captif, Vincent, s’est acharné à vouloir très tôt l’euthanasier. La loi Léonetti,en dépit des innombrables danses du ventre médiatiques réalisées par son auteur, n’a jamais eu pour vocation de “protéger” qui que ce soit .Tout comme la loi de sainte dame Veil, icône emblématique de la religion du Progrès contre l’humanité, elle était faite pour liquider sans vergogne et dans d’atroces douleurs – pas mal en ce qui concerne le signataire du serment d’Hippocrate ! -un être humain en état de faiblesse absolue.
    Une ” trissotine-bousin” s’est empressée de dire dire que “la France n’était pas tenue” par cette injonction du Comité ad hoc de l’ONU.
    Nous n’avions nul besoin de ce nouveau commentaire de dinde en marche au pas de l’oie, après celui gloussé au sujet de la prétendue “attaque” de la Salpêtrière, pour savoir qu’en matière d’inhumanité, l’oligarchie n’était responsable de rien , mais coupable de tout.