Alors qu’il vient reconduit pour un an à la tête des armées, le général Pierre de Villiers n’entend pas pour autant avaler toutes les couleuvres et rester muet.

Mercredi matin, le chef d’état-major des armées a fait part de sa colère à la cinquantaine de députés réunis en commission de la Défense à l’Assemblée nationale. Il réagissait à l’annonce d’une nouvelle coupe dans les budgets des armées. En effet, Edouard Philippe, le Premier ministre, venait auparavant de confirmer sa décision de pratiquer des économies budgétaires de 850 millions d’euros sur le budget de la défense pour 2017, tout en promettant qu’il ferait « un effort supplémentaire l’an prochain ».

Délaissant tout protocole, le général Pierre de Villiers leur a déclaré qu’il ne se laissera pas « baiser » par Bercy.

Le général de Villiers a rappelé que l’armée vit depuis cinq ans une période d’opérations incessantes, à l’étranger comme en France. Le pouvoir politique ne peut pas décider des opérations extérieures (opex) et une opération Sentinelle pour ensuite en faire payer le coût aux armées. C’est d’autant plus grave que les économies se feront  sur les équipements.

Agacé, le général de Villiers a souligné qu’il venait de ramener en France trois nouveaux blessés et qu’il envisage de présenter sa démission. Le type de menace trop rarement suivi d’effet pour inquiéter réellement le monde politique…

 

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On y trouvera d’une part un dossier consacré au Great Reset. Pour beaucoup cette expression (en français Grande Réinitialisation) demeure un peu mystérieuse. Pourtant, il ne s’agit pas d’une question anecdotique, bien au contraire.

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