Le 15 novembre, le torchon local Le Phare Dunkerquois, qui vend moins d’exemplaires qu’il n’y a d’habitants dans ma petite ville, dépendant comme il se doit de La Voix du Nord, nous montre encore une fois sa haine de l’autre dans un article consacré à l’élection de Miss Artois et signé par Antoine Da Silva. Jugerons sur pièces :

« Notre rédaction a épluché les profils Facebook des 20 candidates à l’élection de Miss Artois. On y retrouve du glam’ mais pas que. Pour tout vous dire, quand la rédaction a commencé à éplucher les comptes Facebook des Miss, elle espérait trouver matière à vous les présenter à travers leurs passions anecdotiques ou activités improbables ou extraordinaires. Vous auriez appris que l’une des candidates officie comme pom pom girl pour le Racing Club de Lens, qu’une autre a avalé une coccinelle en juin 2014… Et puis il y a eu la découverte de publications partagées qui ne semblaient pas correspondre aux valeurs représentées par le comité Miss France. Imagine-t-on une Miss France se prononcer en faveur de la peine de mort, partager des posts de Marion Maréchal – Le Pen, remettre en cause le droit du sol en comparant ses concitoyens musulmans à des vaches ou des chevaux ? C’est un peu comme le Général de Gaulle mis en examen, on ne l’imagine pas ! On vous raconte tout dans notre journal du mercredi 15 novembre dans tous les kiosques ou sur notre édition numérique ».

Rappelons que c’est Le Phare Dunkerquois – et plus exactement le dénommé Christophe Berrier – qui a assassiné moralement la candidate Front National d’origine turco-polonaise Sandra Kaz, une affaire qui objectivement a été pire que l’affaire Salengro (la presse nationaliste n’ayant fait que reprendre des informations parues une dizaine d’années plus tôt dans les colonnes de l’Humanité) mais autrement moins médiatisée. Rappelons cette triste affaire. Aux élections cantonales de mars 2011, elle avait remporté 35 % des voix dans le canton de Coudekerque-Branche. Score suffisamment honorable pour s’attirer la haine des cloportes, le Phare Dunkerquois en tête. Il faut détruire Sandra Kaz, alors enceinte, par tous les moyens. Y compris le mensonge.  Le 30 mars, Berrier va publier en première page une information totalement bidon, accusant Sandra Kaz d’être une prostituée. Ce mensonge a été fait de concert avec l’ex petit-ami de la victime. Va s’en suivre une campagne de haine, de harcèlement, cent fois plus violente que ce que Nadia Daam prétend avoir subie et cent fois moins dénoncée. Le 21 novembre 2011, Sandra Kaz met fin à ses jours à 32 ans, alors que la plainte contre le journal traînait en longueur. Son avocat, avait senti la jeune femme traumatisée par ces accusations. « C’est très possible qu’elle ait été fragilisée par cette affaire. En tout cas, son nom a été jeté en pâture. J’avais constaté qu’elle supportait très, très mal ces accusations, et qu’elle avait été extrêmement meurtrie ». Novice en politique, Sandra Kaz « n’avait sans doute pas non plus la carapace solide des militants FN habitués aux attaques », comme le déclarait un responsable régional.

Le 22 novembre 2011, l’immonde Nolwenn Le Blevennec de Rue 89 se délecte de la mort de Sandra et prend fait et cause pour le torchon dunkerquois.  Ce qui est consternant, c’est qu’en 2017, il y ait encore des gens qui se laisse piéger en accordant des entretiens à Le Blevennec. La dernière victime en date fut le camarade Jérôme Bourbon, dont la naïveté est à la hauteur de son immense talent. Le 17 novembre 2017, suite à son agression par le manager des Brigandes, il tweetait : « Rue89 relaie les mensonges de mon agresseur. La journaliste, au téléphone, dit croire ma version. Mais son article est complaisant envers… l’agresseur. Les gauchistes et les menteurs s’allient. Normal. » Les lecteurs du torchon gauchiste rivalisèrent d’abjection dans les commentaires sur Sandra, montrant leur vrai visage, le vrai visage de la secte du Méchancon et autres ou celui des comparses de Clément Méric. Quelques exemples sur les 61 pages de commentaires archivées dans nos fichiers pour être ressortis le jour où il le faudra :

« Le FN, parti de la haine à l’état brut(e) et faudrait qu’on ait de la compassion pour ces gens ? » (WhiteNigga, 22 novembre 2011, 13h37). « Dans cette histoire, je ne vois qu’un enfant qui a perdu sa mère » Moi je vois que c’est ce qui pouvait lui arriver de mieux : une mère au FN, ce n’est pas humain…. » (AnarchoStalinien, 22 novembre 2011, 17h18). « Une victime de la bêtise humaine, vous avez raison, puisqu’elle était au FN ! Et donc on ne peut que se réjouir de sa mort, et non s’attrister bêtement… » (le même, même jour, 17h21). « par respect pour la défunte » la défunte était au FN. Elle ne méritait donc aucun respect, défunte ou pas, mais plutôt le mépris ! Trop loin de chez moi pour que je puisse ajouter comme Vian : « J’irais cracher sur vos tombes ! » (encore lui,  même jour, 17h29). « Une ex-candidate FN se suicide » Ca fait ? ? …Une de moins ! ! » (Bonusk, 23 novembre 2011, 02h46).

Tous ces mots ont été cautionnés par le patron de Rue89, Pierre Haski…

Nous sommes sûrs que ces gens-là sont très fiers d’eux. D’ailleurs, les gauchos sont toujours fiers d’eux après un bon lynchage en règle. Bon, en d’autres lieux, face à une opposition sérieuse, on les trouve un peu moins fiers. Ceux qui se croient de grands cyberguerriers en crachant sur la tombe de Sandra auraient surement rampés comme des larves par exemple à l’ESMA de Buenos Aires quand Alfredo Astiz y faisait des interrogations surprises… Comme disent nos amis juifs : « Se souvenir, toujours, pardonner, jamais ».

Hristo XIEP

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Ce numéro 80 de la revue Civitas est un numéro spécial de 100 pages.

On y trouvera d’une part un dossier consacré au Great Reset. Pour beaucoup cette expression (en français Grande Réinitialisation) demeure un peu mystérieuse. Pourtant, il ne s’agit pas d’une question anecdotique, bien au contraire.

On retrouve dans cette revue les interventions de Monseigneur Viganò, qui a exercé d’éminentes fonctions à la Curie et dans la diplomatie vaticane (Nonce aux États-Unis), Xavier Poussard directeur de la lettre confidentielle Faits et Documents, Lucien Cerise, Modeste Schwartz et Pierre Antoine Plaquevent spécialistes reconnus de cette question, Xavier Moreau, grand spécialiste de la Russie, Le général Delawarde ainsi que la courageuse Cassandre Fristot qui relate les persécutions et les condamnations dont elle a été victime pour avoir simplement porté, dans une manifestation, une pancarte avec la question QUI ?

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