C’est un paradoxe très révélateur. Le Rassemblement National se porte très bien dans les sondages. Et pourtant le parti se porte au plus mal. Nous ne parlons pas ici de ses démêlés avec la Justice ni de son endettement colossal. Nous parlons de l’hémorragie des militants et des élus locaux.

Le Rassemblement National ne compte plus que 20.000 membres. Le Front National en comptait 50.000 en 2014. La fuite des adhérents illustre aussi celle des élus municipaux, départementaux et régionaux. Très nombreux sont ceux qui ne siègent plus pour le parti de Marine Le Pen.

Et à l’approche des élections municipales, le bilan est de plus en plus maussade pour celle qui prétend incarner le camp national sur l’échiquier politique français.

Ces semaines-ci, le Rassemblement National est bien forcé de renoncer à déposer des listes dans plusieurs communes. Souvent des communes dans lesquelles le RN avait pourtant obtenu de bons résultats aux derniers scrutins.

En vérité, le Rassemblement National n’a toujours que très peu d’assise locale. Et on doute même qu’il désire en avoir. Dans plusieurs municipalités où de bons résultats sont a priori garantis, le Rassemblement National a choisi d’écarter les vrais militants locaux pour parachuter des candidats qui ont comme caractéristique principale d’appartenir à un certain lobby…

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