Nous avons tous vu et été scandalisés par ce qui s’est passé il y a quelque jours à Rome !
« Ce qui s’est passé à Rome du samedi 25 au mardi 28 avril 2026 est à la fois abominable, scandaleux et grotesque : une femme habillée en évêque a été reçue par le Saint-Siège avec les honneurs ecclésiastiques. Celle-là même que le pape Léon XIV a appelée, dès son intronisation, « Très Révérende et Très Honorable Dame Sarah Mullally, archevêque de Canterbury », primat de la Communion anglicane. » (FSSPX.Actualités, article Le Saint-Siège déroule le tapis rouge devant Sarah Mullally – description du voyage)
Toutefois, cela n’a rien de nouveau, ce n’est qu’un scandale de plus de la Rome conciliaire avec l’hérésie anglicane ! Nous allons le prouver ici selon le plan suivant :
I) Le scandale de Léon XIV
A) Des ambiguïtés autour de l’invalidité des ordres anglicans ou féminins B) Une hiérarque ultra-progressiste C) Une hiérarque très contestée par les anglicans eux-mêmes
II) De nombreux précédents !
A) Paul VI 1) Paul VI remit un anneau épiscopal à l’archevêque anglican de Canterbury Michael RAMSAY 2) Il lui remit peut-être également un calice
B) Jean-Paul II 1) Jean-Paul II pria publiquement et donna la bénédiction avec l’archevêque anglican de Canterbury Robert RUNCIE en 1982 2) Jean-Paul II remit la croix pectorale, symbole de l’autorité épiscopale, aux archevêques anglicans de Canterbury George CAREY et Rowan WILLIAMS 3) Jean-Paul II baisa publiquement l’anneau épiscopal de l’archevêque anglican de Canterbury Rowan WILLIAMS en 2003
C) François 1) François s’inclina respectueusement pour recevoir la « bénédiction » de l’archevêque anglican de Canterbury Justin WELBY 2) Il déclara publiquement que le jugement d’invalidité des ordres anglicans porté par Léon XIII, pourtant infaillible, pourrait être révisé D) D’autres pontes conciliaires récusent l’invalidité des ordinations anglicanes 1) Francis CLARCK dans la revue Gregorianum, revue de l’Université grégorienne 2) Yves CONGAR, sans cesse loué par les pontifes conciliaires 3) Le Cardinal Johannes WILLEBRANDS, Camerlingue du Sacré Collège et Président du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens 4) Le Cardinal Francesco COCCOPALMERIO, Président du Conseil pontifical pour les textes législatifs 5) La Commission internationale anglicane-catholique romaine (ARCIC)
I) Le scandale de Léon XIV
A) Des ambiguïtés autour de l’invalidité des ordres anglicans ou féminins
L’« ordination sacerdotale » et le « sacre épiscopal » de Sarah MULLALLY, non seulement furent absolument « absolument nulles et totalement invalides », comme tous ordres anglicans, tel que l’enseigna infailliblement Léon XIII dans la Lettre apostolique Apostolicae Curae du 18 septembre 1896, mais en plus auraient été impossible même avec un rite et un évêque catholique étant donné qu’elle est une femme et n’est donc pas matière à ordre. Or tout son séjour romain rend douteux que les prélats conciliaires y croient ! Le site FSSPX.Actualités synthétise la chose dans son article Le Saint-Siège déroule le tapis rouge devant Sarah Mullally – description du voyage :
« Samedi 25 avril
Madame Mullally a été accueillie l’après-midi à la basilique Saint-Pierre par l’archevêque Mgr Flavio Pace, secrétaire du dicastère pour la promotion de l’unité des chrétiens, et par le chanoine Eric van Teijlingen, membre du chapitre de la basilique. Elle a été conduite devant le tombeau de saint Pierre, dans la chapelle Clémentine, où, elle a donné une bénédiction aux personnes présentes, on voit sur les images Mgr Flavio Pace incliner la tête en faisant le signe de croix, comme s’il recevait une bénédiction valide de Sarah Mullally.
Cette dame s’est rendue ensuite à la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs, où elle a été reçue par le cardinal James Michael Harvey, archiprêtre de la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs. Sous les yeux des pèlerins et touristes pour le moins étonnés, elle a gagné la place centrale qui lui a été réservée devant le tombeau de saint Paul. […]
Lundi 27 avril […]
Lundi soir, Sarah Mullally a présidé les vêpres en l’église catholique des jésuites Saint-Ignace-de-Loyola, au cours desquelles elle a installé « l’évêque » anglican Anthony Ball, directeur du Centre anglican de Rome, comme représentant de « l’archevêque » de Cantorbéry auprès du Saint-Siège. Le cardinal James Michael Harvey a pris part à l’office, tandis qu’une prédication a été donnée par le cardinal Luis Antonio Tagle, pro-préfet du dicastère pour l’évangélisation. Mgr Richard Moth, archevêque catholique de Westminster, qui a accompagné Sarah Mullally durant son voyage romain, a donné avec elle la bénédiction finale de la cérémonie liturgique. »
B) Une hiérarque ultra-progressiste
« LeFinancial Times l’a décrite comme « théologiquement libérale ». Elle-même se définit comme féministe. Mullally a soutenu et accompagné les évolutions les plus graves de l’anglicanisme contemporain : bénédictions de couples homosexuels, pastorale LGBT, langage d’affirmation identitaire, et positions ambiguës sur l’avortement. » (FSSPX.Actualités, article Le Saint-Siège déroule le tapis rouge devant Sarah Mullally – description du voyage)
Cela fit écrire à monsieur l’abbé Jean-Michel GLEIZE :
« Les sacres du 1er juillet prochain vont-ils décider Léon XIV à faire preuve d’une rigueur et d’une sévérité que l’on ne lui a pas encore connues jusqu’ici ? Certains le prophétisent déjà[7]. S’il le faisait, il donnerait à la sainte Eglise de Dieu, déjà bien affligée à cause des suites incessantes et toujours pires du concile Vatican II, le scandale sans nom d’une injustice des plus criantes. Restant jusqu’ici sourd aux démarches entreprises par Don Davide Pagliarani pour obtenir de sa part une simple audience, le Pape reçoit avec tous les honneurs dûs à un archevêque la représentante officielle du schisme anglican, qui encourage le lobby LGBT, qui se déclare ouverte à la possibilité de l’avortement[8] et qui a reçu une ordination invalide, perpétrée au mépris du droit divin. » (La Porte Latine, article Le Saint-Siège déroule le tapis rouge devant Sarah Mullally – description du voyage)
C) Une hiérarque très contestée par les anglicans eux-mêmes
« Il est significatif que l’opposition la plus vive à Sarah Mullally vienne de l’intérieur même de la Communion anglicane. La Global South Fellowship of Anglican Churches, qui représente des millions d’anglicans, a vu dans son élection une occasion manquée de réforme et d’unité. L’archevêque Justin Badi Arama, primat du Soudan du Sud, a déclaré ne pas la reconnaître comme leader spirituel. Ces anglicans, souvent africains, refusent précisément ce que Rome semble aujourd’hui honorer : le sacerdoce féminin, les bénédictions homosexuelles, le progressisme moral et l’adaptation au monde moderne. » (FSSPX.Actualités, article Le Saint-Siège déroule le tapis rouge devant Sarah Mullally – description du voyage)
Vous êtes choqués ? Il n’y a pourtant rien de nouveau ! En effet, Paul VI, Jean-Paul II et François ont déjà largement ratissé le chemin !
II) De nombreux précédents !
A) Paul VI
1) Paul VI remit un anneau épiscopal à l’archevêque anglican de Canterbury Michael RAMSAY
Dans un article intitulé « 60e anniversaire de la rencontre entre saint Paul VI et l’archevêque Michael Ramsey » publié sur son site internet, le Dicastère pour la promotion de l’unité des chrétiens, écrit :
Le jeudi 26 mars 2026, au lendemain de son installation dans la cathédrale de Cantorbéry, l’archevêque de Cantorbéry, la très révérende Sarah Mullally, et le cardinal Kurt Koch, préfet du dicastère pour la promotion de l’unité des chrétiens, ont commémoré le 60e anniversaire de la rencontre historique à Rome entre saint Paul VI et l’archevêque Michael Ramsey, qui a marqué le début de l’engagement œcuménique officiel entre catholiques et anglicans. Dans un geste marquant, à la fin de cette rencontre le 24 mars 1966, le pape Paul remit à l’archevêque Ramsey l’anneau épiscopal qu’il avait porté comme archevêque de Milan
Nous pouvons aussi lire l’article « L’anneau de Paul VI porté par le primat anglican » publié sur le site Vatican News.
Notons que Paul VI n’a pas seulement donné cet anneau à l’archevêque anglican, mais il a pris la main droite de RAMSEY, et lui a imposé sur son doigt, en lieu et place de l’anneau qu’il venait de retirer. RAMSEY, après avoir pris le temps de réaliser la portée du geste, aurait apparemment « fondu en larmes », et les deux hommes se sont ensuite tenus un moment dans les bras (Voir : Le Monde, 24 mars 1966, « DOUBLE RENCONTRE ENTRE PAUL VI ET LE Dr RAMSEY » et National Catholic Reporter, 17 octobre 2003, « Pope Paul’s gift marked moving moment of ecumenical drama »).
L’anneau en or porté par les évêques est l’un des symboles par excellence de l’épiscopat, aux côtés de la mitre, de la crosse et de la croix pectorale. L’usage pour les évêques de porter un anneau en signe de leur dignité est attesté dès le IVème siècle. L’imposition de l’anneau devient peu à peu une partie intégrante de la liturgie du sacre épiscopal : on le trouve dans d’anciens sacramentaires du VIIIè et du IXè siècles (Catholic encyclopedia, article « Rings »). Dans le rituel pontifical romain, on trouve le texte suivant pour l’imposition de l’anneau : « reçois l’anneau, qui est le sceau de la fidélité : aussi longtemps que tu gardes intégralement, paré d’une foi pure, l’Épouse de Dieu, c’est à dire la Sainte Église »
Cet anneau revêt également une symbolique nuptiale : l’évêque est comme marié à la Sainte Eglise, qu’il doit protéger et aimer fidèlement comme un mari aime et protège son épouse. L’anneau est d’ailleurs porté sur l’auriculaire, de la même manière que l’anneau nuptial. Comme ordinairement le sacre épiscopal s’accompagne de l’imposition d’une juridiction ordinaire sur un diocèse, la symbolique retient surtout les « épousailles » entre l’évêque et son Église particulière, son diocèse, bien que le sacre puisse prendre lieu dans un autre cadre (par exemple lorsqu’un prêtre reçoit le sacre épiscopal à l’occasion de sa promotion au cardinalat, il n’est pas lié à une Église locale mais à l’Église universelle). En signe de respect pour la dignité épiscopale, il est de coutume pour les fidèles ou les clercs de rang inférieur de baiser l’anneau de l’évêque pour le saluer.
Paul VI offrit à RAMSEY, il faut même dire imposa à RAMSEY un objet qui est un attribut par excellence de l’épiscopat, et dont l’imposition n’a lieu normalement que dans le cadre liturgique très solennel du sacre épiscopal.
Il serait hors de propos de prétendre que Paul VI a simplement voulu offrir un objet précieux à son interlocuteur en signe de la grande sollicitude qu’il lui portait, ou bien par convenance en raison du rang de l’invité. Il aurait pu offrir un tableau, un manuscrit précieux, et encore serait-il difficilement concevable qu’aucun de ces objets ait pu être offert sans qu’il n’y ait dans ce don une signification symbolique particulière. Et comme nous le notions, il ne s’agit pas simplement d’un cadeau, Paul VI imposa lui-même l’anneau à l’évêque, de manière publique et avec l’intention que le geste soit vu et commenté.
2) Il lui remit peut-être également un calice
Cardinal Francesco COCCOPALMERIO, alors président du Conseil pontifical pour les textes législatifs, alla même jusqu’à affirmer (ce qui demeure à ce jour invérifiable) dans un livre que Paul VI alla jusqu’à offrir à RAMSEY à cette occasion un calice :
image
L’un des plus grands esprits juridiques du Vatican a ouvert la voie à une révision de la position catholique sur les ordres anglicans en soulignant qu’ils ne devraient pas être radiés comme «invalides».
Dans un livre récemment publié, le cardinal Francesco Coccopalmerio, président du Conseil pontifical pour les textes législatifs, remet en question le taureau papal du pape Léon XIII de 1896 selon lequel les ordres anglicans sont « absolument nuls et complètement non avenus ». […]
Mais le cardinal, dont le département est chargé d’interpréter et de réviser les lois de l’Église, a fait valoir que l’Église a aujourd’hui une « compréhension très rigide de la validité et de l’invalidité » qui pourrait être révisée sur la question de l’ordination anglicane.
« La question de la validité [concernant la non-reconnaissance des ordres anglicans, alors que le pape donnerait des croix pectorales, des anneaux ou des calices au clergé anglican], cependant, n’est pas une question de droit mais de doctrine », explique-t-il dans un format de question et de réponse. « Nous avons eu, et nous avons encore une compréhension très rigide de la validité et de l’invalidité: c’est valable, et ce n’est pas valable. On devrait pouvoir dire: «c’est valable dans un certain contexte, et c’est valable un autre contexte».
Le cardinal Coccopalmerio a également rappelé la rencontre du pape Paul VI avec l’archevêque de Canterbury, Michael Ramsey, en 1966. C’était une rencontre célèbre alors que le pape donnait à l’archevêque son anneau épiscopal et aussi, selon le cardinal, un calice.
« Qu’est-ce que cela signifie quand le pape Paul VI a donné un calice à l’archevêque de Canterbury ? Si c’était pour célébrer la Cène du Seigneur, l’Eucharistie, c’était censé être fait valablement, non ? » Il explique. « C’est plus fort que la croix pectorale, parce qu’un calice est utilisé non seulement pour boire, mais pour célébrer l’Eucharistie. Avec ces gestes, l’Église catholique intuit, reconnaît une réalité. » » (The Tablet, 9 mai 2017, « Anglican orders not ‘invalid’ says Cardinal, opening way for revision of current Catholic position »)
Si ce dernier fait était avéré, ce serait un signe supplémentaire et encore plus explicite en faveur de l’idée selon laquelle il considère le primat anglican comme véritablement évêque (le calice est symbole par excellence du sacerdoce et du pouvoir exclusivement sacerdotal de confectionner l’eucharistie).
B) Jean-Paul II
1) Jean-Paul II pria publiquement et donna la bénédiction avec l’archevêque anglican de Canterbury Robert RUNCIE en 1982
Lors de son voyage en Grande-Bretagne en 1982, Jean-Paul II pria publiquement devant l’autel de la Cathédrale de Canterbury et donna la bénédiction avec l’archevêque anglican de Canterbury Robert RUNCIE. La preuve en images (30 Days Magazine, novembre 1996) :
2) Jean-Paul II remit la croix pectorale, symbole de l’autorité épiscopale, aux archevêques anglicans de Canterbury George CAREY et Rowan WILLIAMS<
A l’occasion de la visite à Rome de Rowan WILLIAMS en octobre 2003, le média ZENIT écrivit :
« De son côté, l’archevêque de Cantorbéry a souligné que « l’objectif commun » peut être synthétisé par l’expression « porter la Croix du Christ » : le primat anglican disait avoir accueilli avec gratitude la croix pectorale que Jean-Paul II lui a fait parvenir à l’occasion du début de son mandat l’an dernier. » (Visite de l’archevêque de Cantorbéry : « Le monde a besoin du témoignage de notre unité » | ZENIT – Français)
« L’anneau que je porte aujourd’hui est l’anneau épiscopal que le Pape Paul VI offrit à l’Archevêque Michael, cette croix est le don du Pape Jean-Paul II, symbole de notre engagement commun à oeuvrer ensemble à l’unité pleine et visible de la famille chrétienne. »
The Remnantprécise même qu’une croix pectorale avait déjà été remise par Jean-Paul II à son prédécesseur George CAREY :
« L’imposition de la croix pectorale, symbole de l’autorité épiscopale, à George Carey et à Rowan Williams. » (The Remnant – A Statement of Reservations Concerning the Impending Beatification of Pope John Paul II – Traduction FSSPX-USA/MG – DICI en ligne n°233 du 16/04/11)
3) Jean-Paul II baisa publiquement l’anneau épiscopal de l’archevêque anglican de Canterbury Rowan WILLIAMS en 2003
« Le nouvel archevêque de Canterbury, Rowan Williams, intronisé en février 2003, a rendu visite pour la première fois au pape Jean-Paul II. Son prédécesseur, George Carey, s’était rendu à six reprises au Vatican. Voulant marquer, par un geste de déférence, cette première visite, il s’agenouilla devant le pape et baisa son anneau. C’est alors que Jean-Paul II, gardant la main de Rowan Williams dans la sienne, baisa en retour l’anneau qu’il portait (il s’agit d’ ailleurs de l’anneau donné par Paul VI à Michael Ramsey, l’un des prédécesseurs de Williams). Cet acte fut naturellement loué par les œcuménistes de tous genres qui sévissent aujourd’hui.» (FSSPX.Actualités, article Visite de Rowan Williams, archevêque de Canterbury)
La preuve en image (tirée de Our Sunday Visitor, 19 octobre 2003 :
C) François
1) François s’inclina respectueusement pour recevoir la « bénédiction » de l’archevêque anglican de Canterbury Justin WELBY
Le 16 juin 2014, François s’est respectueusement incliné devant le faux évêque et faux prêtre anglican Justin WELBY, “archevêque” anglican de Cantorbéry et Primat anglican, pour que ce dernier le bénisse, ce qui implique qu’il lui reconnaissait le pouvoir d’ordre. Voici la photo fournie par l’Osservatore romano :
2) Il déclara publiquement que le jugement d’invalidité des ordres anglicans porté par Léon XIII, pourtant infaillible, pourrait être révisé
En 2023, dans sa réponse hérétique à une question de cinq Cardinaux conservateurs au sujet de la possibilité d’envisager l’ordination sacerdotale des femmes, François se tira volontairement et inutilement une balle, non pas dans le pied, mais directement dans la tête ! En effet, il évoqua la question de l’invalidité des ordinations anglicanes, qui ne faisant nullement l’objet de question de la part de ses interrogateurs, et déclara :
« D’autre part, pour être rigoureux, nous reconnaissons qu’une doctrine claire et faisant autorité sur la nature exacte d’une “déclaration définitive” n’a pas encore été élaborée de manière exhaustive. Il ne s’agit pas d’une définition dogmatique, cependant, elle doit être acceptée par tous. Personne ne peut la contredire publiquement et pourtant elle peut faire l’objet d’études, comme dans le cas de la validité des ordinations dans la Communion anglicane. » (https://web.archive.org/web/20260117190641/https://riposte-catholique.fr/archives/182598)
D) D’autres pontes conciliaires récusent l’invalidité des ordinations anglicanes
1) Francis CLARCK dans la revue Gregorianum, revue de l’Université grégorienne
Francis CLARCK peut par exemple écrire, dans la revue Gregorianum, revue trimestrielle plurilingue de théologie catholique dirigée par des professeurs de l’Université grégorienne de Rome, en 1964, que « le problème des ordinations anglicanes » est « un obstacle particulièrement regrettable à de meilleurs rapports entre l’Eglise catholique et les Églises de la Communion anglicane » (https://www.jstor.org/stable/23572984?seq=1).
2) Yves CONGAR, sans cesse loué par les pontifes conciliaires
Yves CONGAR, sans cesse loué par les pontifes conciliaires, put dire, dans son article sur l’œcuménisme de Paul VI (Publications de l’Ecole Française de Rome, 1984), que ce dernier « désirait rouvrir la question des ordinations anglicanes ».
Ce dernier se permit même de créer un créer à Paris un « groupe Fernand Portal » consacré aux études théologique (Joseph FAMERÉE, L’ecclésiologie d’Yves Congar avant Vatican II, Histoire et Église : Analyse et reprise critique, Leuven University Press, 1992, p. 34). Qui était Fernand PORTAL ? Il est l’un de ceux qui avait demandé à Léon XIII de trancher la question de la validité des ordres anglicans, pensant qu’ils étaient valides. Il était l’ami de l’hérétique Pierre TEILHARD de CHARDIN et conseiller du franc-maçon anticlérical Georges CLEMENCEAU. Il se retrouva en 1908, sous les foudres du Vatican à travers le Cardinal Rafael MERRY del VAL, Secrétaire d’État et saint Pie X, qui ordonna que, soupçonné de modernisme, il soit démis de ses fonctions avec interdiction définitive de publier et de parler en public. Fernand PORTAL dut abandonner son poste de supérieur et cesser la parution de sa revue.
Pensez-y : si Yves CONGAR voulait vraiment mettre son groupe sous le patronage d’un eocuméniste d’avant Vatican II, ayant eu des démêlés avec sa hiérarchie sans pour autant être à ce point condamné, ou même ayant un bon profil, il n’avait que l’embarras du choix ! Il aurait pu choisir le Cardinal Désiré-Joseph MERCIER, Archevêque de Malines et Primat de Belgique qui, à l’initiative de ce même Fernand PORTAL lança les « Conversations de Malines » (1921-1925), l’abbé Paul COUTURIER, pionnier de l’oecuménisme et promoteur de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens, Dom Lambert BEAUDUIN, admiré par le Cardinal Angelo RONCALLI, futur Jean XXIII, précurseur de la pensée de Vatican II sur la liturgie fondateur, fondateur en 1925, du Monastère de l’Union à Amay-sur-Meuse (transplanté depuis à Chevetogne), dont les moines joueront un rôle important à Vatican II qui, par le décret Unitatis Redintegratio, ouvrira la porte aux rencontres interconfessionnelles ! Ou encore Romano GUARDINI. Mais non ! Il a fallu qu’il choisisse ce personnage au profil sulfureux dont le principal cheval de bataille était de nier un enseignement infaillible de l’Église !
3) Le Cardinal Johannes WILLEBRANDS, Camerlingue du Sacré Collège et Président du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens
Le Cardinal Johannes WILLEBRANDS, qui fut l’un des organisateurs de la rencontre entre Paul VI et RAMSEY en tant que membre du Secrétariat pour l’unité des chrétiens, et ensuite spécialisé dans le dialogue œcuménique avec les anglicans, n’est pas d’un avis différent.
4) Le Cardinal Francesco COCCOPALMERIO, Président du Conseil pontifical pour les textes législatifs
Ce Cardinal remit en cause l’invalidité des ordres anglicans, nous l’avons longuement cité plus haut. Cela est rapporté dans The Tablet, 9 mai 2017, « Anglican orders not ‘invalid’ says Cardinal, opening way for revision of current Catholic position »
5) La Commission internationale anglicane-catholique romaine (ARCIC)
WILLEBRANDS, cité plus haut, ne fit que s’appuyer le Rapport final de la Commission internationale anglicane-catholique romaine (ARCIC), une instance officielle de dialogue oecuménique
Louis FLETENCHARD
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