Après le premier tour des élections présidentielles, la Conférence des évêques de France a tenu à faire entendre sa voix. Voix très conformiste, bien-pensante, politiquement correcte, et… hypocrite. En effet, les évêques de France, sans oser le dire ouvertement, n’en appellent pas moins, de manière subtile et maniérée, dans leur long message qui «veut éclairer les consciences en donnant des éléments pour le discernement » à faire barrage au Front National.

Ainsi écrivent-ils, l’Église catholique

« n’appelle-t-elle pas voter pour l’un ou l’autre candidat mais, en rappelant les enjeux de l’élection, elle souhaite donner à chacun des éléments pour son discernement propre. » «Dépositaire du message de l’Évangile qui inspire l’Enseignement Social, l’Église catholique en rappelle certains principes fondateurs comme la recherche du bien commun, la destination universelle des biens, la mise en œuvre de la fraternité, l’attention aux plus fragiles, la dignité de la personne humaine et la subsidiarité. »

Mais si l’on considère ces éléments plus en détail, ils ne sont qu’une resucée du langage immigrationniste, libertaire, égalitaire, européiste sorti de certains temples mondialistes. Le message de la Conférence des évêques de France est un énième dévoiement du message évangélique devenu un humanitarisme socialisant.

Si dans la société « vivante » que veulent « construire » ces évêques, – comme si la véritable société chrétienne était encore à inventer !-, se doit d’être favorisé rappellent ces ecclésiastiques un « respect des plus faibles de ses membres depuis le début de leur vie jusqu’à leur fin naturelle», il faut aussi qu’elle soit ouverte et accueillante :

« Quand certains pays accueillent des millions de réfugiés, comment notre pays pourrait-il reculer devant la perspective d’accueillir et d’intégrer quelques dizaines de milliers de ces victimes ? Notre volonté de solidarité ne peut pas se réduire au cadre restreint de notre pays. »

Et, bien entendu, pour que cette future société soit le plus accueillante possible, « plus juste, plus fraternelle dans ses diversités et plus respectueuse de chacun », elle se doit d’être européiste jusqu’au bout des ongles :

«l’Europe doit s’engager courageusement dans des politiques d’accueil. Elle doit, parallèlement, mettre en œuvre de véritables programmes de soutien dans les pays d’origine des migrations.

C’est une véritable adhésion des peuples d’Europe au projet européen qu’il faut favoriser. »

L’Osservatore Romano du 24 et 25 avril, (le journal officiel du Saint-Siège) qui a publié en Une un article sur le premier tour des présidentielles françaises et le ballottage entre Macron et Le Pen, ne s’y est pas trompé quand il résume les « éléments pour le discernement » énumérés par les évêques de France ainsi :

«Les évêques français recommandent l’attention au sujet des certaines valeurs fondamentales. Le secrétaire général de la Conférence épiscopale, Mgr Olivier Ribadeau Dumas, a fait la liste de ceux qui devraient être les points non négociables dans la politique du prochain président : « recherche du bien commun, attention aux plus faibles, accueil et intégration des migrants, adhésion au projet européen, engagement écologique. » Et le premier rappel est que « la démocratie ne se transforme pas en une société violente. »

Francesca de Villasmundo

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Avez-vous lu les 4 évangiles ? Dans leur intégralité ?

Non, certainement. Beaucoup de chrétiens n’en connaissent malheureusement que de courts extraits lus à la messe.

Si vous en connaissiez le trésor, vous ne perdriez pas une minute. Ce livre ne peut-être plus beau, ce sont tous les détails de la vie de NSJC racontés par les 4 évangélistes.

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