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« Un enjeu vital ».

Ce visuel est celui de la production Sous la peau du ciel de Marie Luce Nadal. Il n’y a pas lieu de s’étonner du fait qu’une église, en l’occurrence Saint-Laurent à Paris, ait été retenu comme cadre de sa production ; À l’heure où l’on compte sur l’intelligence artificielle pour cybernétiser de pied en cap la société, ce genre de « création » a besoin d’un cadre religieux catholique pour prendre tout son sens. C’est en effet le propre de l’art contemporain d’exister non pas « en soi » comme l’art classique, mais dans la relation qu’il instaure avec le spectateur et l’environnement où il est produit.

Dans ce cas les participants étaient invités à « déposer leur voix » sur un répondeur, sous le prétexte de formuler un souhait profond, que l’immersion dans l’événementiel leur aurait suggéré. Quelques exemples de « souhaits » recueillis :

« Allô ? Oui, j’ai pris le temps de réfléchir, et le vœu que je fais, c’est celui de trouver le courage d’avouer mon amour au nouveau boulanger dans ma rue. » « Bonsoir, je n’ai qu’un souhait : apprendre à apprivoiser mes peurs pour rencontrer plus de monde et me faire des amis. » « Coucou ! Mon souhait le plus cher, c’est de pouvoir emmener ma mère tout en haut de la tour Eiffel. C’est son rêve depuis toujours !

On ne s’étendra pas sur l’indigence intellectuelle de ces exemples : le but de l’opération était simplement de capter des voix qui serviront prochainement de modèles à des IA.

Tous les naïfs qui auront laissé des messages seront sans doute ravis, le narcissisme des temps aidant, de retrouver bientôt le timbre particulier de leur chère voix dans tel ou tel chatbot, utilisée à leur dépens par tel ou tel robot.

Sachez donc que les promoteurs de l’IA, entre autres données, ont besoin d’un maximum de voix originales, et prenez soin de garder la votre pour vous.

Mais pourquoi faire ça dans une église alors qu’on ne manque pas de salle ailleurs ?

La question est posée partout, et la réponse est simple : Parce que la cybernétique est au sens propre la religion de substitution que les promoteurs du monde global veulent progressivement faire adopter aux citoyens qui l’habiteront.

Or l’église elle-même, en tant que monument consacré, incarne la verticalité du dialogue avec Dieu, qu’on cherche à remplacer par l’horizontalité de la relation entre semblables. Tout le système cybernétique repose sur cette notion de feed-back ( retour) entre soi et l’autre, qu’il soit biologiquement vivant ou un simple robot. La cybernétique ne veut plus de Dieu : elle est son propre dieu, selon le principe bien connu de l’idolâtrie.

Cette phrase (qu’on trouve sur le site  https://www.paris.fr/evenements/et-si-vous-deposiez-un-souhait-pour-nuit-blanche-2026-108788 ) l’exprime à merveille :

« En participant, vous contribuerez à la création d’une œuvre inédite. ».

Elle prend tout son sens quand on comprend de quelle œuvre il s’agit. Il s’agit, littéralement, de la substitution du catholicisme (ou de ce qu’il en reste après Vatican II) par la religion cybernétique en cours d’installation qui repose exclusivement sur un environnement de systèmes autorégulés par l’IA.

Marie Luce Nadal, comme Barbara Butch, ne sont que les petites mains d’un projet qui les dépasse évidemment.

Des idiotes utiles, comme la plupart des « créateurs » qui s’émerveillent des possibilités offertes par l’IA, des politiciens ou des curés d’arrondissement qui les soutiennent.

L’installation sonore immersive dont il était question durant cette soirée est le prélude à une installation sonore globale d’une intensité mille fois supérieure, qui ne sera ni plus ni moins que l’ensemble de votre environnement social de demain, si vous aussi devenez l’agent collabo de ce système en le laissant s’installer plus encore dans votre esprit.

Nos églises, qui sont déjà recyclées en toute sorte de lieux expérimentaux, seront alors, n’en doutez pas, fermées au culte catholique (ou à ce qui en reste), et toutes consacrées, par un biais ou un autre, à ce culte cybernétique.

C’est pourquoi il ne s’agit pas seulement de sauver des monuments patrimoniaux ou de préserver un vague et nostalgique sentiment de sacré hérité du passé.

Cela compte aussi, bien sûr, pour sensibiliser les gens, et honneur aux valeureux soldats du Christ qui ont payé d’une garde à vue leur participation à ce premier combat.

Mais l’enjeu est bien plus vital que cela. Il s’agit surtout de sauver nos intelligences et de préserver nos volontés de l’assaut des cybernéticiens qui tiennent le monde, et qui sont les concepteurs véritablement obscurantistes de votre environnement de demain.

Jésus-Christ nous a tous prévenus : le véritable temple, c’est votre corps et votre esprit, et c’est d’abord eux qu’il nous faut préserver de toute dépendance, aliénation ou addiction technologiques.

Préserver en soi, autrement dit, cette verticalité qui plait tant à Dieu, car elle est la véritable ressemblance, celle qu’Il nous a donnée, qu’Il a payée de son sang, et dans laquelle Il nous attend.

In Christo rege

Le Petit Béraldien

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