«Pontoglio : Village de culture occidentale et de profonde tradition chrétienne. Qui n’entend pas respecter la culture et les traditions locales est invité à partir.»

pontoglio

Magdi Allam est ce journaliste italien d’origine égyptienne et de religion musulmane converti au catholicisme et baptisé des mains de Benoît XVI à la Pâques 2008. En 2013, il quitte l’Église catholique, nous dirons l’Église conciliaire, car il est opposé «au mondialisme [de l’Église], qui pousse à l’ouverture inconditionnelle des frontières nationales» au nom de la fraternité universelle. Il se dit « convaincu au contraire que la population autochtone doit légitimement jouir du droit et du devoir de protéger sa propre civilisation et son propre patrimoine».

Magdi Allam c’est aussi l’intégration réussie, la vraie : un italien amoureux de son pays, de ses racines chrétiennes au point d’abjurer l’Islam pour devenir catholique. Aujourd’hui il vit sous escorte policière !

Le 18 décembre il a donné une interview à un journal italien Il Giorno dans laquelle il exprime à nouveau son sentiment national face à la déferlante migratoire en Italie. Le point de départ de l’interview : le panneau d’entrée d’un village italien où il est écrit : «Pontoglio : Village de culture occidentale et de profonde tradition chrétienne. Qui n’entend pas respecter la culture et les traditions locales est invité à partir.»

«Ceux de Pontoglio sont seulement des panneaux pour demander le respect des valeurs occidentales. » Le jugement du journaliste Magdi Allam est net. « Nous sommes un pays de culture occidentale et de profonde tradition chrétienne. Je retiens juste de rendre publique ce qui devrait être une évidence, c’est-à-dire promouvoir le contexte dans lequel nous, Italiens, nous vivons, avec des racines, des idées, une foi, des valeurs et des règles communes. Seulement sur la base de ces certitudes nous pouvons construire notre rapport avec le monde et avec le prochain. Mais maintenant, nous avons presque honte de notre culture chrétienne.»

Question : En quoi cela consiste-il ? 

«Que nous vivons sur une terre de personne qui risque de devenir une terre de conquête. Nous haïssons nos racines. Ce panneau est un bastion, une tranchée qui veut dire : «Nous ne sommes pas une terre de conquête.»

Q :  Qu’entendez-vous par haine ?

«Celle dont parlait Benoît XVI en 2004, quand il intervint au Sénat en parlant de l’Europe, de ses origines. Eh bien, le pape dit alors que l’Europe haïssait elle-même parce qu’elle s’inclinait et défendait les requêtes des autres religions sans penser à sauvegarder sa propre foi et ses propres idées. Si quelqu’un outrage les autres religions, tout le monde s’indigne. Si l’Église et le pape sont outragés, dans ce cas-là seulement on parle de liberté d’expression. »

Q : Êtes-vous optimiste pour le futur ?

«Non, nous sommes en guerre et nous ne nous en rendons pas compte. Paris n’a pas été un épisode sporadique mais la pointe d’un iceberg et une guerre qui se base sur le terrorisme islamique est désormais à 300 kms de nos côtes. Le problème est que nous continuons à considérer l’Islam au même niveau que le Christianisme. Une erreur. Nous ne pouvons pas accepter de façon irresponsable de donner une légitimité à l’Islam à priori. En leur permettant de créer des bastions sur notre territoire, comme des mouches, les centres culturels, les lieux de prières et les sociétés caritatives. »

Q : Que pensez-vous des mosquées abusives et des lieux de prières dans les sous-sols dans toute la Lombardie, comme maintes fois dénoncé par Il Giorno ?

« Nous consentons à des pays comme le Qatar de construire les gratte-ciels et ensuite de financer les mosquées, comme cela arrive à Milan. Il ne faut pas faire des erreurs idéologiques typiques de personnes comme Laura Boldrini qui considèrent l’Islam une religion de paix. Et accorder de façon arbitraire la construction de mosquées. Si un Italien loue un sous-sol et en fait un magasin, il est obligé de fermer et de payer l’amende. En revanche il arrive que 4-5 islamistes vont chez le notaire, réalisent une association culturelle dans un sous-sol qu’ensuite ils transforment en mosquée sans en changer la destination finale. Outre le dommage, la duperie : ils s’inscrivent sur les registres des associations, bénéficient de fonds. Et ainsi, les Italiens financent qui nous dupe.»

Q : Que faut-il faire ?

« En raisonnant, nous devons prendre acte que les religions ne sont pas toutes égales. Nous sommes en guerre. Les terroristes islamiques disent ce qu’ils disent et font ce qu’ils font sur la base d’une religion. Nous ne devons pas faire la guerre à un milliard et demi de musulmans. Ce serait du racisme. Il ne sert à rien de faire des discriminations, mais demander à tous de faire respecter les lois de l’État sans dérogations, de partager la sacralité de la vie, la dignité égale de tous et en particulier de la femme. La soumission de la femme est reconnue anthropologiquement dans le Coran. Et il faut garantir aux musulmans la liberté d’abjurer. En revanche l’apostasie dans l’Islam selon ce que prescrit Mahomet est condamnée par la mort.»

Traduction réalisée par Francesca de Villasmundo

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