Saint Cyprien et sainte Justine, Martyrs, vingt-six septembre
A Nicomédie, l’anniversaire des saints martyrs Cyprien, et Justine vierge.

De la férie : messe du dix-septième dimanche après la Pentecôte

Sanctoral

Saint Cyprien et sainte Justine, Martyrs

Cyprien, qui, d’abord magicien, devait être Martyr, fut prié par un jeune homme épris d’un amour ardent pour Justine, vierge chrétienne, de l’amener, par des enchantements et des maléfices, à lui faire partager sa passion. Cyprien consulta le démon afin de connaître comment il pourrait y parvenir. Mais le démon lui répondit qu’aucun artifice ne réussirait contre les vrais adorateurs du Christ. Impressionné par cette réponse, il commença dès lors à regretter les égarements de sa vie passée, et, laissant de côté la magie, se convertit pleinement à la foi du Christ, notre Seigneur. Pour ce motif, on l’arrêta en même temps que la vierge Justine. Tous deux furent souffletés et accablés de coups, après quoi on les jeta en prison, dans l’espoir qu’ils renonceraient à leur résolution. Mais lorsque, plus tard, on les en fit sortir, ils se montrèrent fermement décidés à persévérer dans la religion chrétienne ; alors on les plongea dans une chaudière remplie de poix, de graisse et de cire en fusion, et on finit par les frapper de la hache, à Nicomédie. Leurs corps abandonnés sans sépulture, demeurèrent six jours dans cet état ; des matelots, durant la nuit, les placèrent secrètement sur leur navire et les portèrent à Rome. Ils furent d’abord ensevelis dans la propriété de Rufine, noble dame romaine ; puis transférés dans la Ville même et déposés dans la basilique Constantinienne, auprès du baptistère.

Saints Jean de Brébeuf, Isaac Jogues et Compagnons, Martyrs, Patrons secondaires du Canada, vingt-six septembre
Le pape Pie XII a déclaré les saints martyrs canadiens, Patrons secondaires du Canada.

Saints Jean de Brébeuf, Isaac Jogues et Compagnons, Martyrs, Patrons secondaires du Canada

Vers le milieu du XVIIe siècle (1642-1649) une vaillante légion de Jésuites travaillait, dans le Canada encore à peu près sauvage, à la conversion de peuplades féroces, parmi lesquelles étaient surtout les Iroquois. Alors s’ouvrit pour les missionnaires ce que l’on a justement appelé «l’ère des martyrs». Parmi les premières victimes, on compte le Père Isaac Jogues qui aurait pu se soustraire une première fois au martyre en 1642; mais il ne voulut pas se séparer de ses chrétiens, prisonniers des Iroquois. Après des supplices aussi inouïs que variés, il fut arraché à la mort et ramené en France. Mais son cœur était resté au Canada. Il y revint en 1646, et y reçut bientôt la palme d’un martyre glorieux. Parmi ses compagnons d’apostolat, les coadjuteurs René Goupil et Jean de la Lande, tombèrent aussi sous la hache des iroquois, en haine de la religion chrétienne. En 1648, le Père Antoine Daniel fut percé de flèches, achevé d’un coup de feu, dépouillé de ses habits et jeté dans le brasier de sa chapelle devenue la proie des flammes. Quelques mois plus tard, le Père Jean de Brébeuf et le Père Gabriel Lalemant subissent à leur tour les plus affreux supplices. On pique d’abord le Père de Brébeuf avec des alènes rougies au feu, on promène sur ses membres des tisons embrasés, on lui enlève la peau de la tête en forme de couronne. Pour l’empêcher d’exhorter ses fidèles, les bourreaux lui coupent les lèvres, la langue et le nez, lui fendent la bouche jusqu’aux oreilles, enfoncent un fer rouge dans sa gorge; ils coupent des lambeaux de sa chair, les font rôtir et les mangent sous ses yeux. Ils jettent ensuite de l’eau bouillante sur sa tête, enduisent son corps de résine et le font griller lentement; enfin, un chef iroquois lui arrache le cœur, le dévore et boit le sang du martyr. Le Père Lalemant subit un supplice du même genre pendant seize heures et eut enfin le crâne fracassé à coups de hache. Au nombre des autres victimes des Iroquois furent, en 1649, les Pères Charles Garnier et Noël Chabanel, massacrés dans l’héroïque exercice de leur apostolat. Le pape Pie XI béatifia ces admirables martyrs, dignes de ceux des premiers siècles, le 21 juin 1925; il les canonisa le 29 juin 1930. Le pape Pie XII a déclaré les saints martyrs canadiens, Patrons secondaires du Canada. Quelle est divine la religion qui inspire de tels courages et suscite de tels apôtres.

Bienheureuse Lucie de Caltagirone, religieuse du Troisième Ordre Régulier franciscain, vingt-six septembre
Un grand nombre d’yeux d’argent ont été laissés sur son tombeau, car beaucoup de ceux qui souffraient de maladies des yeux et même des aveugles ont été guéris par son intercession.

Bienheureuse Lucie de Caltagirone, religieuse du Troisième Ordre Régulier franciscain [vivant en communauté, sous une Règle]

Lucie est née de parents pieux et distingués à Caltagirone, en Sicile. Le Ciel a veillé sur elle d’une manière particulière dès ses premières années. Un jour, à l’âge de six ans, elle partit à la campagne avec sa mère et y grimpa sur un figuier pour cueillir des figues. Comme cela arrive souvent dans le sud de l’Europe, une tempête s’est produite très soudainement. La foudre a frappé l’arbre et l’a divisé en deux. L’enfant gisait par terre comme s’il était mort. Mais un vieil homme se tenait soudain à côté d’elle, la soulevait et la conduisait, comme si de rien n’était, jusqu’à la maison où sa mère s’était enfuie pour se mettre à l’abri. À la porte, Lucie a demandé à son sauveteur qui il était. Il répondit : « Je suis saint Nicolas, que tes parents honorent d’une manière particulière ; en récompense, je vous ai pris sous ma protection particulière. Désormais Lucie se consacre aux œuvres de piété. La bienheureuse Lucie de Caltagirone était sur le point d’atteindre l’âge de la jeune femme lorsqu’un Tertiaire de Salerne vint à Caltagirone pour rendre visite à des parents. Elle était un objet d’édification pour tout le monde. Lucie devint une compagne de ce Tertiaire puis rejoignit elle-même le Tiers Ordre. Lorsque la jeune femme revint dans sa ville natale, Lucie l’accompagna. La jeune femme reçut Lucie dans sa propre maison comme sa fille spirituelle et, grâce à ses conseils, Lucie progressa quotidiennement vers la perfection. Elle menait une vie de recueillement et pratiquait une pénitence rigoureuse. En même temps, elle était sympathique et gentille envers les pauvres et les malades. À la mort de son amie, qui avait été pour elle comme une mère, Lucie entra au couvent des Tertiaires de Sainte-Marie-Madeleine à Salerne. Même novice, elle était un modèle d’humilité et d’obéissance. Son cœur était occupé par la contemplation des souffrances du Christ et elle s’efforçait de partager ses souffrances en crucifiant sa propre chair. La bienheureuse Lucie de Caltagirone fut favorisée par Dieu avec des grâces spéciales, et bientôt la renommée de sa sainteté se répandit partout. Les gens venaient vers elle des villes environnantes pour lui demander des prières ou lui demander conseil. Personne en détresse ne la quittait jamais sans être consolé, et sur sa recommandation de nombreux pécheurs se convertissaient et les âmes pieuses étaient encouragées à lutter vers une perfection encore plus grande. Après une longue et douloureuse maladie, Lucie entra dans les joies du ciel le 26 septembre. On ne sait pas exactement en quelle année elle mourut, mais c’était vers l’an 1400. Les nombreux miracles qui se produisirent sur sa tombe étaient un ample témoignage de sa sainteté. Un grand nombre d’yeux d’argent ont été laissés sur son tombeau, car beaucoup de ceux qui souffraient de maladies des yeux et même des aveugles ont été guéris par son intercession. Son culte, initialement approuvé par le pape Callixte III, a ensuite été confirmé par le pape Léon X en 1514.

Martyrologe

A Nicomédie, l’anniversaire des saints martyrs Cyprien, et Justine vierge. Justine, ayant beaucoup souffert pour le Christ sous l’empereur Dioclétien et le préfet Eutolme, convertit Cyprien qui, adonné à la magie, tentait par ses enchantements de la rendre folle: avec lui, elle endura dans la suite le martyre. Leurs corps furent exposés aux bêtes, mais des marins chrétiens les enlevèrent pendant la nuit et les transportèrent à Rome. Là, on les transféra plus tard dans la Basilique Constantinienne, et on les ensevelit près du baptistère.

A Rome, saint Callistrate martyr, et quarante-neuf soldats. Durant la persécution de l’empereur Dioclétien, Callistrate fut jeté à la mer cousu dans un sac, mais par le secours divin il en sortit sain et sauf; ce que voyant, les soldats se convertirent à la religion chrétienne, et avec lui endurèrent le martyre.

A Bologne, saint Eusèbe, évêque et confesseur.

A Brescia, saint Vigile évêque.

Dans la campagne de Tusculum, le bienheureux Nil abbé, fondateur du monastère de Grottaferrata, homme d’une grande sainteté.

A Tiferno, en Ombrie, saint Amance prêtre, célèbre par le don des miracles.

A Albano, saint Sénateur.

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