La député Front National du Vaucluse et conseillère régionale de PACA, Mariom Maréchal Le Pen a donc bien décidé de quitter temporairement la vie politique et de déposer ses mandats actuels. Dans une longue lettre au quotidien Vaucluse Matin, elle donne les raisons de ce choix :

« J’ai beaucoup manqué à ma petite fille dans ses premières années si précieuses. Elle m’a aussi terriblement manquée. Il est essentiel que je puisse lui consacrer plus de temps» écrit-elle.

« Par ailleurs, je n’ai jamais renoncé à l’idée de m’extirper un jour ou l’autre du monde politique pour une expérience dans la vie civile. J’aime le monde de l’entreprise, je n’ai jamais cessé de le défendre durant mon mandat et j’aspire aujourd’hui à y travailler. »

« Vous connaissez mon histoire, vous savez que ce monde politique est le mien depuis toujours. A 27 ans, il est encore temps d’en sortir quelques temps ». « Je pense que l’époque des politiciens déconnectés du réel avec des décennies de mandat électif derrière eux est révolue ».

« Si nous voulons rendre ses lettres de noblesse à la Politique, il faut prouver aux Français qu’il existe aussi des élus libres et désintéressés refusant de s’accrocher coûte que coûte à leur statut et à leurs indemnités ». « L’idée que je me fais d’un bon chef politique impose que je bénéfice d’autres expériences que celles du succès électoral ou politique ».

« Je ne renonce pas définitivement au combat politique». « J’ai l’amour de mon pays chevillé au cœur et je ne pourrai jamais rester indifférente aux souffrances de mes compatriotes ».

Cette annonce qui pourrait constituer un véritable séisme au sein du Front National, qui perd ainsi un de ses élus et cadres les plus attachants et les plus porteurs d’espoir pour l’avenir, survient deux jours après la défaite aux présidentielles et la décision de Marine Le Pen de transformer en profondeur le mouvement. Difficile de ne pas y voir une corrélation de cause à effet. Et de ne pas émettre les hypothèses d’une confrontation houleuse à laquelle peut-être la jeune député ne souhaite pas participer ou d’un changement de ligne à laquelle elle ne veut pas se soumettre.

«C’est justement ce qui est en train d’arriver. Et Marion ne veut pas être au milieu de tout cela, raconte un cadre du FN au Parisien. Elle sent bien qu’on la pousse à prendre plus de responsabilités en interne, quitte à aller s’opposer à sa tante dans la perspective du prochain congrès ( NDLR : prévu en 2018). Mais elle ne le veut pas, elle ne le sent pas.» «Elle a trop vu les siens s’entre – déchirer dans sa famille à cause de la politique, pour ne pas vouloir réitérer le même schéma», explique l’un de ses amis.

En 2013, la petite-fille de Jean-Marie Le Pen, fondateur du FN, déclarait d’ailleurs aux colonnes du Parisien que :

«Le jour où j’aurai une divergence de fond avec la ligne du parti, je ne chercherai pas à l’imposer. J’arrêterai la politique, tout simplement. » Et ajoutait : « «La politique, ce n’était pas une évidence pour moi, je n’avais pas le virus. Si je me suis engagée, c’est avant tout par devoir. Mais les caméras, les plateaux télé, c’est pas mon truc. Ce qui m’angoisse, ce serait d’en faire une carrière comme certains. En 2017, j’aurai 27 ans. Si j’ai d’autres envies, je n’exclus pas de faire autre chose…»

Il se pourrait donc bien que la ligne  gauchiste sur les questions économiques et discrète sur les questions identitaires et morales imposée par Philippot et soutenue par sa tante Marine Le Pen, et qui selon différents commentateurs, Eric Zemmour en premier, expliquerait l’échec de ce deuxième tour, ne convienne plus à la jeune Marion Maréchal Le Pen qui préfère se retirer plutôt que de la cautionner…

Pour revenir en force plus tard… Qui sait ?

Francesca de Villasmundo

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