Sanctoral 

 De la férie : messe du XX° dimanche après la Pentecôte 

Saint Hilarion, Abbé

Hilarion, né de parents infidèles, à Tabathe, en Palestine, fut envoyé à Alexandrie pour ses études et s’y distingua par sa vertu et ses talents. Ayant embrassé la religion chrétienne, il fit de merveilleux progrès dans la foi et la charité. II se rendait fréquemment à l’église, jeûnait et priait assidûment, méprisait tous les attraits de la volupté et les désirs des biens terrestres. Le nom de saint Antoine étant très célèbre en Égypte, Hilarion se dirigea vers le désert afin de le voir, et pendant les deux mois qu’il passa auprès de lui, il étudia tout son genre de vie. Revenant en sa demeure, ses parents étaient décédés et il distribua ses biens aux pauvres. Sans avoir encore achevé sa quinzième année, il retourna dans la solitude, où il se bâtit une étroite cabane, qui pouvait à peine le contenir ; là, le sol lui servait de couche. Quant au sac dont il se couvrit, jamais il ne voulut le laver ou le changer, disant qu’il était superflu de chercher la propreté dans un cilice. Il donnait beaucoup de temps à la lecture et à la méditation des saintes Lettres. Il vivait de quelques figues et du suc des herbes, et il les prenait seulement après le coucher du soleil. Sa chasteté était parfaite, son humilité extraordinaire. Par ces vertus et d’autres encore, il surmonta diverses tentations horribles du diable, et chassa les démons du corps d’une infinité de personnes en différentes contrées du monde. Après avoir bâti plusieurs monastères et s’être illustré par beaucoup de miracles, il tomba malade, âgé de quatre-vingts ans. La violence du mal l’ayant réduit à l’extrémité, il disait : Sors, que crains-tu ? sors, ô mon âme, pourquoi hésiter ? tu as servi le Christ près de soixante-dix ans et tu crains la mort ? Ces mots prononcés, il expira.

Sainte Ursule et ses Compagnes, Vierges et Martyres

Ursule était fille d’un prince écossais. Sa beauté et ses vertus attiraient sur elle tous les regards, mais elle répudia toute alliance humaine pour appartenir à Jésus-Christ. Elle fut embarquée avec un grand nombre de vierges et de femmes chrétiennes, qu’un conquérant romain voulait donner pour épouses à ses soldats. Mais une tempête s’étant élevée, par la permission de Dieu, pendant la traversée, les navires, au lieu d’atteindre l’Armorique, leur destination, allèrent s’échouer jusqu’à l’embouchure du Rhin. Les Huns, qui ravageaient alors l’Europe, rencontrèrent ces vaisseaux et se préparaient à les piller et à infliger à ces vierges et à ces femmes un déshonneur pire pour elles que la mort. Commandées par Ursule, elles résistent avec héroïsme, si bien que, les sentiments des barbares changeant tout à coup, ils saisissent leurs armes et se précipitent sur cette armée pacifique; bientôt les victimes tombent en foule sous les coups des bourreaux, et leurs âmes s’envolent au Ciel. Le prince des Huns, frappé de la beauté d’Ursule, l’épargne d’abord; il essaye de la consoler de la mort de ses compagnes et lui promet de l’épouser. Ursule repoussant cette parole avec horreur, le barbare la perce d’un coup de flèche. Ainsi tomba cette vierge, que la tradition nous montre comme le chef des onze mille vierges ou femmes amenées par les Romains de la Grande-Bretagne. Beaucoup d’églises possèdent des reliques de cette armée de martyres; mais aucune n’est aussi richement partagée que la ville de Cologne; car c’est dans cette cité, voisine du lieu du supplice, que les chrétiens de l’endroit portèrent avec dévotion les restes sacrés des saintes martyres. Une magnifique église s’éleva bientôt sur leur tombeau, illustré déjà par des miracles. On y accourait de toutes parts; les jeunes filles surtout venaient en foule recommander à sainte Ursule et à ses compagnes leur virginité. Un religieux, qui avait pour les saintes martyres une grande dévotion, étant tombé dangereusement malade, vit apparaître près de lui une vierge qui lui dit: “Je suis une de ces vierges que tu honores; en récompense des onze mille Pater que tu as récités pour nous honorer, tu auras notre assistance à l’heure de la mort.” La troupe glorieuse vint bientôt, en effet, chercher son âme. Sainte Ursule est regardée comme le modèle et la patronne des personnes qui s’appliquent à instruire chrétiennement la jeunesse. Plusieurs congrégations de religieuses sont placées sous son invocation.

Martyrologe

En Chypre, l’anniversaire de saint Hilarion abbé. Saint Jérôme a écrit sa vie pleine de vertus et de miracles.

Près de Cologne, l’anniversaire de sainte Ursule et ses compagnes. Voulant défendre la religion chrétienne et sauvegarder leur virginité, elles furent mises à mort par les Huns, terminant ainsi leur vie par le martyre. Leurs corps furent pour la plupart inhumés à Cologne.

A Ostie, saint Astère, prêtre et martyr. D’après ce qu’on lit dans la passion du bienheureux pape Callixte, il souffrit la mort sous l’empereur Alexandre.

A Nicomédie, l’anniversaire des saints Dase, Zotique, Caius et de douze autres soldats, qui, après avoir enduré divers tourments, furent jetés à la mer.

A Lyon, en Gaule, saint Viateur, qui fut ministre du bienheureux Just, évêque de Lyon.

A Maronia, près d’Antioche, en Syrie, saint Male moine.

Dans la place forte de Laon, sainte Célinie, mère du bienheureux Remi, évêque de Reims.

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