Sanctoral

Épiphanie du Seigneur

Le mot Épiphanie veut dire manifestation. C’est qu’en effet, le 6 janvier, l’Église célèbre une triple manifestation de Jésus-Christ, qui, d’après certaines traditions, aurait eu lieu le même jour, quoique à différentes années. La fête de l’Épiphanie a donc trois objets : 1° la manifestation de la divinité du Sauveur aux Mages par l’étoile miraculeuse qui les conduisit à l’étable de Bethléem ; 2o la manifestation de la divinité du Christ aux Juifs pendant Son baptême, sur les bords du Jourdain ; 3ola manifestation de cette même divinité aux noces de Cana, où Jésus changea l’eau en vin. Toutefois, l’objet principal de cette fête, c’est bien la manifestation de la divinité de Jésus aux Mages et la vocation des peuples à la foi chrétienne. L’Évangile nous apprend comment les Mages, guidés par une étoile merveilleuse et plus encore poussés par l’Esprit de Dieu, entreprirent un long et pénible voyage à la recherche d’un roi nouveau-né; il nous apprend aussi le trouble de la ville de Jérusalem à cette nouvelle, les craintes et les projets perfides d’Hérode; il nous montre enfin les heureux voyageurs prosternés dans l’étable de Bethléem, aux pieds d’un Enfant qu’ils regardent comme un Être extraordinaire, qu’ils saluent comme un Roi, qu’ils adorent comme un Dieu, et auquel ils offrent des présents symboliques: l’or, l’encens et la myrrhe. Élevons nos âmes au-dessus du fait historique et perçons les voiles du mystère. C’est aujourd’hui l’appel de tous les peuples à la foi chrétienne. L’Église a bien lieu de chanter : “Lève-toi, Jérusalem, brille dans toute ta splendeur. Voici la Lumière du monde qui paraît ; la gloire du Seigneur s’est levée sur ton enceinte ; lève les yeux, regarde, dilate ton sein, tout l’univers vient à toi!” Allons avec les Mages au berceau du Sauveur, et offrons-Lui l’or de l’amour, l’encens de la prière et la myrrhe du sacrifice !

Martyrologe

A Florence, l’anniversaire de saint André Corsini, citoyen de Florence, de l’ordre des Carmes, évêque de Fiésole et confesseur; célèbre par ses miracles, il a été inscrit au nombre des saints par le pape Urbain VIII. Sa fête se célèbre la veille des nones de février (4 février).
A Barcelone, en Espagne, l’anniversaire de saint Raymond de Pennafort, de l’Ordre des Frères Prêcheurs, confesseur, célèbre par son savoir et par sa sainteté. Sa fête se célèbre le 10 des calendes de février (23 janvier).
En Afrique, la commémoraison de nombreux saints martyrs, qui, durant la persécution de Sévère, attachés à des poteaux, furent consumés par le feu.
Dans la région de Reims, la passion de sainte Macre vierge. Pendant la persécution de Dioclétien, sur l’ordre du préfet Rictiovare, elle fut jetée dans le feu, mais n’en reçut aucune atteinte. On lui coupa alors les seins, on la mit dans une affreuse prison, où elle fut trainée sur des tessons très pointus et des charbons ardents, puis, tandis qu’elle priait, elle s’envola vers le Seigneur.
A Rennes, en France, saint Melaine, évêque et confesseur : après avoir donné les preuves d’innombrables vertus, tout entier à la pensée du ciel, il quitta ce monde pour entrer dans la gloire.
A Gerres, en Egypte, saint Nilammon reclus: pendant qu’on l’emmenait pour le faire évêque malgré lui, il rendit son âme à Dieu au milieu de sa prière.

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