Décidément, on se bouscule au portillon pour participer à l’élection présidentielle de 2017. Il y a les « gentils » qui participent, obéissants, à cette nouveauté importée d’Amérique que sont les primaires, indice avant tout du manque, dans les partis du système, de personnalités d’envergure et qui sortent du lot de la médiocratie.

Et il y a les « méchants » qui sautent la case primaire. Michelle Alliot-Marie, figure du chiraquisme, ancienne ministre de la Défense, fait partie incontestablement de cette deuxième catégorie.

Jeudi dernier, dans un entretien exclusif à 20 minutes, elle a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle :

«Oui, je suis candidate à la présidence de la République. Je propose une vision pour renouer avec un esprit de conquête pour la France et pour chacun des Français. Je suis pour la liberté des entreprises pour faire face à la concurrence étrangère, mais je pense que dans le monde actuel, l’État a toujours un rôle à jouer. »

Et explique pourquoi elle a refusé de se présenter aux primaires :

« Les primaires ne sont pas dans l’esprit de nos institutions. Le candidat issu d’un parti ne peut incarner l’unité nationale. Cette primaire [à droite] a été un succès quantitatif, mais je regrette que cela ait davantage porté sur des personnes que sur des projets pour changer la vie quotidienne des Français. Le petit bout de la lorgnette, avec un chiffre par ci, un chiffre par là, ne fait pas une politique. Il faut une vision à long terme, un projet cohérent et à la hauteur des enjeux. »

Un des grands enjeux de ces élections semble être de plus en plus l’avenir civilisationnel de la société : quel genre (sans jeu de mots) de société propose chaque candidat est une des questions qui fait réfléchir les Français et peut déterminer leur vote. Avortement et « mariage » pour tous sont déjà des thèmes majeurs dans cette pré-campagne présidentielle.

Michelle Alliot-Marie comme tous ceux de son espèce libéral-conservatrice a éludé la question sur le « mariage » pour tous et s’est interdite de répondre franchement :

« Souhaiteriez-vous revenir sur le mariage pour tous ? » lui demande le journaliste de 20 minutes.

Réponse floue de MAM qui s’imagine un destin présidentiel :

« On utilise les mots les uns pour les autres alors qu’il y a une distinction entre une union civile et un mariage. Le mariage pour tous aurait pu faire l’objet d’un référendum. »

« Aurait pu » en langage politique signifie je ne reviendrai pas dessus !

Une autre à mettre au placard !

Francesca de Villasmundo

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