Gérald Arboit, enseignant et chercheur spécialiste de l’histoire du renseignement, est actuellement directeur de l’axe « Etudes du renseignement » au sein de l’équipe « Sécurité & Défense – Renseignement, criminologie, crises, cybermenace » du CNAM à Paris. Il est l’auteur de nombreux ouvrages et articles, notamment sur les services français, dont il a fait son sujet d’habilitation à diriger des recherches.

Avec Napoléon et le renseignement, Gérald Arboit met en évidence l’organisation française du renseignement pendant la période napoléonienne, en un temps où des services secrets n’existaient pas encore. Le renseignement se caractérisa pendant la période du Consulat et de l’Empire par son caractère temporaire. Ce livre nous apprend comment le renseignement fut administré et financé. Il nous ramène aussi à l’invention du contre-espionnage et des renseignements généraux ainsi qu’aux sources de l’anti-terrorisme. Ce livre nous fait également découvrir les opérations spéciales – foudroyantes – et les « actions invisibles » insoupçonnées menées à cette époque par les différents pays. L’auteur distingue aussi de tout ceci le « cabinet noir », consistant en l’interception des moyens de communication postale, mission auxiliaire du renseignement. Enfin, l’auteur consacre deux chapitres au renseignement économique et à la guerre économique. Le lecteur sera frappé par la modernité de cet arsenal de la surveillance et de la manipulation.

A travers cette histoire du renseignement durant le Consulat et l’Empire, c’est d’une histoire transnationale qu’il s’agit, d’une histoire de l’Europe. A partir des fonds d’archives de France, l’auteur fait comprendre où se cachait « l’appareil de renseignement ». Le régime se caractérisait par une centralisation de l’information, mais plus on approchait du sommet de la pyramide administrative, moins cette réalité était pertinente. En fait, l’Empereur donnait bien des ordres à ses ministres, qui semblaient exécuter la pensée du maître, comme en témoignent les instructions aux officiers et aux diplomates. Mais à l’analyse des documents d’archives, le renseignement, en France, était bien plus l’affaire de Talleyrand, mais aussi de Fouché et Savary.

Napoléon et le renseignement, Gérald Arboit, éditions Perrin, 544 pages, 25 euros

A commander en ligne sur le site de l’éditeur

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