Chers amis,
Depuis dimanche, informations et émotions se succédant jusque très tard dans la soirée, nous avons préféré attendre  des explications juridiques.
Dans quel état Vincent est-il après ce douloureux lundi ?
Quel a été le rouage judiciaire qui a semblé débloquer la situation?
Pour combien de temps? 
Peut-on déboucher le champagne?  EmojiEmoji
 
Tout d’abord, Vincent !
 
L’hydratation a été replacée mardi matin. La sédation cessée nous ne savons quand.
Mais un être humain n’étant pas une machine sur laquelle il suffit de presser sur ON pour que ça reparte, le problème était de savoir dans quel état Vincent se trouvait après avoir subi tout cela et les stress induits par le contexte.
Les nouvelles ne sont pas bonnes : ce mercredi soir Vincent a les urines rougies (ie ensanglantées) et il a été placé sous morphine.
Mais que s’est-il passé pour que l’euthanasie soit interrompue ?
Dimanche, malgré les appels à l’Elysée, la forte mobilisation devant l’hôpital de Reims, les manifestations à Paris et Lyon, la réponse d’Emmanuel Macron à 17h sur sa page facebook ne résolvait rien.
La situation à vue humaine était totalement bouchée.
 Lundi  20 mai au matin, alors que le dr Sanchez avait dit “dans la semaine du 20 mai”, l’hôpital commençait la sédation, comme nous l’avions tous prévu.
Le désespoir gagnait les rangs… Dieu n’allait-Il pas nous aider ?
A 23h, le fil d’actualités titrait dans les medias : la Cour d’Appel de Paris oblige l’hôpital de Reims à interrompre la sédation et reprendre alimentation et hydratation. Victoire ou demi-finale?
Que s’est-il passé vraiment? Quelles sont les perspectives?
Alors que l’instance des handicapés de l’ONU (CIDPH) avait interdit à la France de stopper les “soins” de Vincent, celle-ci par l’intermédiaire de sa “ministre de la santé”, du médecin de l’unité palliative de Reims le dr Sanchez, et du Président de la République, n’en avait pas tenu compte, jugeant que les médecins et tribunaux avaient tranché et que l’avis de l’ONU ne pouvait les contraindre (malgré la signature de l’accord sur les handicapés de la France avec l’ONU en 2010).
Et même si la décision est applicable (malgré la mauvaise foi de notre président et de sa ministre de la santé) il est vrai que l’ONU ne dispose pas de moyen concret pour faire plier la France si celle-ci refuse de l’appliquer.
Une fois la sédation de Vincent commencée lundi matin, les avocats de la vie de Vincent ont tenté tous les recours qui s’ouvraient à eux, l’acte de sédation ayant cours donnant paradoxalement un nouveau droit d’attaquer en justice mais par un biais différent des précédents!
Jusqu’à présent les procédures étaient du domaine de la justice administrative, et celle-ci avait finalement confirmé le caractère légal de “l’arrêt des soins”.
La mise en œuvre de cette décision, matérialisée par la sédation et la privation de toute alimentation, a permis aux avocats de tenter un recours devant le juge judiciaire, avec cependant peu de chances d’être entendus.
Quatre recours ont en fait été déposés:
1/ Un ultime recours devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme: à nouveau refusé d’emblée.
2/ Un  recours en référé, c’est à dire en urgence, devant le juge judiciaire. D’abord devant le TGI (tribunal de grande Instance) étape obligatoire avant que celui-ci se déclare incompétent et qu’on puisse saisir la Cour d’Appel de Paris.
Il s’agissait de remettre en cause devant le juge « judiciaire » (qu’on appelle ainsi par opposition au juge « administratif » qui était le seul habilité par le système juridique français pour les procédures précédentes…oui, oui c’est compliqué…c’est pour ça qu’on vous explique),
Donc, on reprend : il s’agissait de remettre en cause devant le juge judiciaire défini par la Constitution comme “gardien de la liberté individuelle”,  non pas la légalité de la décision, mais ses modalités d’exécution en ce qu’elles constituaient une atteinte à la liberté individuelle de Vincent, une “voie de fait”.
Ce n’était donc pas « gagné d’avance » du tout !
Divine surprise! La Cour d’Appel, dans une décision remarquée, a considéré que le non respect par la France du traité international qu’elle a ratifié en 2010Emoji, et plus précisément le refus de mettre en oeuvre les mesures conservatoires réclamées le 3 mai par ce comité constituaient une atteinte grave à la liberté individuelle de Vincent en ce qu’il était ainsi privé du droit à la vie.
(Emoji– c’est-à-dire la « Convention relative aux droits des personnes handicapées » et en particulier son protocole additionnel qui reconnait compétence au “comité des droits des personnes handicapées” – CIDPH- pour examiner les recours présentés par des particuliers et préconiser “les mesures conservatoires nécessaires pour éviter qu’un dommage irréparable ne soit causé à la  victime de la violation présumée.”-)
C’est donc ce recours déposé le lundi matin, qui a été accepté et pour lequel un jugement a été rendu le soir avec réponse à 22h50.
Cette réponse a stipulé que l’hôpital devait reprendre l’alimentation et l’hydratation, et stopper la sédation tant que l’avis de la commission de l’ONU n’avait pas été rendu et n’avait pas décidé du sort de Vincent.
C’est un petit miracle car habituellement la Cour d’Appel juge en fonction de la jurisprudence or cette dernière ne va pas dans ce sens-là en ce moment…
3/Un troisième recours a été déposé au pénal, devant le tribunal de grande instance de Reims cette fois, à l’encontre du dr Sanchez.
4/Un quatrième recours avait été déposé devant le conseil d’état, finalement abandonné en raison du succès obtenu à la Cour d’Appel avant qu’il soit examiné.
Une fois la réponse de la cour d’appel de Paris rendue, il fallait encore que l’hôpital soit prévenu, qu’il obtempère et que Vincent ne soit pas déjà “parti” ou dans un état encore plus dégradé après les stress subis dimanche et lundi (dont la vidéo de youtube de ce dimanche, avec Vincent pleurant, est une trace).
Les avocats n’ont pu se rendre à Reims qu’au petit jour. Hydratation/alimentation n’ont été rétablis que ce mardi matin. La famille quant à elle n’avait pas accès avant 16h, “pour l’heure des visites habituelles”!
Vous l’avez compris, Vincent n’est qu’en sursis. 
Du point de vue médical parce qu’il n’est clairement pas bien à cette heure et que de toute manière, nous vous en avions parlé, il est l’objet de maltraitances concrètes dues au désintérêt dans cet hôpital.
Du point de vue juridique car nous ne savons pas quelle décision l’ONU prendra dans six mois.
Vous vous en doutez, cette instance subira de toute manière des pressions pour aller dans le sens de l’euthanasie. Nous remarquons  tous bien une concordance des hautes autorités pour achever cette affaire dans le même sens depuis six ans.
Ne retirons pas les engagements que nous avions pris pour soutenir Vincent.
Ne faiblissons pas.
 Le sursis accordé par Dieu l’a sans doute été pour nous montrer qu’Il nous écoutait, que nous avions peut-être eu “la Foi comme un grain de Sénevé”, que nous étions sur la bonne voie, mais nous a prouvé de combien de sacrifices ce type de victoire s’obtenait! 
C’est un encouragement que notre Seigneur nous a donné.
Il nous faut donc continuer.
Il nous faut une victoire totale.
Merci à Lui, à Notre Dame et à ses saints ! Nous sommes si fiers de les avoir comme Père et Mère dans les Cieux, si miséricordieux et si puissants !
Et merci à vous tous pour l’accueil que vous réservez à cette chaîne de prières, pour votre très forte mobilisation  et pour la diffusion que vous en faites!
Vous êtes tous acteurs de cette deuxième victoire, et pour la finale, on ne changera pas une équipe qui gagne! On continue tous ensemble!
Après la pause de lundi soir, tous dans la tranchée, n’abandonnons plus jamais spirituellement, recrutons des soldats spirituels:
Il faut obtenir, c’est urgent,
  – que Vincent soit enfin placé dans un centre adapté,
  – qu’Il guérisse si Dieu nous accorde un autre miracle,
  – il faut que ces maltraitances et euthanasies sous le manteau cessent partout en France ou ailleurs…
  – enfin il faut que sa famille déchirée retrouve la paix ! Prions spécialement pour sa femme ; pensons à sa petite fille !
 
Agnès, Antoine, Augustin, Rosine avec vous “jeûneurs pour Vincent”
 

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13 commentaires

  1. balaninu says:

    Ne baissons pas les bras ! supplions le Ciel d’accorder évidemment la guérison de V.Lambert. Il est évident qu’avec un pareil traitement son état se dégrade…
    Effectivement, il se pourrait que ces monstres en profite pour l’euthanasier. Ils en sont capables. Rosaire, rosaire, rosaire.. supplions Notre Mère du Ciel pour qu’Elle écrase ces démons venimeux. Oui Elle le fera, si nous Lui demandons avec foi.

  2. Isabelle P says:

    Qu’une organisation extérieure doive rappeler nos décideurs à l’ordre en dit long sur l’équité de la justice nationale. Avec de tels ministres, nous sommes tous en sursit face à un génocide social programmé.

  3. Soupape says:

    Il faut que Vincent Lambert sorte de sa prison GUERI et LIBRE,
    par un miracle.

    Il faut donc que partout s’organisent des chaînes de prières …

    Car Vincent Lambert, comme d’autres, et bientôt comme nous -mêmes,
    sommes des otages potentiels en sursis,
    dont l’avenir est suspendu à des organisations mondiales mortifères,
    et ce n’est pas au dernier moment qu’il faudra à nouveau nous remobiliser.

    Il ne faut pas avoir peur de demander un miracle.
    Certes, nous en sommes indignes, mais ce n’est pas une raison pour renoncer.

  4. HISTOIRE du LÉTHARGIQUE qui ne fut point ENTERRÉ VIVANT
    grâce au SCAPULAIRE de NOTRE-DAME du MONT-CARMEL
    par le R.P. Duchaussois, dans “Apôtres inconnus” (1928)

    « L’honneur de finir ce chapitre revient, nous semble-t-il, à un homme de cœur, dont l’histoire eût maintes fois étonné un romancier d’aventures, et dont tout le bonheur d’ici-bas fut de servir le bon Dieu et les pauvres, au poste de la plus froide solitude et de la plus grande misère : le Frère Guillet.

    Presque illettré, il trouva dans son ardeur surnaturelle et son amour pour sa Famille religieuse la pure éloquence du langage et de la plume.

    Célestin Guillet, né en 1842 à Brains-sur-les-Marches (Mayenne), se trouvait en garnison à Laval, en 1863, lorsqu’il fut atteint de la variole et transporté au lit n°17 de l’hôpital Saint-Julien.

    Dans son délire, il tenta de s’évader, et l’on ne put l’arrêter qu’au seuil de la cour. Comme, dans cette course, il avait pris froid, le mal empira aussitôt ; et, une heure après – onze heures du soir –, l’aumônier l’administra.

    Le soldat n’eut conscience que de la première onction. Durant la nuit, il parut mourir. Mais, dès ce moment même, sans signes extérieurs apparents, la connaissance lui revint et ne le quitta plus.

    Vers dix heures du matin, le médecin-major passa, l’examina et dit à la Sœur qui était de service :
    – Le n°17 mort. Veuillez le faire ensevelir.

    Guillet, dans l’intime de son être, protesta :
    – Mais non ! Vous voyez bien que je ne suis pas mort. Comment avez-vous le cœur assez dur pour m’enterrer avant ma mort ?
    Il pensait crier, s’agiter, se débattre. En fait, son corps restait glacé dans la rigidité cadavérique.

    Comme la Sœur procédait à l’ensevelissement, elle constata un faible reste de chaleur dans le dos, exactement à la place que touchait le pan du Scapulaire de Notre-Dame du Mont-Carmel. Cette coïncidence la détermina à attendre un peu, en dépit des assurances que lui donnait une autre Sœur, très habituée à discerner les signes de la mort :
    – Il est bien mort, il n’y a pas de doute, affirmait celle-ci.
    Sur quoi, le malade redoublait ses protestations. Mais aucun mouvement visible ne se produisait.

    Le lendemain, le docteur réprimanda la garde-malade :
    – Ah ! ça, ma Sœur ! Est-ce que vous voulez faire des reliques, avec le n°17 ?

    Mais la Sœur, constatant toujours l’apparence de chaleur locale, supplia le docteur de ne pas exiger l’enterrement immédiat et lui demanda même de tâcher à nouveau de ranimer le mort.

    Le huitième jour, au matin, le médecin se laissa fléchir. Il fit une incision à la bouche et donna quelques frictions. Aucun signe de vie ne se manifesta encore.

    Vers six heures de l’après-midi, Guillet poussa un grand cri.
    – Le n°17 est ressuscité, dirent les autres malades à la Sœur qui rentrait.

    Le major, averti, ordonna un traitement restaurateur ; et, le lendemain, un commencement de respiration se produisit. Mais l’état léthargique dura encore six jours.

    Au quinzième jour seulement, le « ressuscité » put articuler ses premières paroles, auxquelles la religieuse répondit (sans rien lui apprendre du reste, tant il avait suivi dans le détail les phases du drame) :
    – C’est à votre Scapulaire que vous devez de n’avoir pas été enterré vivant.

    Voulant témoigner sa reconnaissance à la Très Sainte Vierge, Célestin Guillet pria Dieu de lui faire connaître une Congrégation toute dévouée à la divine Mère et dans laquelle il pourrait La servir, en se sanctifiant.

    Marie lui envoya Mgr Grandin. Conquis par la piété et par la flamme apostolique de l’évêque de Saint-Albert, Guillet demanda d’être aussitôt emmené. C’était en 1867.

    Sur ses instances, on l’envoya faire son noviciat de frère Oblat au lac Caribou (vicariat actuel du Keewatin), mission incomparablement froide, pauvre, isolée où peinait le Père Gasté dans la difficile conversion des Montagnais.

    Le Frère Guillet resta près de quarante ans au lac Caribou, seul à assister le missionnaire dans tous ses travaux. »

    Et pourquoi ne pas mettre un Scapulaire de Notre-Dame du Mont-Carmel à Vincent Lambert ?

    • Soupape says:

      Merci pour Célestin Guillet, né en 1842, à Brains sur les Marches (Mayenne)
      tombé en “léthargie” … pendant 15 jours, …. mais sauvé par son scapulaire ! …

      Merci pour ceux dont la Foi peut déplacer des montagnes …

      Quant à ceux qui ne croient pas pouvoir déplacer des montagnes, qu’ils essaient !!!
      Bien sûr, pour obtenir cette faveur,
      il vaut mieux se reconnaître pécheur, et aussi promettre de se convertir.

      MAIS avec des chaînes de prières … nous vaincrons la culture de mort !!!

  5. Wexler says:

    Bien sûr ! Le scapulaire, la médaille miraculeuse à laquelle je crois beaucoup, l’eau de Lourdes et tant d’autres que la Sainte Maman de Jésus nous a donné. Et mobiliser tous les saints du ciel pour Vincent. Comme Saint Jean Paul II, Jersy Popieluszko, Saint Vincent de Paul…. Tous les priants qui accompagnent Vincent de leurs prières sauront à qui demander de l’aide pour implorer le Seigneur de le protéger de tous ceux qui s’acharnent sur Vincent depuis tant d’années. Ne baissons pas les bras, élevons nos chapelets, en égrenant les Je Vous Salue Marie.

  6. Roland Paingaud says:

    Pour ceux ici qui auraient encore des doutes sur la fausse presse patriotique qui canalise une masse considérable de patriotes candides, Riposte Laïque, après un premier article le 20/05/19 pour donner l’illusion du débat acharné, a mené une campagne de déconsidération des parents ignoble coup sur coup le 21 et le 22/05/19, qui dépasse largement le Monde, Le Parisien, Libération, Le Figaro, Marianne, etc.
    Mes propres commentaires anti-euthanasie en particulier dans le cas de Vincent ont été publiés, jusqu’au moment où j’ai évoqué la judéo-maçonnerie présente à Riposte Laïque même.
    Le commentaire a été censuré, et tous les commentaires déjà publiés depuis le premier article du 20/05/19 rageusement supprimés.

    • Cadoudal says:

      où l on voit qu’il n ‘ y a presque plus de catholiques en France pour défendre la civilisation;

      tout est entre les mains de la Révolution nihiliste , qui veut toujours davantage de décadence.

      l ‘euthanasie , bientôt grande valeur licrasseuse ,républicaine, laïque et obligatoire; avec la sodomie et le métissage.

      • Je ne vois aucune obligation.

        • Roland Paingaud says:

          @ Guignol Cooper
          Vous êtes le faux nom, comme beaucoup d’homosexuels, qui n’ose plus commenter sur Riposte Laïque qui vous a vomis.

  7. Sancenay says:

    Conformément à la Convention du Cidph,ratifiée par la France, Vincent doit pouvoir béneficier d’ une galaxie rééducation adaptée à son cas.Pour cela ,il doit être libéré et conduit dans un établissement idoine. Faute de quoi, Sanchez, et les pouvoirs publics qui le couvrent se rendent coupables de séquestration et de maltraitance qui plus est envers une personne en état de grande faiblesse.On est ici plus proche de la barbarie et du cynisme le plus abjecte que d’ une quelconque “renaissance”.

    • Sancenay says:

      Le mot galaxie venu de je ne sais où, n’ a évidemment rien à faire ici.

  8. Jean-Pierre Lussan says:

    Il faut d’urgence qu’il quitte cet hôpital qui veut sa mort et avant il faudrait lui offrir un voyage à Lourdes

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