Nous retrouvons une petite dizaine de fois dans Médias Presse Infos le nom  de Craig Venter, un chercheur de très haut niveau dont les travaux sont expliqués dans mon ouvrage L’Ultime Trangression. Cet homme est une sorte de génie en génétique et en biologie. Son niveau est tel qu’il fonde le Craig Venter Institute. Il réussira à reconstituer un chromosome. C’est ce qui se nomme la biologie de synthèse. Mais surtout, en 2010, il détricote le génome d’un microbe appelé Mycoplasma Genitalium. Il reconstitue un autre microbe en récupérant 473 gènes. Le nom de ce nouveau microbe est Cynthia. Comme Dieu, il crée ainsi « une nouvelle espèce selon son espèce » comme il est écrit dans la Bible. Puis Venter va plus loin encore : il détermine les gènes basiques pour que la vie puisse exister. Immédiatement ce savant est récupéré par Google comme directeur scientifique.

 Un certain nombre d’associations et de groupes d’études mettent en garde mollement contre un risque de modification des écosystèmes par la bactérie synthétique Cynthia. Or il se présente que ce microorganisme se nourrit de pétrole. A la même époque, une plateforme du nom de Deepwater Horizon explose dans le golfe du Mexique déversant des millions de barils de pétrole couvrant 150.000 kilomètres carrés d’une marée noire. La bactérie est répandue sur la nappe de pétrole. Une boîte de Pandore est ouverte et c’est un nouveau Frankenstein qui est libéré.

La suite est racontée par le site Neo basé à Moscou et spécialisé dans la géopolitique. Le titre de l’article est le suivant : Cynthia: la bactérie synthétique est devenue sauvage. Situation effarante soigneusement dissimulée à l’opinion publique. La bactérie est devenue carnivore par mutation et a commencé à s’attaquer aux baleines et aux poissons qui par dizaines de milliers seront retrouvés morts sur les rivages de la Louisiane puis au-delà. Des milliers d’oiseaux de même mourront. De plus le monstre libéré a commencé à s’attaquer aux hommes. 128 employés de la British Petroléum (BP) se voient atteints d’une maladie inconnue. Bien sûr ces informations sont cachées à l’opinion publique. De plus un certain degré de contagions se ferait aussi par l’intermédiaire de la pluie. La bactérie elle-même pénètre par la peau et libère une toxine qui glisse entre les muscles pour les détruire. Le nom technique médical est celui de fasciite nécrosante. Un nageur de 35 ans s’est vu infecté : il en est mort. Des personnes ont été amputées, parfois de plusieurs membres La contagion se fait par de petites blessures ou l’ingestion de produits de la mer. Mais on voit aussi apparaître des lésions de la peau et des affections respiratoires.

Toute la question est de savoir si le Gulf Stream ne va pas drainer ce microbe vers les côtes de l’Europe ; ce qui pourrait détruire la grande partie de l’industrie touristique et de l’écosystème . En outre, il est évoqué aussi la possibilité de transmission de Cynthia aux animaux domestiques comme la volaille, voire aux plantes. Ce serait alors l’apocalypse. Références :New Eastern Outlook http://journal-neo.org/2016/09/14/cynthia-the-flesh-eating-s/. ou sur Google Flesh eating bacteria.

Quoi qu’il en soit du futur de cette affaire, il est évident que se pose une question très grave : celle des apprentis sorciers. On sait que chaque année depuis 13 ans se déroule à Boston la Compétition internationale de machines génétiquement modifiées (IGEM) ; en pratique la génétique de synthèse qui a vu naître Cynthia. On y voit des étudiants un peu inventifs qui par équipes et en toute tranquillité, bidouillent des microbes ou modifient des organismes. Il y a alors vraiment lieu d’être inquiet quant à l’avenir de l’Humanité si rien n’est fait pour les encadrer sérieusement. Quant à Cynthia ?

Jean-Pierre Dickès

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