Julie Lotz est journaliste indépendante et a réalisé de nombreux documentaires sur l’alimentation et la santé pour la télévision. Elle a mené en 2018, pour France 5,  une enquête mondiale sur le soja et ses conséquences sur la santé, enquête pour laquelle elle s’est notamment rendue en Amérique du Sud, d’où le soja est majoritairement importé. C’est à la suite de ce reportage et à la demande des éditions du Rocher qu’elle a rédigé le livre Planète Soja qui sera en librairie dans les prochains jours.

Le soja n’est pas une plante anodine. Ainsi, à titre d’exemple, boire un litre de jus de soja en deux heures est de nature à déclencher les menstruations d’une femme. Le soja contient en effet des molécules qui ressemblent aux hormones féminines et peuvent avoir un impact sur le système hormonal. Un impact qui se remarque aussi sur la fertilité masculine. Au cours de son enquête, la journaliste va rapidement s’apercevoir que le soja que certains présentent comme une plante miraculeuse est pourtant un perturbateur endocrinien néfaste. Et que des liens sont aussi établis avec des apparitions de cancers. Or, du soja est caché dans le bœuf, le veau, le poulet et le poisson que nous achetons dans nos supermarchés !

La journaliste Julie Lotz va aussi s’interroger sur le très controversé glyphosate, le principe actif du Roundup, cet herbicide conçu par Monsanto, la multinationale américaine spécialiste des pesticides et semences. Car, actuellement, la plus grande partie de la production mondiale de soja est génétiquement modifiée. Un soja OGM, inventé également par Monsanto, pour résister à cet herbicide à base de glyphosate. Les herbicides à base de glyphosate sont aujourd’hui les plus vendus au monde et les plus utilisés sur le soja. Or, en 2015, le glyphosate a été classé “cancérigène probable” par le Centre international de recherche sur le cancer. Ce soja, sur lequel sont pulvérisés des herbicides comme le glyphosate et d’autres pesticides parfois interdits dans l’Union européenne, est importé en masse en Europe – donc en France – pour nourrir nos animaux. Est-il dangereux pour notre bétail ? Et pour nous qui mangeons des produits issus de ces animaux ? Cette enquête remonte la chaîne de production, du lait vendu dans nos supermarchés français au soja produit en Amérique latine. Cette enquête a révélé la présence de résidus de glyphosate dans les seize laits commercialisés en France qu’elle a fait analyser.

Planète Soja, Julie Lotz, éditions du Rocher, 244 pages, 17,90 euros

A commander en ligne sur le site de l’éditeur

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3 commentaires

  1. On peut sans doute faire un rapprochement avec la folie Vegane…histoire de deviriliser un peu plus…

  2. Le produit qui contient le plus de phytœstrogènes du soja est le lait de vache (les vaches étant nourries au soja — OGM du reste). Évidemment le « bœuf » en contient aussi puisque 85 % de ce qui est vendu comme bœuf est de la vache de réforme (qu’on a abattue après l’avoir exploitée, comme une usine, pour son lait pendant quelques années). Si donc l’on ne veut pas consommer de soja, il faut commencer par ne pas consommer de produits laitiers de vache. Ça tombe bien, c’est ce qui est le plus toxique pour la santé.

    En quelques décennies a eu lieu une véritable révolution hormonale : l’âge moyen des menstruations est passé de 16 à 12,5 ans, les pubertés précoces sont un fléau, énormément d’enfants, garçons comme filles, ont des seins, énormément d’hommes présentent une gynécomastie, la poitrine des femmes a gagné 10 cm, la taille moyenne de la population a explosé. En parallèle les cancers hormono-dépendants sont devenus de véritables épidémies.
    On ne peut pas attribuer ces phénomènes au soja. C’est bien le lait de vache qui en est le premier responsable, parce que la consommation de produits laitiers a explosé, du fait d’un endoctrinement permanent pour convaincre que ces poisons sont nos « amis pour la vie ».

    Or, pour produire du lait, une femelle doit être enceinte (je pense que la plupart des gens l’ignorent !!). Une femelle gravide connaît son pic de production hormonale. Ces hormones se retrouvent dans le lait (https://lait.dairy-journal.org/articles/lait/pdf/1996/06/lait_76_1996_6_42.pdf). Dans ce breuvage blanc sale on retrouve aussi les hormones qu’on a données aux mammifères pour les faire grandir, grossir plus vite et pour les faire produire comme des animaux-machines. On est bien des cartésiens.

    Ceux qui arrivent en bout de chaîne alimentaire récoltent tous les poisons qui ont été accumulés au long de la chaîne, c’est ce qu’on appelle la bioaccumulation. Les phytœstrogènes du soja ne sont qu’un détail parmi les autres hormones féminisantes, les antibiotiques, les anti-infectieux (les traites à répétition entraînant des mastites), les pesticides, les métaux lourds, la radioactivité (le lait est le vecteur de contamination n° 1 à Tchernobyl, on le voit dans « le Goulag nucléaire »), etc.

    Les Français consomment très peu de soja directement, mais consomment énormément de produits laitiers (troisièmes consommateurs mondiaux), il faut donc rendre à Lactel ce qui est à Lactel, c’est-à-dire les cancers hormono-dépendants, l’ostéoporose, etc.

  3. je ne mange que très peu de viande, pas de lait, et les fromages et yaourts biologiques de chèvres et de brebis; si tous les français diminuaient leur consommation de viande et allaient faire leurs courses sur les marchés au lieu des grandes surfaces ils se porteraient surement beaucoup mieux ; il faut faire confiance à nos petits éleveurs et à nos petits paysans de proximité.