« Nous ne supprimons pas la prière ; nous n’arrachons pas les calvaires ; nous ne bannissons pas les symboles de la foi ; nous ne muselons pas les paroles des prêcheurs et des pasteurs. Dans notre pays nous célébrons la Foi. Nous chérissons la religion ; nous élevons nos voix par la prière et levons notre regard vers la gloire de Dieu. Chacun en ce jour est uni dans une conviction partagée. Nous savons que notre pays est plus fort, notre futur est encore plus large et notre joie plus grande quand nous nous tournons vers Dieu et lui demandons sa grâce dans nos vies ». « Tel est le chemin que je garderai et que personne ne changera ». Serait-ce un prêtre traditionaliste de Saint Nicolas du Chardonnet qui a prononcé ces paroles ? Que nenni ! Il s’agit du président Donald Trump lors du National Prayer Breakfast. Chaque année depuis 1953, le 4 février une prière officielle est récitée à partir de l’hôtel Hilton de Washington devant des représentants de 100 pays et 3.500 invités. Cette prière couvre 140 pays.

Lors du repas qui suivit à midi, Donald Trump a aussi lâché ce qu’il avait sur le cœur après les deux tentatives successives de destitution (empeachment) diligentés par le parti démocrate. « Tant de gens ont été blessés que l’on ne peut pas laisser continuer de telles manœuvres ». Il s’en est pris aux démocrates et à Romney, le seul de son parti qui l’ait trahi, (« pour nous c’est le Judas de service »). Il les a traités de « gens corrompus et malhonnêtes. Ils ont blessé notre pays et se sont éloignés d’eux-mêmes de la tête de notre grand pays ».

L’année précédente, Nancy Pelosi qui dirige le parti démocrate s’était servi à son profit de cette prière et a osé se référer à sa foi pour justifier des attaques de nature politique au service du mal (en faveur de l’avortement, par exemple). Comment peut-on justifier des choses mauvaises au nom de la foi ?

Trump a accusé le quotidien de gauche Washington Post d’avoir participé à une chasse aux sorcières contre lui en diffusant de fausses nouvelles. La veille, il avait fait part des angoisses et des souffrances qui lui avaient été infligées par celles-ci. On imagine la joie de ses concitoyens devant sa victoire.

En ce qui concerne Nancy Pelosi, des citoyens ont porté plainte contre elle pour « la bouffonnerie digne d’enfants » qu’elle avait eue en déchirant la copie de l’intervention de Trump au décours de son discours au Sénat après que toutes les calomnies contre lui avaient été désavouées.

Jean-Pierre Dickès

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Ce numéro 80 de la revue Civitas est un numéro spécial de 100 pages.

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