Photo des volontaires de Rosa Mystica aux Philippines en 2019

« A quel public s’adresse RM ? » (Alphonse, 16 ans)

A toutes les âmes de bonne volonté ! C’est bien de travailler dans le médical, mais il y a certains postes pour les « profanes ». Sinon, il est conseillé de se débrouiller en anglais, car beaucoup de volontaires sont frustrés de ne pas pouvoir davantage communiquer avec tous les membres de la mission. Cette année 2019, par exemple, nous étions avec cinq Américains, quatre Suisses, deux Moldaves, une Malaisienne, sans compter tous les Philippins et les 25 Français. Et c’est dommage de ne pouvoir parler que de la pluie et du beau temps, alors que nous avons tant d’expériences à partager !

« Le coût du voyage est sans doute élevé ? » (Mme B.)

Les volontaires qui s’inscrivent sont bénévoles et doivent payer leur billet d’avion : selon les saisons, il coûte entre 450€ et 850€. C’est le premier détachement de la mission !

« Quelles sont les conditions matérielles des participants ? » (Alphonse, 16 ans)

Sur place, ils sont logés et nourris. Il faut d’ailleurs reconnaître qu’au fur et à mesure des années, le confort matériel s’améliore… presque trop ! Certains nouveaux, prêts à vivre à la dure, sont déçus de trouver un lit, une douche, et même de la bière certains jours !

« Quels sont les sentiments des missionnaires au début, pendant et à la fin de la mission ? » (Mme B.)

Patrick, jeune médecin suisse, nous donne ses impressions : « Je connaissais un petit peu ce genre d’expérience, ayant déjà travaillé dans des hôpitaux au Pérou. Je m’attendais à quelque chose de précaire, tout en pouvant quand même aider les gens. Mes sentiments étaient donc purement médicaux. Mais petit à petit, au cours du voyage, tout a changé dans mon esprit quand j’ai réalisé à quel point on a eu la chance de lier le travail médical et l’accompagnement spirituel. Jamais je ne me suis senti aussi bien dans ma profession. L’encadrement spirituel (deux messes par jour, chapelet en commun avec les collègues, etc.) était merveilleux, et quelque chose que je ne pensais jamais connaître de nos jours. Cela n’a pas rendu les conséquences médicales plus faciles, mais je suis reparti en me sentant plus fort dans ma foi, et avec plus de courage pour affronter les difficultés quotidiennes de retour au pays. »

« Y a-t-il eu des décès pendant cette mission ? » (Louis-Joseph, 10 ans)

Non, pas cette année, même si nous avons eu beaucoup de gens bien malades. Grâce à l’efficacité des médecins, dès qu’un patient arrivait mal en point, il était très vite pris en charge, ou directement envoyé d’urgence à l’hôpital, aux frais de la mission. Il est évident que la prière incessante des prêtres et des religieuses qui nous accompagnent produit des miracles sur les malades ! De plus, des centaines de patients repartent chaque jour avec la médaille miraculeuse et le scapulaire : ils sont sous bonne protection !

« Pourquoi aux Philippines ? » (Alphonse, 16 ans)

Cette question mériterait le long récit du coup de foudre qu’a eu le docteur Dickès pour les Philippines ! Voici l’explication, en quelques mots : monsieur l’abbé Couture, qui était supérieur du district d’Asie, a contacté le docteur Dickès en 2004, pour lui demander de venir aux Philippines et à Singapour faire une tournée de conférences sur la bioéthique. Le prêtre constatait en effet que la population était encore assez pratiquante, mais sans grand principe de morale. Le docteur a beaucoup hésité, puis s’est envolé avec son épouse vers le soleil levant, sans se douter qu’il commençait un nouveau chapitre de sa vie ! Là-bas, il a d’abord fait son marathon de conférences ; puis un prêtre du prieuré de Manille lui a proposé de participer à une petite mission en montagne, au nord de Manille. Un médecin et une sage-femme ne pouvaient refuser cela ! Ce fut épique, les conditions matérielles étant vraiment rudimentaires. Mais ils entraient davantage dans l’intimité du pays, côtoyant de près la misère et la maladie. Au soir de cette expédition, il y eut la messe et la consécration du village au Sacré-Cœur, ce qui plaçait tout de suite la mission sous le signe de l’évangélisation. Et alors, le docteur se souvient, laissons-lui la parole pour évoquer ce moment : « Je n’oublierai jamais cette messe sur le monde à flanc de montagne, l’autel dressé dans le soleil couchant, surplombant la plaine qui s’enfonçait doucement dans l’obscurité. C’est à ce moment vraiment que l’émotion nous a gagnés, avec mon épouse. C’était comme un coup de foudre ! »
Et c’est ainsi que, les années suivantes, le docteur a décidé de retourner là-bas. Il avait établi suffisamment de contacts pour pouvoir organiser une mission de plus grande envergure.

«  Après un an, les Philippins persévèrent-ils dans la pratique religieuse ? » (Mme B.)

Vous touchez là le cœur du problème ! En effet, les Philippins sont très dociles, pourvu qu’ils aient quelqu’un au-dessus d’eux qui les tire vers le haut. Et ce quelqu’un est actuellement la figure incomparable de Father Tim, cet infatigable missionnaire américain ! Avec une religieuse et les dames de la Légion de Marie, il visite ses ouailles, les enseigne, les encourage à dire le chapelet, et leur promet de revenir bientôt ! Mais à chaque nouveau passage, tous les trois ou quatre mois, le nombre de fidèles tend à fondre comme neige au soleil. Il faut vraiment avoir la foi chevillée au corps pour continuer cette œuvre avec humilité et persévérance. Pendant que Father Tim œuvre là-bas, redoublons de prière pour la persévérance des nouveaux convertis !

« Que signifie Rosa Mystica, quel sens, pourquoi ? » (Servan, 18 ans)

Voici la réponse du docteur Dickès : « C’est Yolly, la secrétaire de la mission, qui m’a proposé ce nom de Rosa Mystica. En 2007 il y avait quatre ou cinq infirmières américaines qui voulaient prendre la direction de la mission. « L’Amérique est le plus grand pays du monde » ; l’abbé Couture leur a précisé qu’il fallait un médecin pour prendre la responsabilité de la mission ; et Yolly une infirmière très dynamique pour l’organisation matérielle et technique. Et l’abbé Couture a dit aux Américaines que si elles n’étaient pas contentes, il les reconduirait à l’aéroport ! C’est donc Yolly, une fois investie de ses fonctions, qui a proposé ce très beau nom qu’elle avait entendu lors des conversations entre ces Américaines. Il y a dans les Litanies de la Vierge une série de qualificatifs : tour d’ivoire, miroir de la sagesse, arche d’alliance, étoile du matin etc. et Rosa Mystica. C’était un très bon choix. Je suis persuadé que c’est grâce à ce nom que la mission a bénéficié d’une protection si spéciale de la Vierge. En effet quand on réfléchit, cette histoire est humainement étonnante.
La mission vit uniquement de l’argent que nous collectons depuis 2008. « Merci à nos si nombreux donateurs, et merci à notre Mère du Ciel qui prend en pitié ses enfants. »

Jeanne de Vençay

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