Introduction

Est-il important de définir ce qu’est « une science » ? Pour l’épistémologue T. S. Kuhn vouloir définir la science (ou une science) masquerait des préoccupations non scientifiques. Il donne l’exemple de la psychologie dont la définition comme science importerait moins que les progrès réalisés dans la connaissance du fonctionnement du psychisme. Pour Kuhn, une science serait « tout domaine ou le progrès est net » !
K. Popper de son côté croyait pouvoir mettre une séparation entre la métaphysique et la science, définissant la première par opposition à la seconde au moyen du critère de la réfutation (la métaphysique, comme les dogmes, ne serait pas scientifique car non réfutable par des procédés rationnels).
Suivi en cela par la grande majorité des scientifiques et des savants des sciences humaines ceux-ci ne craignent pas d’admettre ou d’affirmer, à l’instar de H. Reeves – lors d’une conférence sur les arguments en faveur de la théorie du Big Bang, et se référant à Popper -, que la science n’a pas de rapport avec la vérité, (sous-entendue : la vérité relève de la sagesse, des convictions, de la philosophie, des croyances…).
Ces points de vue, et bien d’autres définitions, qui ramènent l’idée de science à la capacité prédictive ou à la méthode employée (expérimentation, mathématisation, par exemple), sont si contraires à la définition classique de la science, dominée par le réalisme philosophique, qu’il vaut la peine de rappeler en quoi consistait et consiste toujours cette définition, écartée pour des raisons elles-mêmes plus idéologiques que critériologiques, c’est-à-dire réellement scientifiques.
Toutefois, avant d’exposer les critères qualifiant « la science », soulignons encore que la question au singulier (« qu’est-ce qu’une science » ?) pourrait, paradoxalement, insinuer un pluriel, comme s’il n’y avait de « science », que parce qu’il y a des sciences, sciences tournées vers des réalisations pratiques ou techniques, suivant en cela les épistémologues et les points de vue cités, et ceci à l’encontre de l’adage ancien remontant à Aristote (384-322) d’après lequel « il n’y a de science que du général » (Non datura scientia de individuo).
Contre cette interprétation utilitaire et techniciste, faussement modeste à vrai dire – elle a créé l’illusion sociale d’une science toute-puissante et vérifié en un sens le mot de Nietzsche : « le prix du progrès c’est la mort de l’esprit » -, nous voulons opposer la définition et la caractérisation traditionnelle, la seule qui permette de déterminer dans quelle mesure tel champ du savoir peut recevoir ce titre de science, autorisant à dire, par exemple : la physique est une science, la philosophie n’en est pas une, la ou les science(s) économique(s)…, etc.
Si l’on se rapporte d’abord à l’étymologie, celle-ci nous indique que le mot science signifie simplement « savoir ».
En consultant les manuels de philosophie réaliste nous apprenons que la science est une manière particulière de savoir caractérisée par trois critères : 1° la certitude, 2° la connaissance des causes, 3° l’application d’une méthode.
Présentons ces trois notes distinctives, applicables à toute science en tant qu’activité objectivable ou à la science comme qualité d’un sujet intellectuel, avant de montrer que ces critères procèdent et reconduisent à la notion de vérité.

1° Une connaissance certaine

En tant que savoir, la science partage le caractère de la certitude avec la connaissance vulgaire (au sens de connaissance « commune »). Je sais que tout objet abandonné à lui-même tombe (pesanteur), c’est une connaissance ordinaire certaine, pourtant ce n’est pas comme telle une connaissance scientifique. Pour le devenir, cette connaissance devra rendre compte du fait général de la chute des corps exprimé par une loi, c’est à dire par un rapport constant entre deux phénomènes, entre une cause et un effet.
Autre exemple. Nous avons connaissance que telle plante coupe la fièvre, sans savoir ce qu’est la nature de la fièvre ou celle de cette plante. Posséder la science en ce domaine serait être capable de dire, non seulement que cette plante guérit, mais qu’elle guérira toutes les maladies semblables, parce qu’on en connaît le principe actif.
Toutefois, et en dépit de cette différence entre connaissance vulgaire et connaissance scientifique, il importe de noter que ces deux manières de connaître partagent ce double caractère de certitude (état du sujet) et d’évidence (qualité de l’objet) essentiels à tout savoir, certitude et évidence sans lesquelles notre esprit reste indéterminé ou dans le doute.
Penchons-nous un instant sur ces deux notions d’évidence et de certitude que partagent le sens commun et la science en général.
Prenons l’exemple d’une démonstration mathématique. Elle part de prémisses certains et aboutit à des conclusions tirées strictement de ces prémisses. Tout au long de la démonstration l’esprit vérifie l’exactitude des termes qu’il déduit à chacune des étapes du raisonnement se ramenant ainsi constamment à l’évidence de l’objet vu ou pensé et à la certitude qu’en a l’intellect à chaque moment.
Ce fait de l’évidence d’un objet donné à un sujet qui en a une conscience certaine est un fait indémontrable. Il permet de juger, il nous éclaire sans qu’on puisse l’éclairer autrement que par une autre évidence, tout comme la lumière du jour permet de voir et de distinguer la diversité des objets et ne peut être éclairée, si ce n’est par elle-même. Il serait vain de vouloir démontrer l’évident (par exemple l’existence du monde extérieur, le principe de causalité, voir plus bas) au moyen de propositions qui elles-mêmes recourent à cette même expérience première : « c’est une perfection plutôt qu’un défaut de ne pouvoir tout démontrer », écrivait B. Pascal.
Ainsi, faut-il affirmer avec Aristote, Thomas d’Aquin et les philosophes réalistes que « le critérium universel et dernier, marque infaillible de toute vérité et le motif ultime de toute certitude, n’est autre que l’évidence »5.
Toutefois, il est à noter que l’évidence et la certitude se manifestent à travers maintes expériences qu’il faut distinguer : certaines sont limitées au sujet qui les vit : par exemple « je sens, je souffre », elles sont particulières contingentes ; d’autres sont générales et objet d’une démonstration impliquant le fait premier (les trois angles d’un triangle sont égaux à deux droits) ; d’autres enfin sont universelles et employées dans toute science, tels sont les principes d’identité, de non contradiction, de raison suffisante avec ses corrélats : causalité, lois, finalité, cause première.

Vérités premières (métaphysiques) des sciences
I. Identité : toute chose est identique à elle-même, principe qui a quatre corollaires :
1) Non contradiction : sous le même rapport et dans le même temps, une même chose ne peut pas être et ne pas être ;
2) Tiers exclu : de deux propositions contradictoires, si l’une est vraie, l’autre est nécessairement fausse ;
3) Troisième équivalent : deux choses identiques à une troisième sont identiques entre elles.
4) Contenance : ce qui contient une chose contient aussi le contenu de cette chose.
II. Raison suffisante : tout a sa raison d’être ou tout ce qui est a ce qu’il lui faut pour être, soit dans son sens ontologique (origine de la chose), soit dans son sens logique. Appliqué à la réalité concrète, le principe donne immédiatement naissance aux principes de :
1) Causalité : tout ce qui est, et n’a pas de soi ce qu’il lui faut pour être, l’a reçu d’un autre qui est sa cause (moins universel que le principe de raison suffisante car la causalité n’est applicable qu’à ce qui reçoit l’existence, tandis que le principe de raison s’applique à tout être réel ou possible et à Dieu).
2) Lois : dans les mêmes circonstances, les mêmes causes (physiques) produisent toujours les mêmes effets (déterminisme de la nature) ; ce principe fonde le raisonnement inductif. 3) Substance : toute qualité, tout changement suppose quelque chose de durable, dont le phénomène est la manière d’être momentanée, i-e pas de modification sans objet modifié, pas de mouvement sans objet mû, pas de pensée sans être pensant.
Principes directeurs de la connaissance (découlent des précédents) :
– Cause première : toute cause seconde suppose une cause première pleinement suffisante qui tient d’elle-même sa raison d’exister.
– Finalité : tout est produit en vue d’un but (découle du principe de cause première, en ce sens que la fin est la raison qui détermine la cause intelligente à produire un effet, « la cause de la cause » dit Aristote).
– Moindre action : est une conséquence des principes de finalité et de raison suffisante : la nature suit toujours les voies les plus simples et les plus directes, agit toujours avec la plus grande économie de force et de matière ; elle produit le maximum d’effet avec le minimum de cause.
Cf. Ch. Lahr, Manuel de Philosophie, 2ième édition, Beauchesne, 1926, Deuxième partie, section II, chapitre premier – Les principes rationnels ou vérités premières, p. 139.

On avance parfois que les progrès des sciences au XXe siècle et certaines découvertes auraient ébranlé nos certitudes les plus élémentaires : les quantas de Planck (1900) et l’indéterminisme de Heisenberg (1905) auraient mis en cause l’idée que l’on puisse saisir objectivement un objet subatomique du fait de son ubiquité ou de son inexistence avant sa détection, relevant elle-même de la probabilité (fonction d’onde de Schrödinger) ; la relativité restreinte d’Einstein (1905) ferait douter de l’existence d’un temps universel irréversible ; l’incomplétude des systèmes logiques formulée par Gödel prouverait l’impossibilité de tout système d’axiomes à se prouver lui-même, ce que l’on prétend pouvoir étendre à tout système dogmatique.
Indiscutablement ces théories permettent de mieux déterminer les limites de nos connaissances : mettent-elles en cause les principes métaphysiques des sciences ? Aucunement, car ces théories et la démonstration de leurs théorèmes auraient été impossibles sans le recours aux vérités premières métaphysiques qui accompagnent les raisonnements et toutes les démonstrations bien construites : identité, non contradiction, causalité, déduction et induction. Du reste, mais ce n’est là qu’un argument d’autorité, les auteurs de ces découvertes logiques ou physiques n’ont cessé de faire référence à des constantes ou encore à l’idée d’objectivité et de réel ontologique : la vitesse de la lumière qui serait la vitesse maximale dans la théorie de la relativité ; le « mur de Planck » qui limite notre capacité à mesurer l’espace ou le temps ; l’indépendance des objets et lois mathématiques dans le réalisme platonicien de Gödel.
Second trait essentiel de la science, elle cherche à comprendre un fait, un événement, un phénomène, ce que nous pouvons résumer en disant qu’elle est une recherche des raisons ou des causes de ce fait, de cet événement, de ce phénomène.

2° Une connaissance par les causes

Que l’intelligence cherche à comprendre un fait est une façon de dire qu’elle en cherche la raison, terme qui renvoie, soit à l’idée de cause, soit à l’idée de finalité (le pour… quoi), soit encore à ce qui rend possible comme condition ou comme instrument le phénomène en question (soit les quatre causes – motrice, finale, matérielle et efficiente – d’Aristote).
On objectera que cette manière de voir est le fruit d’une conception naïve et d’une illusion car, après analyse, il n’y aurait rien qui ressemble à ce que l’on appelle une « cause » (pensons par exemple aux phénomènes climatiques qui ne semblent être que la réunion de multiples facteurs ou conditions sans cause exclusive déterminée). Telle est la critique des philosophes modernes qu’ont repris beaucoup de scientifiques, du moins lorsqu’ils sont questionnés sur leur épistémologie, car en pratique, ils recherchent tout bonnement le ou les facteurs causaux des objets qu’ils étudient.
Cette remise en cause de la notion de cause remonte aux sceptiques Grecs et dans les temps modernes à D. Hume (1711-1776), empiriste anglais pour qui la causalité est une illusion sans réalité objective, ne s’expliquant que par l’habitude d’associer des événements qui se produisent souvent ensemble.
Chez Kant (1724-1804) et chez les auteurs qui comme lui soutiennent que la science ne traite que des phénomènes représentables (dits « phénoménistes »), la cause est insaisissable par l’entendement, c’est une énergie, une force comparable à la volonté et à la liberté humaine, notions qui relèvent de la métaphysique et non de la science positive ; cette dernière se bornant à constater les antécédents et les conséquents de faits tangibles et mesurables.
Au XIXe siècle l’empiriste J. Stuart Mill (1806-1873) est allé jusqu’à soutenir que les axiomes de la géométrie – par exemple, deux droites ne peuvent se couper qu’en un seul point -, et même le principe d’identité (A est A), ne sont que des généralisations d’expériences particulières. Il n’y aurait donc ni causalité objective, ni principes réellement universels, la science serait toujours relative et provisoire.
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Pour répondre à ces objections, il faut être attentif à deux aspects de la notion de causalité :
1) l’antériorité de la cause par rapport à l’effet considéré : en ce sens la cause est le phénomène nécessaire et suffisant déterminant l’apparition d’un autre phénomène (sens empirique et phénoménal).
2) la force exerçant l’action effective (« l’influx efficace » cf. Ch. Lahr) : c’est la raison ou cause réellement suffisante du phénomène (sens métaphysique).
Les positivistes et les phénoménistes ne veulent retenir que le premier aspect, le rapport antécédent-conséquent.
Or, s’il est vrai que, dans certains cas, la ou les causes d’un phénomène sont difficiles à isoler – soit en raison de la complexité du fait étudié, soit parce que la science du moment et ses instruments sont insuffisants -, il est en revanche erroné de penser que la causalité est une simple illusion (Hume et certains empiristes), ou même une réalité étrangère et insaisissable pour notre entendement (Kant et les positivistes).
En effet, nous avons une idée claire et objective de la causalité et nous pouvons pour ainsi dire démontrer qu’elle n’est ni illusion ni un noumène obscur derrière le phénomène.
En premier lieu, des concomitances répétées ne peuvent justifier de faire de la causalité une simple association mentale liée à une habitude.
Nous faisons l’expérience de phénomènes qui se répètent ensemble de manière quasi constante et cependant nous sommes loin de toujours conclure qu’ils ont un rapport de cause à effet. Pour le dire d’une boutade, le coq chante au matin depuis la nuit des temps, mais il n’est venu qu’à l’esprit des poètes de dire que le coq fait lever le soleil. Au contraire, d’autres phénomènes très capricieux et sans rapport visible ont pu être reliés par une même cause identifiable après recherche systématique et grâce à la connaissance de certains lois établies. Ainsi, en dépit de l’absence de lien évident, on a pu établir que les phases de la Lune sont la cause des marées sous l’effet de la loi de la gravité. Remarquons aussi que l’enfant dès son plus jeune âge, bien avant de contracter des habitudes d’esprit, répète inlassablement ses « pourquoi », alors que l’association répétée n’a pas encore eu un rôle important dans la formation de ses idées (notons au passage que ce besoin de comprendre tend à montrer que la raison possède un sens inné de la cause finale et du caractère transcendantal des concepts, témoignant par-là de la nature spirituelle et immatérielle de la raison).
En second lieu, et c’est le point essentiel, la cause ne se réduit pas à la relation d’antécédent à conséquent constants, elle implique aussi l’idée d’une force capable de produire la chose ou le fait, force dont nous avons l’expérience intime.
Bien que nous ne puissions appréhender de manière sensible le moteur qui produit l’action d’une chose sur une autre – qu’est-ce qui provoque la croissance des végétaux, le développement d’un embryon, le mouvement des êtres vivants ? –, nous avons néanmoins une expérience d’une force qui est aussi le moteur d’une causalité : c’est notre volonté d’agir et de penser ou de faire effort pour traduire en actes ou en paroles cette même volonté.
La cause en tant que qu’énergie ou moteur est sans nul doute un fait métaphysique, il ne nous est pas pour cela étranger comme nous le signale la conscience de nos actes. Dans cette expérience nous tenons en une même aperception, l’enchaînement objectif perceptible de la cause à son effet et la cause immatérielle, stable, substantielle et permanente qui le produit, notre volonté. Or, c’est cette même relation que nous expérimentons chez d’autres sujets actifs (hommes, animaux et même végétaux), mais aussi entre des phénomènes physiques qui sans posséder une cause volontaire immédiate procède d’une loi intelligible qui articule une identité objective bien définie à une autre.
Terminons en disant que s’il était vrai que la cause n’est qu’une spéculation indémontrable, il faudrait admettre qu’il y a des phénomènes sans cause(s) ou des faits soumis à des causes contradictoires – au sens strict de ce mot, par exemple soutenir simultanément que les marées s’expliquent et ne s’expliquent pas du tout par la gravité, que je suis l’auteur et pas l’auteur de mes actes etc.-. Dans ce cas, ce que l’on nommerait science ne serait qu’un amas d’associations accidentelles provisoirement reliées d’une valeur subjective, ce qui est peu ou prou la conclusion à laquelle conduisent les épistémologies de K. Popper (1902-1994) – en dépit de sa revendication de « réalisme » – ou de T. Kuhn (1922-1996) (la notion de « paradigme scientifique »).
Contrairement à ce que soutiennent les auteurs précédemment cités, la causalité n’est pas le produit d’une illusion liée à nos habitudes et à nos associations mentales, c’est un fait objectif d’évidence immédiate et première, à l’instar de l’évidence du monde extérieur et des premiers principes, et sur lequel on ne saurait abuser le sens commun9.
Bacon (1561-1626) qui a pourtant contribuer à restreindre la science à l’expérimentation physique – « Physique méfie-toi de la métaphysique »-, n’en déclarait pas moins que « la science véritable est la science par les causes » (Vere scire, per causas scire).
Affirmons donc que le second trait d’une science est d’être une connaissance par les causes : « Nous savons une chose d’une manière absolue, écrit Aristote, quand nous savons quelle est la cause qui la produit, et pourquoi cette chose ne saurait être autrement » (Second analytiques I, 2, 71, et I 33, 88).
Le caractère méthodique de la science est le troisième critère, caractère qui la distingue de la connaissance empirique et de la connaissance vulgaire (ordinaire).

3° Une connaissance méthodique

Qu’est-ce que la méthode ? « Au sens général du mot c’est l’ordre à mettre dans la série de ses différents actes pour atteindre une fin déterminée. »
En science, la méthode est « l’ensemble des procédés que doit employer l’esprit humain dans la recherche et la démonstration de la vérité. »
Précisons pour mieux faire apparaître la signification et la place de la méthode dans les sciences.
L’étude du fondement des sciences, de leur rapport à la vérité et du critérium de la vérité et de l’erreur est la logique critique ou critériologie, ou encore épistémologie. Nous en donnons ici un aperçu en rappelant les critères généraux de la science.
L’étude des conditions idéales – leur légitimité (droit), non les conditions de leur existence (fait) – du raisonnement est l’objet de la logique dite formelle : elle traite des règles de la pensée dans les raisonnements rigoureux, indépendamment de tout domaine concret : la déduction, le syllogisme et ses nombreuses modalités.
Puis, pour établir une vérité (loi, cause, fait réel), chaque domaine du savoir est contraint par l’objet même qu’il étudie, autant que par les règles de la logique, d’où le nom de logique spéciale ou appliquée, ou encore de méthodologie, réservée à l’étude des procédés qui s’imposent à l’esprit lorsqu’il étudie un champ particulier du savoir.
Rappelons certains des procédés caractéristiques situés aux principaux embranchements de l’arbre de la science.
Les mathématiques s’intéressent aux quantités et aux formes, abstraction faite de la nature des choses. Elles procèdent par définition (vérité générale résultant parfois d’une analyse), par axiomes (principes évidents indémontrables qui s’appliquent à toute espèce de grandeur), postulats (étymologiquement « je demande » que l’on m’accorde, ex. : postulat des parallèles d’Euclide), démonstrations déductives dont les procédés se ramènent essentiellement au syllogisme.
Les sciences physico-chimiques étudient des faits concrets et contingents dont elles recherchent la cause et la loi générale dans des circonstances accidentelles variables : chaleur, électricité, pesanteur… ; leurs variations quantitatives en ce qui concerne la physique ; les transformations moléculaires pour ce qui regarde la chimie.
Elles partent de l’expérience et s’élèvent du fait particulier à la loi générale, méthode dite inductive consistant à isoler le facteur causal par la variation des conditions de l’expérience (addition ou suppression, modulation de l’intensité des facteurs en jeu pour trouver la raison suffisante de l’effet). L’induction scientifique comporte quatre moments : l’observation, l’hypothèse (a priori ou tirée de l’expérience), la vérification par une expérience contrôlée ou expérimentation, l’induction proprement dite ou généralisation à tous les objets ou à tous les faits semblables, des propriétés reconnues à un certain nombre d’objets ou procédés.
Les sciences biologiques (zoologie, botanique, génétique,…) étudient l’anatomie des êtres vivants, leurs organes et leurs fonctionnements (physiologie) et les classent en espèces et variétés. Elles appliquent la méthode expérimentale dont nous venons de parler et emploient également l’analogie (que l’on retrouve dans toutes les sciences et dans les arts également), raisonnement consistant à conclure des ressemblances apparentes à d’autres non observées ou à une identité de fonctionnement (ex. la reconstitution d’un animal à partir d’un fossile sur le fondement de la loi de corrélation organique par Cuvier, justifiée par la découverte du Paléothérium quelques années plus tard).
Les sciences morales et sociales ont pour objet l’homme, être intelligent, libre et cause responsable de ses actes. Elles étudient les lois qui régissent les manifestations de cette activité morale (faits psychologiques et relations entre personnes), d’où les sciences psychologiques, historiques et sociales.
La subdivision des sciences morales peut également être faite en distinguant le point de vue positif (ou descriptif), qui constate les faits et essaie d’en déterminer les lois, et le point de vue normatif, dans lequel on s’efforce de découvrir ou de systématiser les règles que l’homme doit suivre pour atteindre ses finalités les plus hautes, conformes à sa nature d’être libre et doué de raison. Néanmoins, il importe de souligner que le caractère impératif de la norme, objet d’un choix libre, n’est pas purement conventionnel car celle-ci a un lien étroit avec les lois de la nature physique ou morale (inclinations profondes de la nature humaine). C’est faute de voir ce lien et certaines constantes que l’on a souvent refusé à ces disciplines le titre de sciences, en ne voyant dans leurs conclusions que des opinions. Les sciences morales sont pourtant à même d’identifier des causes et des lois nécessaires des comportements individuels ou collectifs, souvent avec une surprenante prévisibilité, signe qu’elles obéissent à des lois générales.
Les procédés des sciences de la nature s’appliquent aux sciences morales jusqu’à un certain degré et si l’on adapte certaines données factuelles. En psychologie, en histoire et en sociologie des faits tangibles peuvent faire l’objet d’expérimentation, d’induction et d’analogie, et l’on parvient à dégager les facteurs déterminants de certains phénomènes, bien qu’ils soient souvent plus nombreux et plus compliqués (ex. pénurie ou demande de certains produits et hausse de leurs prix, pour le cas le plus simple). En morale et en science politique, la déduction n’a rien d’exceptionnel car l’expérience et l’introspection aboutissent à une connaissance du corps et de l’esprit humain, et par là-même à la connaissance des relations humaines lesquelles permettent de dégager des lois de comportements des individus ou des corps sociaux.
Pour terminer ce tour d’horizon, insistons sur le fait que la philosophie et la théologie doivent aussi recevoir le titre de science.
La philosophie ne peut pas ne pas être une recherche d’identités et des causes, bien que son champ d’études soit le plus vaste qu’il soit, le réel tel qu’il s’offre à nous. A cet égard, comme l’écrit H. Collin, « Science et philosophie ne se distinguent pas tant par les choses qu’elles étudient (objet matériel) que par l’aspect sous lequel elles considèrent les choses (objet formel) » et par suite elle est « la science la plus élevée et la plus parfaite et l’on comprend sans peine qu’il ne peut y en avoir qu’une, comme il n’y a qu’une physique, qu’une chimie, etc.- de même qu’est unique l’ordre intime de l’ensemble des êtres qu’elle prétend exprimer. »
Certains objecteront peut-être que sa recherche n’aboutit à aucune certitude et que par là elle est subjective et vaine. C’est là une vue tout à fait erronée et partiale. La philosophie est en possession de vérités d’évidence certaines. Elle emploie les premiers principes et dégage des vérités physiques et métaphysiques relatives à la nature, à l’homme, aux origines (« tous les hommes ont une conscience », « tous les hommes sont mortels », etc.). Par ailleurs, elle impulse les travaux des sciences particulières (comme ce fut le cas historiquement), s’appuyant ensuite sur leurs résultats pour examiner leur validité métaphysique et tirer d’éventuelles conclusions générales.
Mais le point le plus important sur lequel il faut attirer l’attention est le fait que la métaphysique ou philosophie première est le plus haut degré d’abstraction dans la connaissance intellectuelle plus abstrait que celui des mathématiques et de la physique pure. En effet, qu’est-ce qu’un concept si ce n’est un produit de la raison capable de refléter ou de saisir l’ordre même du réel visible (sciences physiques ou mathématiques) ou invisibles (métaphysique) ? Or, contrairement à l’idée que l’on s’en fait habituellement, un concept n’est pas une figure, un schéma plus ou moins précis ; l’image du concept n’est pas l’origine du concept mais son produit, le résultat d’une activité intellectuelle elle-même immatérielle qui révèle la nature active (force) immatérielle de la raison d’où provient l’aptitude à former des concepts abstraits (le scalpel de l’âme c’est l’âme). Par conséquent, il revient à la science qui étudie cette instance ultime par lesquelles les sciences et leurs critères sont jugés, c’est-à-dire la raison, d’être aussi la science la plus haute dans l’ordre naturel. Dire que la métaphysique est le savoir le plus abstrait, c’est donc aussi dire qu’elle est la science des sciences.
La philosophie n’est pas un savoir encyclopédique ou une systématisation (A. Comte), elle n’est pas davantage cette “sagesse” quelque peu triviale et insipide comme se plaisent à la qualifier certains scientifiques et philosophes (J. Piaget par exemple), faisant quelque peu injure simultanément à la science philosophique et à la vraie sagesse (dans son sens théologique), puisqu’ils assimilent la philosophie à une sorte de vague culture plus ou moins fondée sur des expériences, ou à un ensemble de convictions personnelles ou collectives, au fond assez pauvres, qui seconderait les sciences positives (surestimées).
Combien plus profonde est la pensée d’Aristote affirmant dans Ethique à Nicomaque : « Il est clair par conséquent que la sagesse doit être la plus rigoureuse des sciences », indiquant par là que l’esprit pur est à la source des sciences et de leur véritable rigueur.
Quant à la théologie, science de Dieu, elle « n’a pas d’autorité sur les principes immédiatement évidents d’où procèdent la philosophie » (H. Collin), parce qu’elle œuvre à partir des vérités surnaturelles révélées, mais c’est sans crainte d’arbitraire car la raison garantit par des motifs établis sur une certitude intrinsèque (les vérités métaphysiques et les vérités de raison, vues précédemment ; en particulier l’histoire qui a les caractéristiques des sciences morales) et sur une certitude extrinsèque (la force du témoignage historique, la pérennité et autorité de l’Eglise, les miracles, la mystique).
Après, ce rapide survol des méthodes des sciences, achevons en rappelant que les hypothèses et les lois démontrées peuvent être réunies en un tout plus ou moins systématisé que l’on nomme théorie, c’est-à-dire un ensemble d’hypothèses, de règles logiques et de connaissances vérifiées.
Une des grandes questions de l’épistémologie a été celle de savoir si ces lois ou ces théories peuvent être dites « vraies », la science n’étant jamais achevée quelle que soit sa capacité à acquérir des certitudes
C’est sur cette question du rapport des sciences à la vérité que nous conclurons après avoir donner une réponse à la question initiale.

Conclusion

Nous l’avons dit, pour définir ce qu’est « une science », il faut d’abord caractériser l’essence de « la science », comme activité objective ou comme disposition et vertu de l’esprit.
Qu’est-ce que la science objectivement parlant ? Avec le P. Ch. Lahr nous répondons que la science est « un système de propositions rigoureusement démontrées, constantes, générales, reliées entre elles par des rapports de subordination. ».
Cette définition a l’intérêt de montrer qu’il n’y a science que lorsque sont réunis (ensemble) : une certitude fondée, la recherche et l’établissement des lois causales et une méthode conforme à l’objet étudié.
A présent répondons à la question « qu’est-ce qu’une science ? »
« Une science est un ensemble de connaissances certaines, générales, méthodiques, se rapportant à un objet déterminé. »
Ces définitions et les critères présentés apportent-ils un éclairage sur le problème du rapport des théories scientifiques, de la science, à la notion de vérité ? Que faut-il entendre par vérité ?
On s’accorde à définir la vérité, soit comme la conformité de l’intelligence – qui constate et juge – avec ce qui est (objets des sens ou objets de pensée), soit comme le réel lui-même, jusqu’à qualifier de vérité la source de tout réel.
Or, les trois critères brièvement présentés ici, inséparables de toute activité scientifique, font chacun état de la mise en adéquation de l’esprit avec l’objet de sa recherche, autrement dit expriment la vérité dans son sens logique ou dans son sens ontologique.
La quête de la certitude répond au besoin qu’à l’esprit de connaître de manière assurée. Mais pourquoi une telle recherche si ce n’est pour satisfaire, soit des fins sensibles et utilitaires prochaines, soit pour répondre à un désir plus profond de vérité susceptible de combler tout l’être ? La certitude témoigne de ce que la science est une quête de l’adéquation de la pensée avec ce qui est, ceci en vue de la possession effective d’un bien sensible ou intellectuel.
La recherche des causes réelles vise justement à acquérir les certitudes et les biens que procure la connaissance. La recherche des causes est donc elle-aussi une recherche de ce qui est adéquate au jugement. Cette quête ne saurait s’arrêter aux causes et aux réalités physiques, c’est pourquoi la recherche des causes ne s’entend pas seulement des vérités logiques ou physiques mais également des causes de plus en plus abstraites, premières ou métaphysiques. La notion de cause nous montre à son tour qu’en cherchant des vérités limitées, la science ne peut manquer de remonter aux premiers principes et même aux vérités éternelles et immuables capables de répondre à notre quête de vérité ou d’absolu.
La méthode enfin exprime elle aussi que l’objet d’étude impose son ordre au sujet connaissant exigeant des dispositions et des moyens propres à trouver les causes et les lois qui régissent les choses ou les êtres étudiés. La méthode doit être adéquate à ce qui est étudié, elle provient de la nécessaire adaptation des procédés avec ce qui est, autre expression de la vérité logique et ontologique.

Annexe : Evidence et certitude

Trois ordres de vérités et par suite trois ordres d’évidence et de certitude :

Certitude métaphysique : se caractérise par le caractère inconcevable de sa contradictoire : le tout est plus grand que la partie, 2 × 2 = 4. « Ces vérités sont perçues par la raison, l’évidence et la certitude qu’elles engendrent sont dites métaphysiques »

Certitude physique : a pour caractère d’être contingente, exemple : le soleil brille ; cette propriété pourrait ne pas être attribuée au soleil (par ex. il se peut qu’un jour le soleil s’éteigne). Ce sont des évidences physiques ou empiriques, leur contraire est simplement le faux, à un moment donné.

Certitude morale : relève d’une loi qui caractérise la nature humaine intelligente et libre. Exemple : l’homme tend au bonheur ; l’homme est soumis à la loi du devoir.

*

Evidence immédiate : (physique, métaphysique ou morale) : perçue du premier coup d’œil sans recours à aucune autre évidence intermédiaire : il fait jour, une chose ne peut pas à la fois être et ne pas être.

Evidence médiate : mise en lumière par une autre vérité, par la démonstration : l’ascension des liquides dans le vide est due à la pression atmosphérique, le théorème de Pythagore, ou la victoire de César sur Pompée sont des vérités médiates respectivement physique, métaphysique et morale.

Evidence intrinsèque est perçue directement dans l’objet médiatement ou immédiatement, l’évidence extrinsèque est celle qui est perçue non dans l’objet mais dans l’autorité de celui qui l’affirme, telle est l’évidence des vérités historiques.

Cf. Synthèse à partir de Ch. Lahr, Manuel de philosophie, Beauchesne, 1926, p. 448.

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67 commentaires

  1. Soupape says:

    1 – Il y a science … lorsqu’on commence à relier … un assez grand nombre de faits entre eux …

    2 – Toutefois AUCUNE science n’est complète … Il reste toujours des points à éclaircir …

    3 – Aucun discours à prétention scientifique … ne peut se passer d’axiomes …
    qu’il est TOUJOURS nécessaire … d’admettre A PRIORI … pour pouvoir faire des démonstrations …

    car une dé-monstration consiste … à utiliser des “certitudes” … (supposées comme telles)
    pour EN Dé-DUIRE de nouvelles certitudes …

    4 – La Raison rigoureuse, au sens mathématique du terme,
    n’apporte donc rien d’autre … que ce qu’on a admis … a priori !

    Si on « croit » en Dieu, l’usage de la Raison … nous répète que Dieu existe.
    Si on n’y « croit pas », l’usage de la Raison … nous répète que Dieu n’existe pas !

    Donc la Raison n’est pas une preuve …
    C’est un simple outil de dé-duction …
    et pour que cet outil fonctionne, … il faut l’alimenter en axiomes ! …

    Ceux qui ne veulent RIEN admettre a priori … ne sont pas plus malin que les autres …
    Ils se condamnent donc au silence complet …

    Dire quelque chose, c’est y CROIRE : …
    … on croit à des théories scientifiques … ou on n’y croit pas ;
    La croyance … est donc l’acte fondamental de la pensée …

    5 – Lorsqu’on donne à la Raison … le sens PLUS ETENDU …
    de l’ensemble de nos facultés d’appréciations,
    dans lesquelles entrent la sensibilité, l’émotion artistique, etc …
    on peut avoir l’impression … de démontrer que Dieu existe … “en remontant les causes”.

    Mais ce « raisonnement » reste une croyance :
    car il repose sur l’émotion … devant la Splendeur de l’Univers,
    ce qui revient à prendre cette émotion … pour un axiome.

    Donc personne … ne peut échapper aux axiomes … Il n’y a PAS de raison pure …

    6 – Ce qui est premier dans la connaissance … c’est la RELATION du sujet et de l’objet

    Il n’y a donc pas de connaissance purement « objective » …

    Il faut toujours une Relation …

    Ainsi, ce qui est premier … dans notre connaissance de Dieu …
    nous vient exclusivement des Paroles … qu’IL a pris l’initiative de nous adresser,
    et de l’approfondissement du sens … de ces Paroles …

    7 – Il semble particulièrement souhaitable
    de demander à Dieu Lui-même … l’approfondissement du sens de Ses Paroles

    En effet, cette attitude de DEMANDE, est particulièrement bien décrite dans

    a) la Prière du long PSAUME n°119 (prendre le temps de tout lire … de Aleph à Tav) ; ….

    b) la Prière résumée dans le court Chapitre 42 du Livre de Job

    c) la PREMIERE Béatitude : beati pauperi spiritu …
    dont le sens est le suivant :

    Heureux ceux … qui n’ont PAS la tête pleine de certitudes …
    et qui les demandent à Dieu …

    Car Dieu ne peut RIEN apprendre … aux têtes PLEINES d’idées préconçues …
    Selon ces idées préconçues … il n’y a pas de place pour Dieu … à l’Hôtellerie …

    Dieu ne peut enseigner … que ceux qui savent reconnaître … qu’ils ne savent presque rien …

    “Je SAIS … que je ne sais rien” … telle est souvent …
    la conclusion de nombreuses années de recherches scientifiques ! …
    Voilà le commencement de la Vérité …

    8 – Le Dieu des déistes, … (appelé aussi gadlu … par certains fron-massânes), …
    est l’Être Suprême hypothétique … qui aurait inventé la parole,
    mais qui Lui-même … ne nous parlerait jamais
    ni de Lui … ni de Nous …

    Ce Dieu là … n’est PAS le Dieu des Apôtres de Jésus-Christ … qui lui-même priait son Père.

    9 – Une preuve que l’Univers est habité … par une Présence d’Amour,
    est celle qui se déduit du fait … que l’Homme … malgré son Péché …
    a conservé en partie … la faculté d’Aimer …

    Cette faculté, … qu’AUCUN homme n’a inventé,
    mais que CHAQUE homme vivant … a reçue,
    nous vient … de ce que nous-mêmes … avons été aimés … par nos parents …
    lesquels nous ont ainsi … appelés à la Vie …

    si bien qu’en remontant les générations … il faut que le premier homme
    ait été Aimé … par Dieu Lui-même, … qui le premier … l’a éveillé à la Vie !

    Depuis lors, l’homme est resté marqué … par ce PREMIER REGARD, …
    … tout comme le rayonnement fossile à 2,7 °K … qui remplit l’Univers …
    témoigne de la température élevée … de l’Univers primitif …

    • Pierre Mary de Montamat says:

      Il faudrait peut-être décompresser un peu, car vous tournez toujours autour de votre fidéisme qui devient agaçant par son rabachage. Essayez de trouver autre chose à dire…
      Lisez par exemple Aeterni Patris.

      • “La Raison rigoureuse, au sens mathématique du terme,
        n’apporte donc rien d’autre … que ce qu’on a admis … a priori !
        Si on « croit » en Dieu, l’usage de la Raison … nous répète que Dieu existe.
        Si on n’y « croit pas », l’usage de la Raison … nous répète que Dieu n’existe pas !”

        Non point. Et c’est intéressant que vous remontiez à ce niveau originel.
        La raison rigoureuse apporte des faits indiscutables au degré où on les considère. C’est indiscutable, vrai, fondé, à tel degré, qui nous intéresse.
        Vous savez qu’on ne peut ni affirmer Dieu ni le nier, puisque la définition qu’on en donne est un déjà fort variable. Il s’agirait de définir. Or, définir Dieu n’est étymologiquement pas possible. Une définition ne serait ici qu’une vue générale (par exemple “être suprême ayant ceci et disposant de cela”): on n’a pas là une définition. On a des hypothèses vagues. Si l’on donne toute la suite des affirmations de l’Eglise catholique, on s’en rapproche, sans toute fois tenir de définition.

        Quant à affirmer qu’on affirme l’existence de Dieu parce qu’on y “croit”, c’est avoir… une croyance. Car la Foi n’est pas une croyance en réalité. C’est une certitude. On ne nie plus le soleil quand on l’a vu.
        Pouvez-vous nier l’existence du soleil ?
        Non.
        L’existence du soleil est indiscutable. Mais on peut discuter de la nature du soleil. Ce qui amendera l’idée qu’on s’en fait. Cela ne niera pour autant pas le soleil.
        Si vous croyez en la shoah sans la démontrer, et sans qui plus est la définir, vous êtes dans la croyance.

        • Pierre Mary de Montamat says:

          Cher ami, je vous conseille de ne pas vous en tenir à ce bavardage tout juste bon pour un débat sur les mainstream ou au café du commerce.
          Rentrez donc en philosophie en lisant les livres que j’ai indiqués et vous comprendrez que s’en tenir à la rigueur mathématique pour sa propre raison est un crime d’amputation.
          On parvient à des certitudes en réfléchissant, sans faire intervenir la foi en tout.
          Il y a même des vertus intellectuelles à acquérir, précisément pour assouvir notre soif de vérité.
          Reportez-vous à l’auteur que j’ai indiqué sur ce sujet et vous serez comblé. Mais ne réfléchissez pas à partir de prémisses hasardeuses.

        • Soupape says:

          1 – Je n’arrive pas à voir … où vous voulez en venir …

          Pour vous résumer la situation ..
          cela fait bien longtemps ….que je n’éprouve plus …
          le besoin de démontrer “l’existence de Dieu” …

          2 – Au cours d’un raisonnement, la raison ne doit RIEN ajouter aux axiomes …
          ou alors le raisonnement serait inexact …

          Donc les axiomes sont … indispensables pour raisonner …
          Mais un raisonnement correct … ne doit rien leur ajouter

          Bien sûr, Il n’est pas interdit d’augmenter ou de diminuer le nombre des axiomes …
          si on s’aperçoit qu’on arrive … à des conclusions non satisfaisantes …

          Il n’est pas non plus interdit … d’en réviser la liste …
          si nos axiomes se contredisent ….

          3 – Je crois (c’est à dire : je suis certain)
          dans le Dieu des Apôtres de Jésus-Christ … qui Lui-même priait son Père

          parce que je me suis RENDU COMPTE …
          que les Evangiles racontent des histoires Vraies … réellement VECUES …

          Tout simplement …

          Il serait trop long … et inefficace … d’essayer de vous l’expliquer en détail …

          Indication : .. imaginez que vous ayez été … un miraculé …

          4 – La marche à pied … se démontre … en marchant …
          (aucune allusion à lr em, “l’arrêt public emmerdant” !)

          Il n’y a aucun besoin … de démontrer intellectuellement … qu’on marche à pied …
          puisque c’est un fait premier … donc un axiome …

          Si vous tenez absolument … à le démontrer intellectuellement,
          libre à vous de créer … un système d’axiomes pour cela …

          5 – Le Dieu des Apôtres de Jésus-Christ …
          n’est pas une idée, mais une Personne …

          6 – Cette personne REPOND … à ceux qui lui demandent sincèrement …
          de comprendre ses Paroles …

          Faites l’expérience ! … Commencez (ou recommencez) à parler à Dieu …
          comme ça vous vient …
          (vous direz le Notre Père quand vous l’aurez compris …
          Dieu n’a pas besoin … qu’on lui récite des formules de politesse)

          Puis allez lire les Evangiles … et tout en lisant, …parlez à Dieu ..

          Personnellement, ce processus m’a pris une décennie …

          Peut-être étais-je bouché … comme le dit Jésus aux disciples d’Emmaüs …

          Mais Dieu est patient … avec les lourdauds …
          On peut trouver le temps long …
          mais Dieu a besoin de temps … pour nous “dessaler” …
          et nous préparer … à recevoir ses réponses …

          Si vous persévérez dans vos demandes … Dieu vous exaucera …

          Vous constaterez alors la merveilleuse cohérence spirituelle des Evangiles.

          7 – A tout hasard, … commencez par lire les Actes de Apôtres,
          puis lisez les 3 Evangiles synoptiques (Matthieu, Marc et Luc)
          et quand vous aurez commencé à comprendre …
          vous pourrez aborder … petit à petit … l’Evangile de St-Jean

  2. Fort intéressant développement très pédagogique et utile mais qui nécessiterait pour l’auteur de lire Bruno Latour ‘Nous n’avons jamais été modernes’ et ‘Pandora’s Hope’…L’expression “l’adéquation de la pensée avec ce qui est” ne laisse pas de poser des tas de problèmes…

    • Pierre Mary de Montamat says:

      Vous avez parfaitement raison sur la difficulté à comprendre cette grande définition de la vérité, et je maintiens que R Verneaux a donné là dessus les explications nécessaires et suffisantes dans les ouvrages déjà cités, auxquels il convient de rajouter, me semble-t-il, ses ‘Histoire de la Philosophie’ (Moderne et Contemporaine) qui nous exposent les suites du drame.
      Un seul regret à propos du Ch. Verneaux, c’est qu’il ne se soit pas plus penché sur le nominalisme qui marque le début du déclin du réalisme, car il nie l’accès à l’universel et sonne ainsi la fin de la science au sens aristotélicien du terme. Il est clair qu’en niant l’abstraction, l’accès à l’universel, il n’y a plus de connaissance possible – hormis de dire le fait ou l’enchaînement des faits, ce à quoi se réduit la Science, idole de la Modernité. Déjà, Kant avait très bien compris celà avec son ‘phénomène’ et son agnosticisme métaphysique.
      La chose la plus impressionnante est de se pencher sur la suite du drame, une fois qu’on en a compris les prémices et exploré le déroulement, avec l’anéantissement de toute pensée chez M Foucault, prolongé par G Durand, P Veyne et M Maffesoli. Contre le rationalisme déclinant, ce dernier revendique ‘la force de l’imaginaire’, avatar ultime de la non-pensée. Finalement, je leur préfère nos bons vieux sceptiques…
      Désolé, je ne connais pas B Latour. A découvrir ?

    • Henri Philipp says:

      Le propos de l’article est justement de rappeler qu’une science ce n’est pas un seulement un fait sociologique ni un produit du milieu (Kuhn) ou de l’évolution (Popper).
      C’est sur les notes essentielles de la science que l’article est ciblé.

      Que “l’adéquation de la pensée à ce qui est” pose problème, sans doute, mais ce principe n’en est pas moins inévitable, bien qu’on sache que le phénomène n’est pas dans les choses comme dans la perception ou la représentation, car l’intelligence parvient à saisir le concept et ses lois.
      Les opposants au réalisme paraissent raisonner comme si le sujet devait connaître à la manière de Dieu : l’objectivité est plus modeste mais pas moins effective.

      Voilà une citation de l’abbé Moreux dans Pour comprendre Einstein qui dit cela très bien :

      « La substance ne se manifeste vraiment que par les effets qu’elle exerce sur notre moi : elle y provoque des états de conscience qui, en aucun cas, ne sauraient nous donner une représentation adéquate du monde extérieur. C’est aujourd’hui vérité banale que d’affirmer que la non-identité de la sensation avec la cause qui la fait naître. La couleur d’un corps n’est pas en dehors de moi comme elle est en moi : il en est de même du son ; il faut distinguer l’objectif du subjectif et tous les deux ne se ressemblent pas.
      Objectivement, le sens et la lumière ne sont que des vibrations ; celles-ci excitent mes sens et me procurent des états de conscience différents. Voilà comment je prends contact avec le monde extérieur. Les qualités de couleur et de sonorité que je prête à un corps répondent évidemment à quelque chose, mais ce quelque chose est loin de ressembler à ce que me fournit la sensation. Peu importe au fond ; cela n’entrave aucunement les progrès de ma connaissance, puisqu’il y a correspondance constante entre la sensation et sa cause extérieure. »

      • Pierre Mary de Montamat says:

        ‘C’est sur les notes essentielles de la science que l’article est ciblé.’ ah bon !
        ‘mais ce principe n’en est pas moins inévitable,’ ça n’est pas un principe, c’est une définition…
        ‘car l’intelligence parvient à saisir le concept et ses lois.’ = idéalisme, bravo !

        Ce qui s’explique car votre abbé, c’est un adepte d’une ‘métaphysique’ un peu spéciale; la première phrase est anthologique. Descartes, Kant, Lachelier, Renouvier, voire plus récent, Sartre ou Foucault ??? Je donne ma langue au chat. Ah les ‘états de conscience’ ! Ca m’excite, toutes ces vibrations, toutes ces couleurs. C’est chouette la métaphysique avec cet abbé. Ah je comprends: ‘peu importe au fond’…

        Franchement, on se marre bien avec cet article et ses commentaires. J’ai remarqué, c’est souvent comme ça, personne n’a rien compris à l’auteur et dit des choses à propos de… ce dont il a envie. C’est trop fort, comme distraction.

      • Soupape says:

        Il y a encore bien plus profond :

        quand nous pensons, … nos neurones bougent, …
        et aujourd’hui … on sait le voir, … en temps réel, … dans le cerveau vivant …

        Mais, pour autant, … personne ne peut voir …
        nos consciences …
        (nos images mentales intérieures restent invisibles,
        et personne ne les voit … ni ne sait où elles se trouvent dans l’espace !)

        C’est pourquoi on peut mentir … sauf à Dieu !

        Alors, ou bien on cherche Dieu, qui est une Personne (et pas un objet, ou une idée),
        c’est à dire qu’on L’invoque … et IL nous répond (si nous sommes sincères)

        ou bien on n’OSE pas … invoquer Dieu (celui des Apôtres de Jésus-Christ),
        et prendre le risque … qu’IL nous réponde … et nous enseigne …

        et alors on se cache … derrière une philosophie … ou une idéologie,
        qui sont les remparts du Mensonge …

  3. Pierre Mary de Montamat says:

    A mon tour, j’aurai un auteur à conseiller, il s’agit de Roger Verneaux, qui était chanoine d’Arras de son état et enseignant à l’Institut Catholique de l’époque, un des fondateurs de l’IPC où il donnait des cours. Deux livres permettent d’approfondir le sujet: ‘Epistémologie générale’ et ‘Philosophie de l’homme’, dans lesquels la doctrine de st Thomas est expliquée et défendue face aux Modernes (jusque dans les années 1950…)

  4. C’est un bon condensé philosophique et je partage l’ambition réaliste de l’auteur, néanmoins je trouve que l’on passe un peu facilement sur les problèmes que connaissent les sciences et l’épistémologie contemporaine. Il n’y a pas de doute que la science dite moderne ne peut plus se concevoir comme le faisaient les philosophes classiques, mais ça ne veut pas pour autant dire qu’il faille abandonner la métaphysique. A ce propos, je conseille vivement la lecture d’un philosophe des sciences comme Pierre Duhem, qui n’est pas assez connu alors que sa position est bien plus profonde qu’un Popper ou un Kuhn.
    J’ai écrit un mémoire sur son oeuvre, voici un lien si ça en intéresse certains : http://lecenacleoublie.blogspot.com/2016/08/larticulation-entre-physique-et.html

    • Pierre Mary de Montamat says:

      Merci de cette appréciation sur le texte, on perçoit mieux comment il a été reçu. Et on voit bien qu’il n’est pas assez précis sur l’objet étudié; peut-être pas assez scientifique au sens de la vertu intellectuelle de science…
      J’irai lire votre thèse, mais je crois que vous avez vu juste, et que notre auteur ne marque pas assez le changement de paradigme (!) ni la validité des connaissances ‘scientifiques’ récentes. En outre, il faudrait aussi parler de l’instrumentalisation du ‘savoir’ par le ‘pouvoir’, vieille intuition de Weber qui est toujours ‘En Marche’.

  5. Soupape says:

    1 – La physique d’Aristote … (et de Saint Thomas) … fait aujourd’hui sourire …
    depuis les problèmes posés
    par la mécanique quantique … et par la relativité.

    Au 13ème siècle, la physique et l’astronomie
    étaient pré-Newtoniennes, et même pré-Galiléennes …

    Quant à la médecine, je sais un passage de St-Thomas
    selon lequel “la semence” (le sperme) … vient du trop manger …

    Saint Thomas vivait dans l’Espace-Temps absolu,
    et n’avait même pas lieu de se poser la question … du déterminisme absolu …

    2 – Quant à la “métaphysique” d’Aristote,
    il ne faut pas oublier que ce mot a été inventé …
    pour “relier” les écrits d’Aristote … autres que ceux concernant la physique …
    laquelle physique … s’est appelée un temps … la “philosophie naturelle” …

    3 – A force de vouloir distinguer toujours le surnaturel du naturel …
    on en vient à oublier que le surnaturel … est tout aussi Réel … que le naturel …

    Ainsi le témoin d’un miracle … comme l’ont été les Apôtres … (et les miraculés ! …)
    est toujours dans la REALITE … car ce témoin est en RELATION … avec le miracle
    qu’il voit de ses yeux … et entend de ses oreilles …
    (sauf, bien sûr, s’il a inventé son miracle, auquel cas il y a absence de relation)

    4 – Il reste que les écrits de Saint Thomas, autres que certains passages de la Somme,
    tels ses commentaires des Evangiles dans “la Chaîne d’Or”, conservent leur actualité …

    • Pierre Mary de Montamat says:

      Souriez, cher ami, et ensuite, vous irez apprendre ce qu’est la ‘physique’ pour Aristote.
      Opération réussie, vous n’avez pas compris le sujet, mais vous m’avez fait sourire…

      • Soupape says:

        1 – Ce qu’est la physique … pour Aristote … ne m’intéresse PAS …
        car je n’ai pas le temps … de chercher à le savoir exactement

        Je me contente de connaître … un peu … la physique d’AUJOUD’HUI …
        laquelle est moins “primaire” … que celle d’Aristote ! …

        2 – Et puis je parle de Saint Thomas … et non d’Aristote
        Saint Thomas vivait au 13ème siècle …
        et ignorait donc tout … de la physique d’aujourd’hui.
        Ce qui est normal.

        3 – Jésus Christ n’a jamais dit :
        “Heureux les philosophes, … car ils comprendront mieux la FOI … que les autres”

        Au contraire … Jésus a remercié son Père … d’avoir éclairé les petits,
        et d’avoir tenu caché les choses saintes … aux savants …

        En effet, les petits SAVENT des choses … que les savants ont oublié !

        Les apparitions se manifestent toujours … à des petits bergers ….
        et non à des universitaires …

        4 – Quant à ma méthode, … qui consiste à demander à Dieu des biens spirituels,
        … tels que la compréhension de ses Paroles …
        elle est justifiée … entre autres …
        par le Psaume 119 … et par le Chapitre 42 … du Livre de Job

        5 – Ce que vous écrivez … montre que vous n’avez aucune expérience spirituelle.

        Vous êtes probablement de ceux qui ne comprenez rien … à l’Evangile de Saint Jean …
        comme cela a été mon cas … pendant de nombreuses années …

        C’est dommage pour vous … car si quelqu’un parvenait à vous expliquer St-Jean …
        vous comprendriez ce qui vous manque … et vous changeriez totalement …

        6 – A l’appui de ma démarche personnelle,
        je peux citer le Père Garrigou-Lagrange, o.p. (1877 – 1964)
        (à ne pas confondre avec le Père MJ Lagrange,1855 – 1938)

        qui, tout en étant thomiste (comme tous les o.p. !)

        avait une vraie Vie spirituelle, …
        ce qui se voit à la façon … dont il en explique clairement les étapes … .

        Pour ma part, je n’en suis qu’aux débuts … de la première étape …

        • Pierre Mary de Montamat says:

          Eh bien bonne route à vous. Si vous passez un jour par chez moi, arrêtez-vous me donner le bonjour. Mon hospitalité est digne d’un bénédictin ! Et vous m’expliquerez l’Evangile selon st Jean…

    • Geneviève says:

      Soupape, avant de citer un passage du docteur angélique, renseignez-vous et examiner le contexte du passage en question, plutôt que de nous le faire passer pour un idiot !

      ST-Thomas lorsqu’il traite de la gourmandise, parle des conséquences possibles pouvant entraîner d’autres péchés d’excès.
      “Du coté du corps la gourmandise produit l’impureté qui peut se référer à l’émission excessive de toute espèce de superfluité, ou à l’émission de semence en particulier. Par conséquent la Glose (interl.), sur (Eph., 5, 3) : Que la fornication, et toute impureté, etc., dit : C’est toute espèce d’incontinence qui est une allusion à la luxure.” (Saint Thomas d ’Aquin – Somme Théologique
      2a 2ae. Question 148 : De la gourmandise)

      St-Thomas ne traite pas ici de médecine, ni de science, mais de la gourmandise d’un point de vue moral. Il répond à la 6ème question.
      “Article 6 : Est-il convenable de considérer comme des suites de la gourmandise la sotte joie, la bouffonnerie, l’impureté, le bavardage et la stupidité de l’esprit ?” Articulus 6. Utrum inconvenienter assignentur gulae quinque filiae, scilicet inepta laetitia, scurrilitas, immunditia, multiloquium, hebetudo mentis circa intelligentiam.

      • Pierre Mary de Montamat says:

        Merci à vous, vous avez grand courage à relever les inepties d’un ignare. N’allez pas au bout, votre vie n’y suffira… Mais se replonger dans les textes est une démarche ‘scientifique’ et toujours un régal lorsqu’il s’agit du Docteur Commun.
        Il doit en effet avoir des esprits subvertis qui sont incapables de s’élever à la philosophie !
        Je pense – sans en avoir la mémoire, mais par l’habitus – que st Thomas répond ‘oui’ à la question de l’article 6 et vise notre joyeux luron en parlant du bavardage et de la stupidité de l’esprit…

      • Soupape says:

        A Geneviève,
        1er message

        Votre réaction me surprend.
        Je vais essayer … de me faire mieux comprendre.
        J’ai découpé ma réponse en deux parties. … Voici la 1ère.

        1 – Les connaissances de Saint Thomas … en matière de physique et de médecine
        ne pouvaient être … que celles DE SON EPOQUE.

        J’ai pris la peine d’écrire … “c’est normal”.

        Je n’ai donc nullement … pris, ou voulu faire passer … St-Thomas “pour un idiot”,
        D’ailleurs, ce n’est manifestement pas le cas,
        même dans les passages … où, A CAUSE de la science DE SON EPOQUE,
        il se trouve aujourd’hui dépassé …

        ce qui prête effectivement à sourire …
        … à moins de ne pas être normalement constitué ! …

        2 – De même, … ceux qui nous liront … en l’an 2.600 … dans 600 ans …
        (si l’humanité existe encore à cette date, … avec tous les cinglés qui nous gouvernent !)
        riront bien … de nos théories de la relativité … ou de la mécanique quantique …

        3 – Contrairement à une idée FAUSSE …
        autrefois répandue par « le scientisme », … pour tenter de « justifier » l’athéisme,
        les théories scientifiques …
        naissent, de fait, d’une INTUITION … qui se trouve bien résumer la situation …

        Ces théories ne naissent JAMAIS d’une démonstration !

        En effet, les lois fondamentales de la science … ne sont JAMAIS démontrées :
        elles sont seulement vérifiées par leurs conséquences …
        dans l’état des possibilités expérimentales … de l’époque …

        4 – Ainsi quand Galilée puis Newton ont énoncé la formule F = m x gamma,
        ce n’était qu’une intuition, … exprimée sous une forme d’abord numérique, puis vectorielle …

        Mais Galilée et Newton n’ont jamais démontré … la loi de l’accélération.
        Simplement, ils ont eu l’intuition … que « tout se passait comme si » …
        c’était cette loi qui s’appliquait, …
        et les expériences … (celles qui étaient techniquement possibles à leur époque) …
        …. leur ont donné raison …

        Puis on a découvert … que la loi d’addition des vitesses … ne s’appliquait pas à la lumière
        Alors Einstein est venu … et a « intuité » qu’il fallait s’attendre …
        à ce que la masse d’un corps … ne soit plus une quantité invariable …
        mais dépende de la vitesse … ce qui s’est avéré exact …

        De même, en mécanique quantique …
        Schrödinger n’a jamais démontré son équation : … il en a eu l’intuition …
        Quant à Pauli, … il n’a jamais démontré son principe, … il s’est contenté de le poser …

        5 – De même … on ne démontre pas Dieu, …
        sinon Dieu … serait la conséquence de principes … qui lui seraient supérieurs ! …

        D’ailleurs Dieu est une Personne … et non une idée
        Si bien qu’on peut le Rencontrer … mais pas le démontrer …

        En Réalité on n’a pas besoin de démontrer Dieu … Il suffit de LE Rencontrer

        (suite dans un 2ème message)

      • Soupape says:

        A Geneviève (suite du 1er message)

        6 – La Somme théologique est un ouvrage … dont le nombre de pages (3.600)
        est le DOUBLE de celui de la Bible (A.T. + N.T. réunis)

        J’estime que cela dépasse … les capacités de ma comprenette …

        Car même en lisant chaque jour … une page de la Somme,
        (à condition que je la comprenne, ce qui est loin d’être évident !)
        il me faudrait 10 ans (3.650 jours)

        Vous-même, … avez-vous lu (même sans comprendre) …
        au moins une fois … chaque page de la Somme et de la Bible ?
        (sachant qu’au rythme d’une page par jour, … il faut 15 ans pour le faire !)

        7 – J’ai bien pris note des références … que vous donnez dans votre mise au point …
        car elles m’éviteront de longues recherches …
        pour retrouver … les références du passage incriminé …
        que j’ai cité de mémoire … en ayant totalement oublié où je l’avais lu …
        (c’est pourquoi j’ai écrit : « et je sais un passage où etc » )

        Mais, même si St Thomas … n’a pas voulu traiter de la médecine …
        sa remarque … témoigne … de l’état de la médecine à son époque ! …

        8 – Jésus Christ n’a jamais dit :
        “Heureux les philosophes, … car ils comprendront mieux la FOI … que les autres”

        Au contraire … Jésus a remercié son Père … d’avoir éclairé les petits,
        et d’avoir tenu caché les choses saintes … aux savants …

        En effet, les petits SAVENT des choses … que les savants ont oubliées !
        Les petits savent apprendre, … les savants ne le veulent plus …

        Les apparitions se manifestent toujours … à des petits bergers ….
        et non à des universitaires …

        9 – Quant à moi, je n’ai aucun goût … pour couper les cheveux en quatre …
        et distinguer partout … l’être, l’étant, l’existence, l’essence …

        Ce langage m’est totalement étranger … et je ne parviens pas à y adhérer …

        Par conséquent, je continue … dans la voie … qui m’a réussi …
        celle qui consiste … à demander chaque jour à Dieu …
        la compréhension du sens RELIGIEUX … de Ses Paroles,
        telles que rapportées dans les Ecritures …

        10 – Plusieurs passages de l’Ecriture … me confirment, après coup,
        le bien-fondé de cette voie, notamment :

        a) le Psaume 119,
        b) le court chapitre 42 du Livre de Job,

        c) la 1ère des Béatitudes : beati pauperi spiritu
        (heureux les esprits … qui se RENDENT dociles …
        et prêts à abandonner leurs présupposés …
        si bien que Dieu peut enfin … les enseigner !)
        Ou encore
        (heureux ceux … qui n’ont pas la tête encombrée … d’a priori philosophiques …
        sur ce que Dieu doit être … ou sur ce que Dieu veut),

        d) la péricope des disciples d’Emmaüs,
        où, pour une fois, … Jésus se fait exégète,
        et leur explique en particulier … les Ecritures, etc …

        11 – L’Evangile de St-Jean insiste … sur le fait que Dieu
        est une Personne (et non une idée) …
        qui souhaite nous AIDER … à nous tirer hors du Péché …
        afin de nous faire revivre … dans son intimité …

        Les démonstrations “de l’existence de Dieu” …
        aident peut-être certaines personnes … et je ne veux pas leur enlever cette aide …

        MAIS ces démonstrations ne permettent pas … à elles seules …
        de nouer ou renouer … le CONTACT personnel avec Dieu …

        Si bien qu’en s’efforçant (vainement) … de démontrer …
        on passe à côté de l’ESSENTIEL …

        12 – Il est permis de penser … que les erreurs du modernisme … sont arrivées
        parce qu’on a réduit … la religion chrétienne … à un débat d’idées …
        sans jamais apprendre … à nouer … une vraie relation personnelle avec Dieu …
        habituelle et durable …

        D’après ce que je crois savoir, … malgré « leur » Saint-Thomas …
        la plupart des dominicains … n’ont pas échappé au modernisme …
        Ils ont fait trop de philosophie ! … Dites-moi si je me trompe …

        La preuve de la Vraie FOI …
        c’est quand la Prière d’action de grâce … jaillit spontanément … tous les jours …

        Ce sont là … des mystères intimes …
        que les mots … sont malhabiles à décrire …
        Mais ceux … qui vivent de l’action mystérieuse de l’Esprit …
        se reconnaissent entre eux …

        Ainsi me suis-je reconnu
        dans le RP. GARRIGOU LAGRANGE, o.p. du siècle dernier, mort en 1964
        « Les trois âges de la Vie Intérieure » ou encore « les trois conversions et les trois voies »
        même s’il est aussi thomiste …

  6. Pierre Mary de Montamat says:

    Je viens de passer les heures les plus sombres de ma vie (!) : je suis arrivé au bout de ce texte, avec beaucoup de peine (!) Il n’est pas évident de recycler un sous-thomisme centenaire de 6° catégorie en 2019, mais notre auteur l’a fait !

    Le sujet est pourtant important et l’on est surpris de le voir ainsi mal traité. L’auteur est passé à côté , malheureusement pour nous. Il répète mêlées des vérités et des erreurs, un manque de science philosophique évident. Et il a tout présenté à l’envers, rajoutant des annexes risibles. Ses définitions conclusives sont effrayantes de concordisme entre la science (naturelle philosophique, celle d’Aristote et devenue surnaturelle théologique chez st Thomas) et la Science (Moderne, ‘exacte’, positiviste ou phénoménale,). On ne s’y laissera pas prendre. Aujourd’hui, l’instrumentalisation de la Science par l’athéisme (et ses dérivés ou complices) est ‘évident’: comment être passé à côté ?

    Je le renvoie à Verneaux pour donner une exacte définition de la science et de la connaissance, distinguer le spéculatif du pratique, comprendre la connaissance, les degrés d’abstraction, ne plus penser que le concept est un produit de la raison, caractériser l’objet de chaque science et trouver enfin la sagesse, en donnant un indice: ‘sapientis est ordinare’, le fameux Proemium que les étudiants de 1° année étudiaient attentivement de mon temps. Enfin comprendre comment la Science fabriquée comme idole à partir de prémices nominalistes a éradiqué tout esprit de contemplation.

    Je dirai enfin que le don de Sagesse couronne notre intellection. Et n’oublierai pas le don de Science qui n’est sans doute pas accordé à tous…

    J’aurai dû aller aux champignons cet après-midi !

  7. Soupape says:

    Dans la pratique, “la science” …
    est TRES LOIN d’être toujours prête … à se modifier …
    dès qu’une information nouvelle … apporte une contradiction !!!

    Oh que non !!!

    Exemples célèbres : Einstein lui-même …

    1 – Il passa pour un fou … à cause de sa théorie de la relativité
    du temps et de l’espace,
    et personne ne voulait CROIRE … à sa théorie …

    C’est au point qu’en 1921, le comité Nobel …
    ne lui accorda pas son Prix … pour sa théorie de la relativité restreinte …
    mais pour … son explication … “de l’effet photo-électrique” …

    2 – Par ailleurs, Einstein, comme De Broglie, et Schrödinger,
    s’opposèrent toute leur vie … à la mécanique quantique …

    Ils n’y CROYAIENT PAS, … bien que la mécanique quantique donne de bons résultats !

    3 – Il fallut un certain John Bell pour faire … une théorie “des variables cachées” …
    puis les expériences d’Aspect (c’est son nom patronymique),
    pour montrer que les inégalités de John Bell … étaient violées …

    Si bien que, faute de mieux, … on a CONSERVé la mécanique quantique …
    bien que les corrélations instantanées à distance … forment un phénomène NOUVEAU …
    qui n’était pas prévu au départ … par les pères de la mécanique quantique …

    4 – Donc, en pratique,
    les physiciens sont forcés de CROIRE … aux théories OFFICIELLES …

    Schrödinger lui-même … a REVELE au début des années 1950 …
    que les physiciens avaient été FORCéS … d’enseigner la mécanique quantique …
    même s’ils n’étaient pas d’accord … avec elle …

    La liberté d’expression … dans les universités … on sait ce que c’est :
    c’est souvent une affaire … bassement politique !!!

    5 – AVANT Einstein,
    le fron-massâne Marcelin BERTHELOT, député “à seize heure”,
    s’opposa toute sa vie … à certaines théories chimiques …
    Il imposa de façon dogmatique … son “principe du travail maximum” …

    Berthelot était tellement .°.influent.°. que s’opposer à ses théories …
    équivalait à se faire virer … des universités …

    La TYRANNIE des fron-massânes … ne date pas d’aujourd’hui !

    Vous n’êtes donc PAS professeur, … sinon vous le sauriez …

    Tel est pris … qui croyait prendre.

    6 – Enfin Einstein n’a même jamais reçu … de Prix Nobel pour sa relativité générale,
    alors que, tout récemment, on vient de découvrir …
    les ondes gravitationnelles … prévues par Einstein …

    7 – Par contre Dieu n’est PAS une croyance, …
    susceptible d’être “améliorée” … par des rêveurs … ou des charlatans.

    En effet ceux qui ont vu … l’action de Dieu, …
    les Apôtres, les miraculés, puis les saints et leurs miraculés, …
    SAVENT, par expérience … que Dieu est la RE-A-LI-TE …

    Car la religion n’est PAS … construite par l’homme …
    comme une philosophie … ou une théorie scientifique …

    En effet, Dieu est une Personne, … pas une idée …

  8. Tinatine says:

    “La science c’ est la croyance dans l’ ignorance des experts .” Richard Feynman , prix Nobel de physique en 1965 .

  9. Arthur Gohin says:

    “La démarche scientifique n’utilise pas le verbe croire; la science se contente de proposer des modèles explicatifs provisoires de la réalité; et elle est prête à les modifier dès qu’une information nouvelle apporte une contradiction. Pourquoi les religions n’en feraient-elles pas autant ?”

    • Cadoudal says:

      la religion catholique est une révélation divine dont les vérités excèdent les capacités naturelles de la raison.

      alors que les sciences sont des constructions rationnelles qui découlent de principes évidents à la raison.

      • Soupape says:

        Là, je commence à être … plus d’accord avec vous …

        1 – la Compréhension de la Révélation … nécessite l’aide de Dieu,
        Cela ne veut pas dire que la Révélation …ne soit pas accessible …à notre entendement
        ni qu’on puisse pas raisonner dessus … au moins pour en tirer des déductions SIMPLES …

        Mais la Révélation n’est pas … un système philosophique …
        et l’expérience montre … qu’il faut longtemps …
        pour commencer à comprendre … les Evangiles et les Ecritures …

        2 – Les sciences s’efforcent … de relier les faits par des théories rationnelles …

        Cependant … quand la science découvre … des faits nouveaux,
        elle est obligée de procéder … par tâtonnements …
        et il lui arrive de “parachuter” … des principes “ad’hoc” … sans les expliquer

        Exemple : en mécanique quantique, “le principe de Pauli” …

        Si bien qu’aujourd’hui encore, on est obligé de croire … au principe de Pauli …

        3 – Le fait de croire quelque chose … ne veut pas dire que ce soit faux

        4 – Si on s’interdisait de croire, … on ne pourrait plus vivre …

        Par exemple, en achetant une baguette de pain …
        il faudrait demander à la boulangère …
        de démontrer … qu’elle na pas mis de plâtre … dans sa farine …

      • La religion est juste une invention de l’esprit humain.

        • Cadoudal says:

          deux catégories d’ hommes

          les uns, avec Catherine de Sienne , disent à Dieu : “vous êtes Celui qui est; je suis celle qui ne suis pas”

          ceux qui , avec Nietzsche , disent ” Dieu est mort ; je suis le Surhomme”

          • Soupape says:

            C’est bien le problème …

            car, quand Dieu est mort …
            les hommes sont obligés … de jouer aux Surhommes …

            et là commencent les surprises …

            car les surhommes ne sont pas à la hauteur …

            et, en voulant faire un Paradis … mieux que celui de Dieu
            ils ne sont capables … que de détruire ..

            C’est le cas … du surhomme macron … empereur de la décadence …

          • Et il y a aussi ceux qui comme Laplace à qui Napoléon demandait ” Et Dieu dans tout ça ? Sire je n’ai pas eu besoin de cette hypothèse”

            • Cadoudal says:

              il est étonnant que des questions aussi importantes que l ‘existence de Dieu, la morale qui doit nous guider , les fins dernières de l’ homme ,

              toutes questions qui ont passionnés – passionnent encore, les plus grands esprits – pas seulement les catholiques ,

              vous paraissent comme des puérilités débiles !

              aveu spontané de la futilité de votre esprit ;

              et vous vous en vantez !

              • Tinatine says:

                En réalité , la conversation entre Napoléon et Laplace ne portait pas sur Dieu mais sur la mécanique céleste de Newton ; en effet , Newton se demandait : ” comment un Dieu aveugle peut-il mouvoir toutes les planètes dans le même sens ” ; Newton avait besoin de Dieu pour expliquer la mise en route de son système planétaire .
                Laplace rattachait le système solaire à une nébuleuse et expliquait ce phénomène des planètes qui tournent dans le même sens par la mécanique de la nébuleuse …

                Rien à voir avec une discussion théologique mais une hypothèse sensée de la part de Newton qui se posait les bonnes questions et un truc ” nébuleux ” de la part de Laplace

                • Laplace n’était pas plus nébuleux que Newton mon cher Tassot.

                  • Tinatine says:

                    Vous n’ avez peut-être pas remarqué que je porte un pseudo féminin ! Je ne suis pas trans et n’ ai aucune affinité avec la communauté lgbt ; vous pourriez donc écrire cher au féminin bien que je ne vous sois pas chère du tout et réciproquement .
                    En outre , vous pourriez avoir la courtoisie de ne pas révéler le nom de la personne qui me prête obligeamment son ordinateur mais vous pourriez lire sa revue “le cep ” , revue du Centre d’études et de prospectives sur la science , cela vous instruira et vous évitera de proférer des âneries .
                    Ce n’ était pas à vous que je répondais mais à Cadoudal .

                    • Pierre Mary de Montamat says:

                      Chère Madame, la courtoisie se perd de nos jours, même par certains sur ce blog.
                      Mais vous faites très bien de renvoyer à D Tassot et au CEP car sa conférence (qui avait été relayée ici même) était passionnante, bien que j’ai de nombreux points de divergence avec lui.
                      Fondamentalement, je considère qu’il y a une différence de nature entre ce qu’on appelle la science avant st Thomas (connaissance certaine par les causes) et la ce qu’on appelle la Science aujourd’hui (‘expérimentale’ et ‘rationaliste’).
                      Sujet passionnant dont l’étude est à poursuivre…
                      A noter que je connais personnellement D Tassot, et apprécie énormément ses analyses.

      • Pierre Mary de Montamat says:

        Vous devriez tout de même comprendre que lorsqu’on ne maîtrise pas un sujet, il vaut mieux s’abstenir. Allez étudier, mais pas chez Soupape, il vaut mieux éviter le bougli-boulga.

        Je ne comprends même pas comment vous pouvez écrire de telles choses, au sujet de votre 2° phrase… Un bon rationaliste. On croirait lire Kant ou Descartes.

      • Cadoudal says:

        autre différence :

        la foi a pour objet les biens spirituels et éternels, accessibles par la foi et la grâce;

        la science ne s’ occupe que du monde matériel et temporel, au moyen de la raison , langage universel des hommes.

        • La foi pour l’imaginaire de certains. La science pour le réel de tous.

          • Cadoudal says:

            la science ne donne pas de réponse à la question de l’ origine du monde et des fins dernières de l ‘homme.

            or ces questions sont essentielles et surtout les réponses.

            • Cadoudal says:

              vous n’ êtes pas sérieux;

              discussion impossible

            • C’est essentiel uniquement pour les croyants.

              • Cadoudal says:

                c’est essentiel uniquement pour les hommes doués de raison et d’esprit curieux;

                il y a les sages épris de sagesse ; et il y a les insensés qui fuient les questions sérieuses

                • Pour les scientifiques cette question n’a aucune importance. Ils n’ont pas besoin de l’hypothèse Dieu.

                  • Cadoudal says:

                    peut être ;

                    mais vos scientifiques n’ apportent aucune réponse aux grandes questions.

                    Pascal adorait le Dieu de l’ Évangile , Jésus Christ;
                    il s’ en faisait l’ apôtre avec ses “Pensées”

                    mais il ne parlait pas de Dieu quand il faisait des maths, de la physique…ce sont d’ autres domaines,
                    intéressants mais différents.

          • Pierre Mary de Montamat says:

            Sur la formule avec ‘l’imaginaire’: affidé de M Maffesoli et G Durand ?

            Connaissez-vous ‘Les Grecs ont-ils cru à leurs mythes ?’ de Paul Veyne ?
            Il me semble qu’il va jusqu’à l’extinction complète de toute notion de vérité, fin véritable de tout rationalisme. Et votre 2° formule en est.

  10. Pierre Mary de Montamat says:

    On approche: bientôt Soupape aura écrit en commentaires autant que la Bible !
    Il me faudra bien quelques années pour le lire… et comprendre…
    Bon, on garde le CONTACT !

  11. Tinatine says:

    L’ appréciation de Sheldon sur le CEP me réconforte ; j’ ai appris en mathématiques que moins fois moins égale plus .Pour débattre sérieusement avec quelqu’un , il faut que ce quelqu’un avance des arguments solidement étayés ou bien qu’ il pose des questions s’ il ne comprend pas la thèse proposée . MPI n’est pas un site pour amateur de jeux vidéos où l’ on essaie de triompher des autres partenaires à l’ aide de stratégies plus ou moins subtiles .

    • Si c’est des arguments solides que vous cherchez laissez tomber le CEP. Je vous recommande plutôt les conférences du Collège de France.

  12. Pierre Mary de Montamat says:

    Et pour relancer sérieusement le débat, vous pouvez consulter ‘Questions Sciences’ d’oct 2019, disponible en kiosque. C’est le catéchisme sur l’évolution. L’a priori évolutioniste est posé dès l’introduction.
    Il suffit de 8 lignes pour s’en prendre à la ‘position créationiste’, a priori de base du réductionisme actuel.
    Et qui commence bien sûr par ‘De tous temps, l’idée d’une évolution des êtres vivants n’a cessé d’interroger l’homme…’ Il s’agit d’introduire une théorie idéologique (a-philosophique) à base ‘scientifique’.
    Les grecs se sont intéressés à ‘l’être mobile’, par une science philosophique qu’on a appelé philosophie de la nature où l’étude des êtres matériels et du vivant cohabitaient pacifiquement.
    Le réductionisme dont parle D Tassot n’est-il pas purement et simplement l’abandon des ’causes’, et ainsi l’abandon de la science philosophique pour constituer une Science dite expérimentale sans ’causes’… ?

    • Cadoudal says:

      l’ idée base des évolutionnistes est de nier la Création et son Auteur;

      son expression extrême est celle de Nietzsche et son matérialisme absolu:

      la matière seule existe

      elle se transforme sans cesse

      elle évolue enfermée dans un cycle clos qui se répète éternellement

      c’est la doctrine de l’ Éternel Retour où le nihilisme nietzschéen veut nous enfermer.

      elle est symbolisée par le serpent qui décrit un cercle en prenant sa queue dans la gueule

        • Cadoudal says:

          avez vous lu Nietzsche ?

          moi, oui.

          • A mon époque il était au programme de philo en terminale. Je n’ai lu que “Ainsi parlait Zarathoustra”

            • Cadoudal says:

              c’est votre Maître:

              comme vous , il oppose science et foi ;

              le chrétien est présenté comme un esprit inapte à la science et inventant
              un système faux , une morale débile, pour dévaluer savants et réalité.

              j’ai déjà lu vos propos , il y a longtemps , dans l’ “Antéchrist”

              • Cadoudal says:

                par ailleurs , la doctrine ( = révélation nietzschéenne) de l’ Éternel Retour est le point central de Zarathoustra.

              • Pas du tout. Mes maîtres se nomment Einstein, Galilée, Newton, Feynman…
                Et être croyant ne fait pas de vous un esprit faible. De mon point de vue Pascal était un génie. Mais à la différence de vous je considère qu’un athée peut être un scientifique tout aussi génial.

    • Je vous recommande “Évolution Synthèse des faits et théorie” chez Dunod.

    • Tinatine says:

      D.Tassot répondrait probablement ceci :” la science moderne accepte la cause efficiente et la cause matérielle.C’ est l’ abandon de la cause finale (depuis Descartes ) et donc de la cause formelle qui aboutit au ” désenchantement du monde ” (Max Weber ) actuel .
      Agir intelligemment , c’ est agir en vue d’ une fin. En excluant l’Intelligence divine de la connaissance du réel, le “réductionnisme” aboutit à méconnaître l’ objet même de la science . “

      • Pierre Mary de Montamat says:

        D’accord sur le fonds. C’est bien fin et forme qui sont abandonnées.
        Mais on peut tout de suite faire observer – et c’est là tout le problème – qu’il n’y a dans la nature pas de matière sans forme. Qu’étudient donc les scientifiques ? Ce qui se rapproche de la cause efficiente, cad le mécanisme de production, l’enchaînement des événements. Ce qui est le plus souvent descriptif de mouvements divers sans cesse ramenés à la théorie. C’est celà qui créée leur infécondité. On passe de modèle en modèle, toujours plus sophistiqués et rendant de plus en plus inintelligible la réalité observée, qui est ‘réduite’ aux éléments prouvant ou faisant avancer la théorie établie.
        Je ne comprends pas réellement la fin de votre commentaire: en quoi la croyance surnaturelle ou la connaissance naturelle de Dieu entraînerait une modification de la démarche ‘scientifique’. Il me semble que chacun doit s’occuper de ses oignons. C’est la juste distinction des plans scientifique, philosophique et théologique qui permet d’y voir clair.

        • Tinatine says:

          D.Tassot répondrait vraisemblablement ceci: Distinguer n’ est pas séparer; la cause finale est nécessaire à la connaissance du réel.La science qui n’ exclut pas la cause finale prend en compte l’ existence d’ un Dieu créateur d êtres ayant leur finalité propre .

      • Quand une personne souffre d’une illusion, on appelle cela la folie. Quand beaucoup de gens souffrent d’une illusion on appelle cela la religion. (Richard Dawkins)

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