Matteo Salvini, chef du parti italien La Ligue, qui ces derniers temps ne s’est pas couvert de gloire en soutenant le Green Pass en Italie et les autres mesures liberticides covidiennes retrouve une voix dissonante du politiquement correct par la voie du conflit russo-ukrainien.

Certains du côté européen provoquent la Russie et embrasent la situation au lieu de calmer les esprits. Salvini a tout particulièrement critiqué la décision prise par l’Union Européenne, via la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, de permettre la livraison d’armes à l’Ukraine. Il a comparé cette décision à l’acte de « verser de l’huile sur le feu » jugeant que « tout doit être fait pour arrêter la guerre ».

Le chef de La Ligue a estimé que la décision de l’Union Européenne de livrer des armes à l’Ukraine est comparable à un jet d’huile sur le feu lors d’un incendie, indiquant que cela ne peut que l’aggraver.

« Il faut se demander si on peut répondre aux bombes par les bombes, au sang par le sang. Quand il y a un incendie, on ne verse pas d’huile sur le feu, il faut le couvrir, on l’éteint avec de l’eau », a déclaré Matteo Salvini à la chaîne de télévision Canal 5. Il a précisé que « tout doit être fait pour arrêter la guerre, les missiles, les bombes, pour sauver les femmes et les enfants ». « Nous travaillons depuis des jours pour ouvrir des couloirs humanitaires. L’Italie sera une seconde maison pour eux », a-t-il ajouté en parlant des réfugiés ukrainiens.

Salvini a été plus loin en soutenant que la conversation sur l’adhésion de l’Ukraine à l’Otan et à l’Union européenne ne devrait avoir lieu qu’après la fin du conflit armé. Il a noté que « toute action entraîne une opposition », en soulignant que « la priorité maintenant n’est pas de faire rentrer l’Ukraine dans l’Otan mais d’arrêter la guerre ».

En somme, un discours en nette opposition vis-à-vis de l’attitude pro-Ukraine et guerrière des technocrates de l’Union Européenne qui discutent actuellement avec le Président ukrainien Volodymyr Zelensky au sujet de l’adhésion de l’Ukraine à l’UE. Autre jet d’huile sur le feu ! Le 27 févier, les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne ont d’ailleurs convenu d’envoyer une aide sans précédent à l’armée ukrainienne, pour livrer des armes létales pour un montant de 450 millions d’euros et 50 millions d’euros pour des armes non létales.

L’ancien ministre de l’Intérieur italien Matteo Salvini pour sa part a déjà appelé l’Europe à ne pas distribuer d’armes létales aux frontières avec la Russie, « mais à suivre les paroles du Pape : dialogue et diplomatie ». « Je préfère parler de couloirs humanitaires, je ne veux pas que l’Italie et l’Europe, berceau de la civilisation, distribuent des armes », a-t-il dit à la télévision italienne le 27 février.

Il a conclu qu’ « il est dans l’intérêt de l’Europe d’avoir de bonnes relations avec la Russie ».

Paroles de bon sens que les va-t-en-guerre européens, vassaux des intérêts des Etats-Unis, ces mêmes élites qui face à un petit virus confinaient et restreignent toujours les libertés des Européens, ne semblent pas prêtes à entendre.

L’hybris les aveugle… pour le plus grand dam des Ukrainiens et des Russes mais aussi de toutes les nations du Vieux continent qu’ils devraient défendre.  

Francesca de Villasmundo

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