Sanctoral

De la Sainte Vierge au samedi (Vultum tuum)

St Hygin, pape et martyr

Hygin est le 9ème pape. Sept jours après le martyre du pape saint Télesphore en l’an 139, saint Hygin, dont le père faisait profession d’enseigner la philosophie dans la ville d’Athènes, et qui l’avait cultivée lui-même, fut mis sur la chaire de saint Pierre au temps de l’empereur Antonin. On lui doit l’instauration des parrains et marraines lors du baptême afin d’assister le nouveau-né dans sa vie future. Il a également décidé que toutes les églises devraient être consacrées. Il est mort en martyr sous Marc Aurèle. La commémoration de saint Hygin n’est entrée dans le Missel romain que durant le bas moyen âge, car à Rome, à l’exception des deux Princes des Apôtres, presque tous les martyrs des deux premiers siècles n’avaient laissé anciennement aucune trace de culte liturgique. En effet, les depositiones Episcoporum et Martyrum contenues dans le Laterculus Philocalien ne nous offrent que les noms des pontifes et des martyrs romains du IIIe et du IVe siècles ; comme on ignorait généralement la tombe de ceux qui étaient morts pendant les deux siècles précédents, la station annuelle (natalis) qui aurait dû être célébrée près de leur sépulcre n’est pas même indiquée dans l’antique Férial. Cette lacune, parfaitement justifiable, alors que le culte des martyrs avait un caractère éminemment local et sépulcral, et quand le sens matérialiste de la société païenne aurait pu méconnaître encore la signification véritable de la dévotion catholique envers les saints, la calomniant comme une forme nouvelle de religiosité polythéiste, cette lacune, disons-nous, fut comblée au contraire par l’Église, dès que tout danger d’équivoque put être écarté et que la foi rayonna sur tout l’univers. Il a scellé sa Foi en souffrant le dernier supplice l’an 142, sous Antonin, empereur. Aujourd’hui, en raison de l’octave de l’Épiphanie, le natale de saint Hygin est célébré à la messe par une simple commémoraison.

Martyrologe

A Rome, saint Hygin, pape et martyr, qui durant la persécution d’Antonin, accomplit glorieusement son martyre.

A Rome encore, l’anniversaire de saint Melchiade, pape et martyr. Il eut beaucoup à souffrir pendant la persécution de Maximien, et la paix ayant été rendue à l’église, il s’endormit dans le Seigneur. Sa fête se célèbre le 4 des ides de décembre (10 décembre).

A Fermo, en Picenum (auj. les Marches), saint Alexandre, évêque et martyr.

A Amiens, en France, saint Sauve, évêque et martyr.

En Afrique, le bienheureux Salve martyr. Saint Augustin fit un sermon au peuple de Carthage le jour anniversaire de son entrée au ciel.

A Alexandrie, les saints martyrs Pierre, Sévère et Leuce.

A Brindisi, saint Leuce, évêque et confesseur.

En Judée, saint Théodose le Cénobiarque, né en Cappadoce au bourg de Magarisse. Il souffrit beaucoup pour la foi catholique, et finalement mourut en paix dans le monastère qu’il avait construit sur une montagne déserte du diocèse de Jérusalem.

En Thébaïde, l’abbé saint Palémon, qui fut le maître de saint Pacôme.

A Suppetonia (auj. Castel-Sant-Elia), près du Mont Soracte, le moine saint Anastase et ses compagnons. Appelés par une voix divine ils s’envolèrent tout heureux vers le Seigneur.

A Pavie, sainte Honorate vierge.

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