Le rôle du gender est de faire admettre que par-delà la génétique, il appartient à chacun de choisir son sexe « sociétal ».

Le lobby LGBT diffuse donc le message suivant. Beaucoup de nos contemporains sont mal « genrés ». Ils sont nés avec un sexe qui n’est pas le leur ; ce qui leur entraîne une « dysphorie du genre » ; un état de mal être qui finit par entraîner des troubles psychiatriques. Il faut donc les orienter vers le sexe qu’ils voudraient avoir ; ou pour des parents le sexe qu’ils voudraient voir pour leur enfant. Il y a donc des méthodes hormonales mais aussi des méthodes de transformation chirurgicale. Cela se nomme « chirurgie de reconversion ». Il y a bien sûr des mercenaires faisant ce « travail », qui se présentent comme des bienfaiteurs de l’humanité souffrante. Une mode de cette nature actuellement progresse aux États-Unis car soutenue par les médias politiquement corrects.

Mais comme dans toute idéologie, les idéologues du genre n’ont que faire des résultats finaux de leur démarche. Staline et Hitler ont tué des millions de gens ; cela ne les a pas gênés. Les idéologues du genre n’ont aucune conscience des dégâts qu’ils peuvent faire.

La simple question que devraient se poser les chirurgiens et médecins qui orientent ou font de la reconversion : «  Est-ce que leur « travail » a été efficace ? » En d’autres termes les troubles allégués sont-ils disparus après le tripatouillage hormonal ou chirurgical ? Personnellement j’ai eu un cas de cette nature en clientèle : une brave fille qui voulait être un garçon, est allée se faire charcuter en Belgique. Résultat elle a fini par se suicider.

La chaîne de télé américaine CBNews rend compte d’une étude globale publiée par le prestigieux American Journal of Psychiatry. Celui-ci, initialement, considérait que la thérapie de changement de sexe améliorait les personnes qui y avaient recours. Or cette publication revient sur ses pas, par l’intermédiaire du Dr Ryan Anderson, qui dirige une importante fondation de recherche psychiatrique. Il a revu tous les dossiers ; il s’aperçut que la méthodologie et l’analyse des données n’amenait aucune preuve de l’efficacité des thérapies de changement de sexe dans les troubles psychiatriques. Pour lui ce n’est pas la solution.

Y a-t-il eu des erreurs ? Il opte pour un certain parti-pris qui faussait les résultats. Au lieu de partir des faits eux-mêmes les chercheurs les ont orientés. Était-ce des « fautes honnêtes ? ». En tous cas, il n’y a aucune efficacité de ces méthodes sur les plans psychologiques, psychiatriques voire sociaux. Au grand dam du lobby LGBT qui use actuellement de tous ses réseaux pour bloquer cette info.

Anderson a donc écrit un livre intitulé : When Harry Became Sally: Responding to the Transgender Movement. « Quand Harry veut devenir Sally : réponse au mouvement transgenre. »

Nous avons souvent une vision fixiste d’une science qui ne peut se tromper. Or nous avons constaté les controverses qui ont fait rage sur les questions du traitement du covid-19.

Toutefois, Anderson ne jette pas le bébé en même temps que l’eau sale du bain. Il ne polémique pas. : « Notre devoir est d’arriver à ce que nos patients soient à l’aise dans leur corps. C’est tout à fait respectable. Le médecin doit prendre le temps de démontrer que les thérapies de changement de sexe mènent « dans un trou noir ». En aucun cas il ne doit opter pour une situation irréversible

Mais les pressions contre les psychothérapeutes qui dissuadent de réaliser ce genre de traitements sont importantes et ils ont souvent peur d’être désignés à la vindicte publique comme opposés au code éthique du Service National de Santé qui reconnaît les troubles du genre.

Jean-Pierre Dickès

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