Petit, mesquin, méprisable par ces attaques gratuites et sans miséricorde, le dernier livre du pape argentin Un temps pour changer, Viens, parlons, osons rêver  reflète la mentalité bergoglienne faite toute de conformiste et d’ultra-politiquement correct, ce qui aujourd’hui signifie soumission aux idéologies de la gauche déconstructiviste et « no border ».

Maurizio Blondet, journaliste italien, qui n’est pas des amis de François, plutôt le contraire, en a fait une analyse percutante :

« Mais commençons par le titre, Let Us Dream : The Path to A Better Future (Laissez-nous rêver : le chemin vers un avenir meilleur). Le titre impératif, « Rêvons», est une image à la Beppe Grillo. Le sous-titre, « le chemin vers un avenir meilleur » est une paraphrase du slogan de Biden et Dem : « Build back Better », (Reconstruisons mieux) où l’accent est mis sur « Mieux ». C’est une évocation de la grande réinitialisation du Forum économique mondial : nous ne reviendrons pas sur la croissance d’avant qui pollue et consomme, nous reconstruirons « mieux », c’est-à-dire écologique, « durable », vert, « résilient » – tous les adjectifs de propagande de l’idéologie triomphante, qui, pour les masses pauvres, signifie : plus aucune voitures, allez en vélo et en scooter, fermez le restaurant le soir, et tout le superflu est aboli pour vous qui êtes le superflu, il faut réduire les émissions. Et faites vacciner tout le monde ! Vous n’avez pas le droit de vous opposer ! Nous vous enlevons la parole !

Eh bien, dans le livre d’El Papa (qu’il a fait écrire à son écrivain fantôme Austen Ivereigh), François soutient les manifestants anti-raciste tout en dénigrant et calomniant les manifestants anti-confinement. Ceux dans le monde qui ont manifesté contre les confinements et les restrictions qui les ont appauvris, ont réagi – comme si, écrit-il, « les mesures que les gouvernements doivent imposer pour le bien du peuple constituaient une attaque politique contre l’autonomie ou la liberté personnelle ! »

Francesco ne nous surprend jamais. Il répète servilement les arguments que l’on entend répéter des dizaines de fois par jour par Conte, par Speranza, par les téléviseurs en leur possession (c’est toutes les chaines), les Allemands par Merkel, les Français par Macron, les Espagnols par leur gouvernement opprimant au nom du WEF : ce sont les arguments avec lesquels les Riches de l’Etat – c’est-à-dire ceux qui prélèvent leurs salaires de luxe garantis à 15 000 €  par mois sur les finances publiques – donnent des leçons et scandalisent les masses à cause de leurs choix qui les ont privées de revenus dix fois inférieurs.

Evidemment, El Papa ne manque pas de vilipender et de calomnier les manifestants anti-confinement. Son argument : « On ne trouve jamais de gens comme ça qui protestent contre la mort de George Floyd, ou se joignent à une manifestation parce qu’il y a des bidonvilles où les enfants n’ont ni eau ni éducation. »

Chantage moral à bout de souffle, qui en raison de sa bassesse et de sa haine de propagande, est compréhensible dans la bouche d’un antifa incendiaire, ou d’une Boldrini (femme politique italienne de gauche, ndlr), mais pas d’un pape.

Mais cela n’est rien. Pouvait-elle manquer l’accusation contre les manifestants contre les violations des libertés constitutionnelles de vouloir imposer le nazisme ?

« En écoutant certains des dirigeants populistes que nous avons maintenant, je me souviens des années 1930, lorsque certaines démocraties sont tombées dans des dictatures du jour au lendemain », a-t- il écrit. « Nous voyons cela se reproduire maintenant dans des manifestations où les dirigeants populistes excitent et haranguent les foules, canalisant leurs ressentiments et leurs haines contre des ennemis imaginaires pour détourner l’attention des vrais problèmes. »

Cette calomnie, que le pape répète copier-coller, est, il faut le savoir, la doctrine officielle de l’oligarchie qui s’auto-définit « démocratie Union Européenne ». Ceux qui manifestent – en Allemagne nous l’avons très bien vu – protestent avec une lucidité politique courageuse contre les violations des droits fondamentaux mises en œuvre par le gouvernement Merkel, accusant avec une raison juridique incontestée le gouvernement d’avoir reproduit la loi de 33 qui permettait au Führer de gouverner par DCPM sans passer par le parlement : les manifestants sont donc, pour le moins, clairement anti-nazis. Ils défendent le droit contre l’oppression. (…)

El Papa ajoute : « Ils ont transformé en bataille culturelle ce qui est en réalité un effort pour garantir la protection de la vie. »

Ignorant d’avoir exprimé le plus grand éloge des manifestants anti-confinement : oui, leur combat est culturel, contre ce qui est violence d’État, le contraire féroce de la culture ; ce sont eux, et non François, qui posent le problème fondamental de la politique pluraliste, de la liberté dans l’ordre, en somme d’une civilisation qui est foulée aux pieds sous prétexte de « protéger la vie ».

En bref : El Papa fait et dit ce que les concepteurs du Grand Reset prescrivent ; et il le fait dans le bas registre, indigne d’un pontife. » (Traduction de Francesca de Villasmundo)

En somme, un livre qui ne fait pas rêver mais pleurer…

Francesca de Villasmundo

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