Les Sept Douleurs de la Bienheureuse Vierge Marie, quinze septembre
Oui, ô bienheureuse Mère, un glaive a vraiment percé votre âme, car ce n’est qu’en passant par votre cœur, qu’il a pu pénétrer la chair de votre Fils.

Sanctoral 

Les Sept Douleurs de la Bienheureuse Vierge Marie

Le martyre de la Vierge nous est révélé tant par la prophétie de Siméon que par l’histoire même de la passion du Seigneur. « Celui-ci, dit le saint vieillard, en parlant de l’enfant Jésus, a été établi en signe que l’on contredira ; et un glaive traversera votre âme, » ajoutait-il en s’adressant à Marie. Oui, ô bienheureuse Mère, un glaive a vraiment percé votre âme, car ce n’est qu’en passant par votre cœur, qu’il a pu pénétrer la chair de votre Fils. Et même, quand ce Jésus, qui est vôtre, eut rendu l’esprit, la lance cruelle n’atteignit pas son âme, c’est votre âme qu’elle traversa l’âme de Jésus n’était déjà plus là, mais la vôtre ne pouvait s’en détacher. Marie se tenait debout au pied de la Croix où Jésus était suspendu, et comme l’avait prédit Siméon, un glaive de douleur transperça son âme. Impuissante, elle voit son doux enfant désolé dans les angoisses la mort, et elle recueille son dernier soupir ». La compassion que son cœur maternel ressent au pied de la croix lui a mérité, d’obtenir sans passer par la mort, la palme du martyre avec une grande solennité par les Servites au XVIIe siècle, la fête des sept douleurs de la sainte Vierge fut étendue par Pie VII à toute l’Église en 1817, afin de rappeler les souffrances qu’elle venait de traverser dans la personne de son chef d’abord exilé et captif, puis délivré grâce à la protection de la Vierge. Sa Sainteté Pie X a élevé en 1908 cette fête au rang des solennités de deuxième classe, et, en 1912 il l’a fixée au 13 septembre où elle prend la place du jour octave de la Nativité. Comme la première fête des Douleurs de Marie, au Temps de la Passion, nous montre la part qu’elle prit, au sacrifice de Jésus, sachons voir » dans la seconde, au Temps après la Pentecôte, toute la compassion que ressent la Mère du Sauveur envers l’Église, l’épouse de Jésus, crucifiée à son tour, et dans la dévotion aux Douleurs de Marie s’accroît dans les temps de calamités qu’elle traverse. Contemplons dans les bras de Marie, l’Homme-Dieu crucifié pour nos iniquités et compatissons aux douleurs excessives de notre Mère du ciel. Joignons nos larmes aux Siennes et détestons nos péchés qui ayant provoqué la mort de Son divin Fils, ont également été la cause de Son intime martyre. Prions-La de nous obtenir du Sauveur les grâces nécessaires pour profiter de Ses exemples et imiter Ses vertus lorsqu’Il Lui plaira de nous faire part de Ses humiliations, de Ses douleurs et de Sa croix.

Sainte Catherine de Gênes, Mystique italienne, tertiaire franciscaine , quinze septembre
Au terme de cinq années d’une existence de plaisirs, désespérée, la veille de la fête de Saint-Benoît, le 20 mars 1473, elle implore le saint de lui envoyer une maladie qui la clouerait au lit trois mois durant.

Sainte Catherine de Gênes, Mystique italienne, tertiaire franciscaine 

Catherine est née à Gênes, en 1447, chez les Fieschi, l’une des plus imposantes familles patriciennes de la république génoise. Les Fieschi comptaient deux papes, Innocent IV et Adrien V, dans leur généalogie, et le père de Catherine, Giacomo, avait été amiral de la République, vice-roi de Naples (sous René d’Anjou) et magistrat de la cité génoise. Giacomo mourut un peu avant la naissance de la sainte, et c’est la mère, Francesca di Negro, qui éleva celle-ci, lui donnant une éducation raffinée, digne de son rang. Dès l’âge de 9 ans, Catherine est l’enjeu d’une alliance matrimoniale entre sa famille, du parti guelfe, et la famille Adorno, du parti gibelin. Il s’agissait également d’apporter à la vieille aristocratie des Fieschi un peu de la vitalité et de la prospérité économique d’une famille de noblesse plus récente, mais plus entreprenante sur la place commerciale de Gênes. En dépit de son désir, manifesté à 13 ans, de devenir religieuse comme sa sœur Limbania, Catherine épouse donc, à 16 ans, Giuliano Adorno, un homme beaucoup plus âgé qu’elle, au caractère aventureux, volage et dépensier. Le mariage se révèle un désastre : l’union reste stérile, et Catherine, que son mari terrorise, sombre dans la mélancolie. À 21 ans, secouant sa torpeur, elle se met à courir le monde, mais en vain : au terme de cinq années d’une existence de plaisirs, désespérée, la veille de la fête de Saint-Benoît, le 20 mars 1473, elle implore le saint de lui envoyer une maladie qui la clouerait au lit trois mois durant. Deux jours plus tard, tandis qu’elle rend visite à sa sœur, elle accepte de se confesser au chapelain du monastère, mais à peine la confession commencée, voici qu’elle ressent au cœur « la blessure d’un immense amour de Dieu », accompagnée d’une nette perception de ses péchés et de ses défauts. Avec une bouleversante rapidité s’est accomplie sa conversion. Jusqu’au jour de sa mort, elle restera fidèle à cette grâce initiale. Les quatre premières années sont vouées à la pénitence. Catherine connaît le phénomène mystique de l’inédie (jeûne total), qu’elle prolongera durant 23 carêmes et 23 avents, tout en communiant chaque jour (fait rare à l’époque). Pour se consacrer au service des malades indigents, elle se fait fille de salle à l’hôpital Pammatone. De 1477 à 1496 se multiplient les expériences extatiques ; elle ne néglige pas pour autant l’hôpital, où elle est nommée directrice de la section des femmes, en 1490. Entre-temps, son mari a changé de vie, et, devenu tertiaire franciscain, s’est engagé, lui aussi, à Pammatone ; ils ont décidé de vivre comme frère et sœur ; Giuliano meurt en 1497. À cette date, l’inédie a cessé, mais Catherine connaît de grandes épreuves mystiques et un dérèglement de son état de santé. Elle se confie désormais à un conseiller spirituel, Cattaneo Marabotto, lequel fait partie d’un petit groupe de fidèles de la sainte, la Fraternité du Divin Amour, qui recueillera les confidences de la sainte et donnera les écrits connus sous son nom. Probablement rongée par un cancer à l’estomac, elle meurt le 15 septembre 1510. Elle est béatifiée le 6 avril 1675 par le pape Clément X puis canonisée le 23 avril 1737 par le pape Clément XII.

Saint Nicomède, Martyr, quinze septembre
Il fut longuement torturé avec des fouets garnis de plomb, et dans ce tourment s’en alla vers le Seigneur.

Saint Nicomède, Martyr

Au temps où l’empereur Domitien persécutait les Chrétiens, le Prêtre Nicomède fut arrêté parce qu’il avait enseveli le corps de la Vierge Félicule, mise à mort sur l’ordre du comte Flaccus, pour avoir confessé la foi chrétienne. Amené devant les statues des faux dieux, Nicomède refusa d’obtempérer aux injonctions qui lui furent faites de leur sacrifier, l’hommage du sacrifice n’étant dû qu’au seul vrai Dieu qui règne dans les cieux. Alors on le frappa avec des fouets garnis de plomb, et il rendit son âme à Dieu au milieu de ce supplice. Le même comte Flaccus ordonna de jeter son corps dans le Tibre. Mais Just, élève de Nicomède, s’étant mis à sa recherche, le recueillit et l’ensevelit honorablement dans un sépulcre situé près des murailles de Rome, sur la voie Momentané.

Martyrologe

A Rome, sur la voie Nomentane, l’anniversaire du bienheureux Nicodème, prêtre et martyr. Ayant répondu à ceux qui le pressaient de sacrifier: « Je ne sacrifie qu’au Dieu tout-puissant qui règne dans le ciel, » il fut longuement torturé avec des fouets garnis de plomb, et dans ce tourment s’en alla vers le Seigneur.

A Cordoue, en Espagne, les saints martyrs Emilas diacre, et Jérémie. Après avoir langui longtemps en prison pendant la persécution des Arabes, ils furent décapités pour le Christ et consommèrent ainsi leur martyre.

Au territoire de Chalon-sur-Saône, saint Valérien martyr. Le préfet Prisque le fit suspendre et déchirer cruellement avec des ongles de fer; comme il demeurait inébranlable dans la confession du Christ et ne cessait de chanter ses louanges le cœur rempli de joie, le tyran le fit exécuter par le glaive.

A Andrinople, en Thrace, les saints martyrs Maxime, Théodore et Asclépiodote, qui reçurent la couronne, sous l’empereur Maximien.

De plus, saint Porphyre, comédien. Comme il se faisait baptiser par dérision en présence de Julien l’Apostat, la grâce de Dieu le changea tout à coup et il se déclara chrétien. A l’heure même, par ordre de l’empereur, il fut tué d’un coup de hache, et couronné du martyre.

Le même jour, le Goth saint Nicétas, qui fut brûlé pour la défense de la foi catholique, par ordre du roi Athanaric.

A Marcianopolis, en Thrace, sainte Mélitène martyre. Sous l’empereur Antonin et le préfet  Antiochus, elle fut conduite deux fois au temple des païens, et deux fois les idoles s’écroulèrent; pour ce motif elle fut suspendue, déchirée de coups et enfin décapitée.

A Toul, en France, saint Epure évêque.

De plus, saint Lubin, évêque de Chartres.

A Lyon, en Gaule, saint Alpin évêque.

Le même jour, la mise au tombeau de saint Achard abbé.

En Gaule, sainte Eutropie veuve.

A Gênes, sainte Catherine veuve, remarquable par son mépris du monde et sa charité envers Dieu.

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