En ce 30 novembre, Eric Zemmour vient enfin de rompre un suspense entretenu depuis quelques mois : il sera candidat à l’élection reine de la République française, l’élection présidentielle.

Dans une vidéo aux accents nostalgiques publiée aujourd’hui à midi sur les réseaux sociaux, l’ancien chroniqueur et toujours journaliste a officialisé sa candidature.

Accompagné par le 2e mouvement de la 7e Symphonie de Beethoven, il justifie sa décision par sa volonté de restaurer la grandeur de la France :

« Je me suis contenté du rôle de journaliste, d’écrivain, de Cassandre, de lanceur d’alerte. Je croyais alors qu’un politicien allait s’emparer du flambeau que je lui transmettais. Je me disais “à chacun son métier, à chacun son rôle, à chacun son combat”. Je suis revenu de cette illusion. ».

Déroulant son long discours sur fond d’images du grand remplacement et d’une France oubliée qu’il veut voir renaître, l’air grave, une bibliothèque en arrière-plan, il annonce son choix : « Il n’est plus temps de réformer la France, mais de la sauver. C’est pourquoi j’ai décidé de me présenter à l’élection présidentielle », ce pays « de Jeanne d’Arc et de Louis XIV, de Bonaparte et de De Gaulle », « léger et brillant », « tellement intelligent », « ce pays qui est en train de disparaître », cette France « qui n’était plus la France ».

Faisant de l’immigration, le centre de son programme, le candidat a poursuivi :

« L’immigration n’est pas la source de tous nos problèmes même si elle les aggrave tous ».

Il se veut le porte-parole des Français qui sont « méprisés par les puissants, les élites, les bien-pensants, les journalistes, les politiciens, les universitaires, les sociologues, les syndicalistes, les autorités religieuses ». Fustigeant l’Union européenne, « qui ne sera jamais une nation », Eric Zemmour promet de « reconquérir » la souveraineté de la France « abandonnée aux technocrates et aux juges européens ».

Face aux « gouvernants de droite comme de gauche », qu’il accuse d’avoir « menti » en « dissimulant la gravité de notre déclassement » et « caché la réalité de notre remplacement », le journaliste aspirant président dit ne pas vouloir laisser le pays se faire « dominer, vassaliser, conquérir, coloniser ». « Nous ne nous laisserons pas remplacer », conclut-il dans les derniers instants de son adresse.

Réagissant à cette annonce, Marine Le Pen du Rassemblement national, sur les plates-bandes de qui marche Zemmour, a commenté : « Une partie de son projet est complètement contraire au mien : femmes, économie, immigration. La fermeté n’est pas la brutalité. C’est un polémiste, ce n’est pas un candidat à la présidentielle. Il écarte et divise », a-t-elle ainsi déclaré à l’antenne de Sud Radio, avant d’asséner :

« Je ne souhaitais pas qu’il se rallie à moi, je souhaitais qu’il ne soit pas candidat. Il n’apporte rien, il n’a pas de plus-value. La division n’est pas un service à rendre au pays. »

Et d’ajouter sur une autre radio à grande écoute :

« J’ai trouvé ça passéiste et crépusculaire. »

Passéiste ou crépusculaire, retenant un bon point pour Zemmour : il est, a-t-il dit dernièrement, pour l’abrogation du passe sanitaire, et a-t-il dit depuis longtemps… des lois mémorielles. 

La course à l’Elysée est ouverte.

 

Francesca de Villasmundo

  

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