C’est le remake post-concile du Rhin se jette dans le Tibre !

On savait déjà que bien des catholiques Allemands sont de farouches progressistes, à la pointe de toutes les nouveautés conciliaires, comme s’ils regrettaient presque que leurs ancêtres n’aient pas tous basculé dans le protestantisme. A l’ère bergoglienne, ils ne démentent pas leur réputation : en réponse aux dubia et à la Correctio Filialis, arrive de cette Germanie toujours à la limite de l’hérésie, une lettre ouverte pour soutenir le pontificat et les actions de François.

Cette très courte missive publiée en allemand et en anglais est accessible sur le site internet ouvert pour promouvoir cette initiative qui a déjà recueilli plus de 200 signatures : www.pro-pope-francis.com

Les auteurs font référence aux véhémentes attaques « de la part d’un groupe dans l’Église » que subirait le pape argentin auxquelles ils opposent leur « gratitude » pour la « courageuse et théologiquement saine autorité papale ».

« En peu de temps vous avez réussi, écrivent ces supporters du pape François, à reformer la culture pastorale de l’Église catholique romaine en accord avec ses origines en Jésus. »

La lettre continue cette louange envers Jorge Maria Bergoglio sur un ton plus sentimental encore :

« Les personnes blessées et la nature blessée vont droit à votre cœur.  Vous voyez l’Église comme un hôpital en campagne aux périphéries de la vie. Votre souci se porte vers chaque personne aimée de Dieu. »

Sentiment et doctrine s’opposent dans cette vision allemande naturaliste de la vie catholique :

«Quand nous rencontrons les autres, la compassion et non la loi aura le dernier mot. »

C’est ici une allusion à peine voilée aux ouvertures faites par Amoris Laetitia envers les divorcés remariés, sur la base de ce sentimentalisme irrationnel et déconnecté de la loi divine, qui n’est pas la vraie compassion chrétienne mue par la vertu de charité qui œuvre pour que toutes les âmes aillent au Ciel en leur rappelant, entre autres choses, leurs devoirs envers Dieu

Les signataires concluent leur épître en certifiant au pape qu’ils partagent son rêve d’une nouvelle Église :

« Dieu et la miséricorde de Dieu caractérisent la culture pastorale que vous attendez de l’Église. Vous rêvez d’une Église mère et bergère. »

« Nous partageons votre rêve »

affirment-ils en lui demandant de ne pas dévier de cette voie et en l’assurant de leurs soutien et prières.

Cette initiative en opposition aux dubia et à la Correctio Filialis témoigne de la profonde division doctrinale et morale qui règne au sein du monde catholique conciliaire issu de Vatican II. Elle ne doit cependant pas nous étonner : ce funeste Concile en favorisant le relativisme doctrinal et l’indifférentisme religieux, en prêchant l’évolution du dogme selon les circonstances et le temps, en sacralisant la liberté humaine, portait en germe cette désunion qui éclate aujourd’hui au grand jour parmi les membres de l’Église officielle. En fait ce sont deux conceptions du post-modernisme conciliaire qui s’affrontent dans cette lutte : les conservateurs qui aspirent à conserver la révolution anthropocentrique de Vatican II au stade où elle était parvenue sous Benoît XVI, pontificat sous lequel s’est amorcé un certain retour, non à une doctrine, mais à une sensibilité et à une morale plus traditionnelles, et les progressistes, dont fait partie le pape François, qui militent pour une Église en marche qui doit adapter constamment sa doctrine aux continuels changements de mœurs de nos temps apostats.

D’une certaine manière, cette désunion ne devrait pas bouleverser les catholiques traditionalistes attachés à l’enseignement de Mgr Lefebvre. Si elle est révélatrice de la profonde crise doctrinale et morale qui sévit depuis des décennies au sein de tout le monde catholique, ces derniers, s’ils ont adopté l’attitude prudente de l’évêque d’Ecône qui refusait « les erreurs de Vatican II mais aussi de suivre les artisans de ces erreurs, ceux qui les favorisent », sauront ne pas s’en inquiéter outre mesure, sûrs qu’en suivant la doctrine traditionnelle de l’Église catholique ils n’auront point de part à « cette nouvelle religion et cette nouvelle morale [qui] bénéficient de l’aval d’une « nouvelle Rome » ». (Abbé Jean-Michel Gleize, prêtre de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, Courrier de Rome n° 602)

Francesca de Villasmundo 

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24 commentaires

  1. Guillaume says:

    « Dans la nuit dans laquelle les âmes sont immergées, la Correctio filialis du 24 octobre 2017 a été comme un rayon de lumière qui a déchiré l’obscurité. La dénonciation des hérésies soutenues et propagées par le Pape François a résonné d’un bout à l’autre de la terre, rebondissant sur les médias et constituant le thème dominant des conversations privées de nombreux catholiques.
    (…)
    Ceux qui pratiquent la double vérité ne manquent pas: critique en privé et hommage rendu en public à ceux qui conduisent l’Église vers le désastre.  »

    http://benoit-et-moi.fr/2017/actualite/la-laudatio-de-franois.php

  2. MA Guillermont says:

    « Gardez – vous du levain des pharisiens  » dit Jésus .
    Quels hypocrites ! Ils tentent de donner le change , Bergoglio et ces faux serviteurs de Dieu déforment la Parole de Dieu , transforment la vie de foi , introduisent des formes subtiles de corruption de la liturgie et des pratiques religieuses .
    En cette situation où l’hérésie manifeste de Bergoglio est dénoncée , ces marques d’estime opportunes renforcent l’impression malsaine de l’exercice de leur art à la ruse

    • Chère MA : N’ayant pas d’autre possibilité, je détourne cette rubrique un moment pour vous remercier de votre prière pour mon ami défunt. Quand j’ai allumé l’ordinateur ce matin je vous ai vue tout de suite comme la dernière dans « Les derniers », avec juste assez de texte pour que je comprenne, mais ce fléau de Bullguard a torpillé mes efforts pour lire le message en entier, et après vous étiez disparue des « derniers ». Vergelt’s Gott ! comme on disait encore, il y a longtemps, quand je suis arrivé ici, « que Dieu le rémunère ! Amitiés sincères, votre pamino

    • ô excellente chienne de garde !

      • MA Guillermont says:

        Pas d’affinité avec ces féministes , oui pour une Sabine Pamino …

  3. Soupape says:

    Il y a la Foi et les cultures.

    Les modernistes partent des cultures pour critiquer la Foi,

    Les autres partent de la Foi pour critiquer les cultures.

    Les modernistes torturent la Foi pour essayer de l’adapter au monde moderne
    dont ils subissent les moyens d’intimidation et la dictature.
    On les reconnait à ce qu’ils n’ont aucune Vie de prière,
    car ils ne croient pas vraiment à ce qu’ils croient.
    Leur foi est, au mieux, une croyance.

    Ceux qui partent de la Foi, n’ont pas ce complexe d’infériorité
    vis à vis des cultures, et vis-à-vis du monde.
    Ayant réussi, grâce à Dieu, à sortir de leur culture et à s’en échapper
    (en dépassant leur conditionnement),
    tout comme les Hébreux sont sortis d’Egypte,
    ils se sont laissés enseigner par Dieu,
    auquel ils ont d’abord demandé, et réclamé, cet enseignement.

    Le Dieu des Apôtres de Jésus-Christ a donc entendu leur prière.
    Par là, ils ont noué avec Dieu une relation personnelle,
    et donc une Vie de prière.
    Leur Foi n’est plus une croyance. Elle est devenue la Réalité.

    • MA Guillermont says:

      Leur Foi est devenue feu sacré et pour les conduire à la Vérité toute entière Dieu leur a donné un coeur simple un coeur vrai , un coeur qui bat dans la paix de Dieu .

  4. Soupape says:

    LES MODERNISTES ET LES ENFANTS DE DIEU

    Le moderniste a dit en son cœur :
    L’écriture date d’il y a 2000 ans. C’est pourquoi personne ne la comprend.
    Modifions donc l’Ecriture pour la mettre en accord avec ce que nous savons.
    et avec notre siècle.
    Ainsi les gens la comprendront, et nous referons chrétiens nos frères !

    Supprimons les Anges : ces images pieuses sont démodées.
    « Les anges ? c’est de la volaille céleste », me disait déjà un jésuite de mon jeune temps.
    Supprimons l’Enfer !
    « LEnfer ? Meuh non ! Il y a, peut-être, un Purgatoire, mais pas d’Enfer,
    et, en fin de compte, hormis peut-être Hitler et Staline, nous irons tous au Paradis ! »
    Etc etc …
    Le moderniste n’en finit plus de reformuler sa foi, pour la mettre au goût du jour.
    Il est donc le père de son dieu, un dieu qu’il fabrique lui-même, à son image et ressemblance.
    Voilà pourquoi, il ne prie jamais, et ne peut prier : il se parlerait à lui-même !

    *** *** ***

    L’ENFANT DE DIEU A DIT EN SON COEUR :
    Si Dieu ne vient pas en personne nous dire Qui Il est, et ce qu’IL nous veut
    ce n’est pas nous qui pouvons l’inventer !
    Ou alors, si on l’invente, c’est grave ! La mégalomanie et la paranoïa nous guettent !

    Il a donc prié comme Job :
    « Ecoute, Seigneur, laisse moi-parler ; je vais t’interroger, et tu m’instruiras ! »
    Et Dieu a dirigé ses regards sur l’Ecriture.
    Il lui a dit : tu vois, là ? voilà ce que ça veut dire !
    Et là ? voilà le sens !

    Et là ? Suit donc les étapes successives de la foi de Pierre,
    et tu comprendras mieux !

    1 – Au début, après une pêche exceptionnelle, obtenue en suivant le conseil de Jésus,
    Pierre, troublé, lui a dit : « Eloigne toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur ! »
    Mais Jésus l’a pris quand même avec lui ! Et Pierre a suivi le Christ.

    Vivre avec jésus était éprouvant : Jésus n’était pas facile à vivre ! il bousculait tout !
    Il lui arrivait de faire des miracles un jour de sabbat; il mangeait avec les pécheurs;
    il osait pardonner les péchés !!! On n’avait jamais vu ça !
    Au point que certains disciples préférèrent le quitter.

    2 – Alors, Jésus pose la question :
    « Et vous, est-ce que vous voulez me quitter, vous aussi ? »
    Et Pierre, qui a vu tous les miracles, passe par dessus ce qu’il ne comprend pas :
    « Seigneur ! A qui irions nous ? » …
    « Nous savons que tu es le Saint de Dieu ».
    En réalité, Pierre ne sait pas trop où il en est,
    mais la Judée est occupée par les Romains,
    et il ne voit pas comment faire mieux que de continuer à suivre Jésus !

    3 – Après un certain temps, Jésus revient à la charge
    « Qui dit-on que je suis ? »
    Pierre est embarrassé :
    « Pour certains tu es Jean Baptiste ressuscité ;
    « pour d’autres tu es Elie ; ou quelqu’un des prophètes ! »
    Mais Jésus insiste « Et pour TOI, qui suis-je ? »
    Alors Pierre prend les devants, et ose dire à Jésus : « Tu es le Christ ! »

    Et Jésus de lui répondre : « Heureux es-tu, Pierre !
    « Car ce n’est ni la chair ni le sang qui t’ont révélé cela,
    « mais mon Père qui est dans les Cieux ! »
    ce qui veut dire :
    ce ne sont pas ton intelligence ou tes déductions philosophiques
    qui t’ont appris cela, mais c’est mon Père qui te l’a suggéré.

    Toutefois Jésus n’est pas idiot !
    Il a bien compris que Pierre s’est lancé à lui dire
    qu’il était le Christ, sans en être totalement convaincu.
    Pierre n’est convaincu qu’à 95% !

    C’est pourquoi, 8 jours après, il prend avec lui Pierre, Jacques et Jean,
    et s’en va au Mont Thabor, pour se Transfigurer devant eux,
    afin de conforter leur foi !

    (A suivre)

    • MA Guillermont says:

      Ça me plaît !
      Ça s’appelle l’authenticité de la recherche de Dieu !

    • Ça me plaît aussi, dès l’exergue inspiré de « Dixit insipiens in corde suo : Non est Deus. », repris symmétriquement avec ce qu l’enfant de Dieu dit dans le sien. C’est mozartien, et dire cela n’est point une impiété. Merci de cette œuvre ! Ad multa opera !

      • Soupape says:

        A MA Guillermont et pamino

        Merci de vos encouragements !
        Je me demandais comment cela serait pris, … et si je devais continuer !

        Je vais donc rédiger la suite ! qui sera publiée toujours dans cet article de MPI.

  5. Mad-Max says:

    Galantino est un homme faible , réduit à l’affreuse nécessité bergoglienne d’être apostat et anathème !!!
    Frère boucher porte un nom prédestiné …

  6. Soupape says:

    @ A MA Guillermont et pamino

    (Suite n°1)

    4 – La Transfiguration a beaucoup marqué Pierre, de mentalité très juive.
    C’est pourquoi Jésus a pris soin d’y convoquer Abraham, Moïse et Elie.
    Le lien avec la tradition juive est donc assuré.

    Puis le Père fait entendre sa Voix :
    « Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Ecoutez-le ! »
    Cette fois-là, Pierre est convaincu à 100% !

    Plus tard, dans sa 2ème Epitre,
    le 1er Pape Pierre évoquera la Transfiguration (2 P 1, 16-18),
    en oubliant même de parler de la Résurrection !

    5 – Mais ensuite, Jésus ne perd pas de temps, et commence à parler de sa Passion.
    Et annonce qu’il aura beaucoup à souffrir à Jérusalem.

    Pierre n’y comprend plus rien.
    Il prend donc Jésus à part, et l’engueule carrément
    (le morigène, disent les traductions bienséantes).
    Mais Jésus le rabroue (l’admoneste, en langage châtié) :
    « Passe derrière moi, Satan !
    « Tes pensées sont celles des hommes ! »

    Ce que Pierre ne comprends pas,
    c’est que Jésus Fils de Dieu ne peut pas se contenter
    de fonder tranquillement
    une nouvelle école de pensée religieuse en Galilée,
    puis mourir tranquillement dans son lit,
    académicien et décoré pour son œuvre philanthropique !

    Non ! Jésus doit monter à la capitale, Jérusalem, car ce qu’il a à dire est ABSOLU !

    Et à Jérusalem, Jésus doit dire la Vérité en face des plus hautes autorités,
    dusse-t-il en souffrir, et même en mourir.

    Car dire la Vérité, voilà ce qui libère l’homme du Péché c’est-à-dire du Mensonge !

    Je ne prétends pas ici réduire à ces considérations le Mystère de la Rédemption,
    qui reste un Mystère.
    Mais, selon moi, ce qui précède en fait partie.

    Les considérations que je fais valoir ci-dessus me viennent d’un jésuite de renom
    qui lui-même disait les tenir de Romano Guardini,
    mais les mélangeait avec des thèses de la théologie alors dite « de la libération ».

    6 – Jusqu’à la Cène, Pierre évolue, mais ne fait plus parler de lui.
    Puis, sur la route de Gethsémani, il affirme, comme tous les autres Apôtres,
    qu’il est prêt à donner sa vie pour Jésus. Et s’en croit capable !

    Mais il ne voit pas qu’il se comporte comme s’il était le patron des oeuvres de Dieu !
    Et ne sait pas encore qu’en cette matière, on ne peut même pas lever le petit doigt,
    si Dieu ne nous en donne pas la force.

    Jésus lui prédit donc son reniement.

    A l’arrestation de Jésus, « omnes fugerunt » tous s’enfuirent !
    Cependant Pierre est opiniâtre. Il s’accroche, et suit Jésus de loin ;
    puis Jean, qui a ses entrées au Sanhédrin, le fait entrer par la cour.

    Alors arrive ce que Pierre n’avait pas prévu :
    il est démasqué par l’intuition d’une femme, une simple servante, qui,
    brusquement, crie partout que Pierre est de ceux qui sont avec jésus, car il est galiléen !
    Pierre n’a pas le temps de trouver une échappatoire, et jure donc qu’il ne connait pas Jésus.
    Avec force jurons, pour faire plus vrai !
    Puis il sort enfin, et pleure amèrement d’avoir été aussi faible !

    Cet épisode marquera Pierre,
    qui, le jour de la Résurrection de Jésus, ne sait que penser.
    Il court tout de même au tombeau avec Jean,
    mais n’a pas la conscience tranquille, et craint les reproches de Jésus.

    Mais, le soir de Pâques, au repas,
    lorsque les disciples d’Emmaüs sont revenus à Jérusalem,
    Jésus ne lui dira rien, du moins en public, et fait comme si de rien n’était !

    Jésus ne semble lui avoir fait des reproches publics
    qu’à la 3ème apparition en comité restreint, sur les bords du lac de Galilée,
    épisode rapporté dans l’appendice de Jean (« Simon m’aimes-tu ? »)

    La leçon de jésus évitera aussi à Pierre de faire le mariole, quand il sera le 1er Pape.
    Car tout le monde saura qu’il a renié, lui-même ne l’ayant jamais caché !
    Ainsi, il se souviendra de la faiblesse des hommes, et saura intervenir avec discrétion.
    Il n’aura pas « la tête qui enfle » !

    (A suivre)

  7. Soupape says:

    @ A MA Guillermont et pamino
    (suite n°2)

    7- Même après avoir reçu l’Esprit à la Pentecôte,
    Pierre a besoin d’approfondir … et même de rectifier sa Foi !
    On n’a jamais fini d’apprendre !

    Mais, à la différence des modernistes,
    c’est Dieu lui-même qui prend la direction des opérations !

    Exemple : l’épisode du centurion Corneille, détaillé aux chap 10 et 11 des Actes.
    Je le résume ci-après.

    *** L’épisode du Centurion Corneille ***

    Le centurion Corneille, en poste à Césarée,
    « faisait de larges aumônes aux juifs et priait Dieu sans cesse » (Ac 10).
    Il eut une vision : l’Ange de Dieu (…) entra chez lui et l’appelait : « Corneille ! »
    Il le regarda, et fut pris de frayeur. « Qu’y a-t-il Seigneur ? » demanda-t-il.
    « Tes prières et tes aumônes, lui répondit l’Ange, sont montées devant Dieu,
    et il s’est souvenu de toi » (…) « Envoie donc des hommes à Joppé,
    et fais venir Simon, surnommé Pierre. (…) »
    Quand l’Ange fut parti, le centurion appela 2 domestiques, ainsi qu’un soldat pieux (…)
    et les envoya à Joppé.

    Le lendemain, tandis qu’ils approchaient de Joppé,
    Pierre (…) eut une vision : il voit une grande nappe » (…) pleine d’animaux.
    Et une voix lui dit : « Allons, Pierre, immole et mange ! ».
    Mais Pierre répondit :
    « Oh non Seigneur ! car je n’ai jamais rien mangé de souillé ni d’impur ! »
    De nouveau la voix lui parle :
    « Ce que Dieu a purifié, toi, ne le dit pas souillé ! »

    Pierre, tout perplexe,
    se demandait ce que pouvait bien signifier la vision qu’il venait d’avoir
    quand, justement, les hommes envoyés par Corneille se présentèrent à son portail.
    L’Esprit dit à Pierre : « Voilà des hommes qui te cherchent.
    « Va donc, et pars avec eux, car c’est moi qui les ai envoyés »
    (…)
    Pierre se mit en route et partit avec eux. Il entra dans Césarée le jour suivant.
    Corneille les attendait et avait réuni ses parents et ses amis intimes.

    Pierre entra et dit :
    « Vous le savez, il est absolument interdit à un Juif
    « de frayer avec un étranger ou d’entrer chez lui.

    « Mais Dieu vient de me montrer, à moi,
    « qu’il ne faut appeler aucun homme souillé ou impur.
    « Aussi n’ai-je fait aucune difficulté pour me rendre à votre appel.
    « Je vous demande donc pour quelles raisons vous m’avez fait venir ? »

    Corneille répondit :
    « Il y a maintenant 3 jours, j’étais en prière chez moi à la 9ème heure,
    « Et voici qu’un homme surgit devant moi, en vêtements resplendissants.
    « etc, etc …
    « Je t’ai donc fait chercher, et toi, tu as bien fait de venir.
    « Nous voici donc tous devant toi, pour entendre ce qui t’a été prescrit par Dieu.

    Alors, Pierre prit la Parole et dit :
    « Je constate en vérité que Dieu ne fait pas acception des personnes,
    « mais qu’en toute nation,
    « celui qui le craint et pratique la justice lui est agréable.

    Suit un long exposé de la foi juive, puis des actes de Jésus, et Pierre conclut :
    « C’est de lui que tous les prophètes rendent ce témoignage
    « que quiconque croit en lui recevra par son nom la rémission de ses péchés. »

    « Pierre parlait encore quand l’Esprit Saint tomba sur tous ceux qui écoutaient la parole.

    « Et tous les croyants circoncis qui étaient venus avec Pierre
    « furent stupéfaits de voir que le don du Saint-Esprit
    « avait été répandu aussi sur les païens »
    (…)
    Alors Pierre déclara : « Peut-on refuser l’eau du baptême
    « à ceux qui ont reçu l’Esprit Saint aussi bien que nous ? »

    Et il ordonna de les baptiser au nom de Jésus (… etc … )

    On notera que Dieu n’a pas demandé à Pierre
    d’accueillir tous les Romains en Judée ou en Galilée !
    mais qu’il a demandé à Pierre de se déplacer chez Corneille, à Césarée.

    (A suivre)
    (ces commentaires sont le brouillon d’un projet, et comportent encore des inexactitudes.
    Ainsi Abraham n’est pas présent à la Transfiguration mais seulement Moïse et Elie.
    Vos remarques sont donc bienvenues !)

    • MA Guillermont says:

      Soupape , ça me plaît toujours !
      Je ne vois là rien à sacrifier sur l’autel de l’erreur ou de la superstition , mais la volonté de Dieu de montrer à Pierre que les païens sont invités à partager la même table …
      Juifs et non juifs partagent la même foi !
      L’impensable devient réalité , assis à la même table .
      Dieu a dit et Jésus a mis fin à cette lutte !
      Pierre et Corneille partagent la Paix de Jésus en s’asseyant à la même table , le mur d’hostilité et de séparation est tombé, l’hospitalité est une arme de plus dans le combat contre les ténèbres !
      Merci beaucoup de travailler à éclairer la pauvre humanité …

      • Soupape says:

        Pouvez-vous me donner aussi votre impression sur la suite n°1 ?

      • Soupape says:

        @ A MA Guillermont

        Simple correctif.

        Il ne faut pas écrire : « juifs et non juifs partagent la même foi »
        car, même aujourd’hui, ils continuent à ne pas avoir la même foi..

        Par contre, les non juifs (dont le centurion romain, apparemment non circoncis)
        peuvent accéder à la Vérité et recevoir l’Esprit !

        Ce sont les conceptions juives qui sont dépassées.

        • MA Guillermont says:

          Dans l’Ancien Testament , les Juifs et les non juifs devaient être séparés chaque fois qu’ils allaient manger .
          (Actes 10-28)
          Mais Jésus a mis fin à cette lutte alimentaire !
          Quand Pierre est entré dans la maison de Corneille il a compris que ce qui était autrefois un fossé irréconciliable était désormais rempli par la foi en Jésus .
          C’est pourquoi j’ai écris que les Juifs et les non – juifs partageaient la même table , ils sont partagent le même Evangile ; c’est Jésus lui – même qui exige cette unité qui est devenue la leur et les repas en sont l’implication .
          Bien sûr que les croyances juives actuelles sont un retour en arrière voulu par le pouvoir des ténèbres …
           » Proclamez que le Retour du Royaume est proche  » dit St Marc
          Marc 1: 14-15
          La victoire des Chrétiens est certaine et leur défaite imminente !

  8. Moi aussi. Excusez-moi, je viens juste de voir cela ; je me trouve bloqué presque en permanence par et abominable site de Bullguard, et même si j’arrive a poster quelque chose, pour la plupart il ne paraît pas. 5e essai)

  9. La nature blessée ? De quelle nature s’agit-il ?

  10. Soupape says:

    @ A MA Guillermont et pamino
    (suite n°3)

    8 – les 2 Epitres de Saint Pierre
    Ce sont les « premières encycliques » du 1er Pape.

    Que de chemin parcouru depuis le :
    « Eloigne-toi de moi Seigneur, car je suis un homme pécheur ! »

    *** 1 P, 1, 10-12 ***
    Un passage de la première Epitre (1 P, 1, 10-12) nous révèle un Pierre devenu SAVANT.

    « Sur ce salut, ont porté les investigations et les recherches des prophètes,
    « qui ont prophétisé sur la grâce à vous destinée. »

    « Ils ont cherché à découvrir quel temps et quelles circonstances
    « avait en vue l’Esprit du Christ, qui était en eux,
    « quand il attestait à l’avance les souffrances du Christ
    « et les gloires qui les suivraient. »

    « Il leur fut révélé que ce n’était PAS POUR EUX-mêmes,
    « mais pour vous,
    « qu’ils administraient ce message,
    « que maintenant vous annoncent
    « ceux qui vous prêchent l’Evangile dans l’Esprit Saint envoyé du ciel,
    « et sur lequel se penchent les Anges avec convoitise (sic). »

    *** 2 P, 1, 16-18 ***
    Dans sa 2ème Epitre, Pierre dénonce clairement les échafaudages philosophiques (2 P, 1, 16-18).

    « En effet, ce n’est pas en suivant des fables sophistiquées
    « que nous vous avons fait connaître
    « la Puissance et l’Avènement de notre Seigneur Jésus Christ,

    « MAIS APRES avoir été témoins oculaires de sa majesté.

    « Il reçut en effet de Dieu le Père honneur et gloire,
    « lorsque la Gloire pleine de majesté lui transmit une telle parole :
    « ‘Celui-ci est mon Fils bien-aimé qui a toute ma faveur. »

    « Cette voix, nous, nous l’avons entendue ; elle venait du Ciel,
    « nous étions avec lui sur la montagne sainte. »

    On voit que l’origine de la Foi personnelle de Pierre est bien la Transfiguration,
    un épisode qui l’a beaucoup marqué,
    au point que Pierre en oublie presque de rappeler
    que la Résurrection est l’évènement central de l’humanité !

    *** 1 P, 2, 9-10 ***
    Enfin un autre passage de la 1ère Epitre de Pierre,
    situe clairement la place de la Révélation dans le Monde,
    et rappelle ce qu’enseigne le bon sens,
    à savoir que l’existence d’un Peuple est inséparable de sa religion.

    Au contraire, l’utopie de la « république universelle »,
    n-ième version de la Tour de Babel,
    (vieux rêve de l’humanité,
    qui veut oublier qu’elle est pécheresse en se prétendant « bonne de nature »),
    est le fruit des errements sans fin auxquels se condamnent les philosophes.

    En 1 P, 2, 9-10, Pierre cite la Bible (Exode, 19, 5-6, Isaïe 43, 20-21, Osée 1,6-9) :

    « A vous donc, les croyants, l’honneur,
    « mais, pour les incroyants, ‘la pierre qu’ont rejetée les constructeurs’ (de régimes politiques !),
     » ‘celle-là est devenue la tête de l’angle’,
     » ‘une pierre d’achoppement et un rocher qui fait tomber’ .
    « Ils s’y heurtent (au Péché originel) parce qu’ils ne croient pas à la Parole ;
    « c’est bien à cela qu’ils ont été destinés.

    Mais vous, vous êtes
    ‘une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis’,
    Pour annoncer les louanges de Celui
    qui vous a appelé des ténèbres à son admirable lumière,
    vous qui jadis N’ETIEZ ‘PAS UN PEUPLE’, et qui êtes maintenant le Peuple de Dieu,
    ‘qui n’obteniez pas miséricorde’, et qui maintenant ‘avez obtenu miséricorde’.

    A chaque élection, se pose la question du Péché originel !

    En effet, tout le monde nie ce Péché,
    Mais, pourtant, tous les candidats nous promettent d’y remédier,
    en nous racontant qu’eux seuls sont capables d’installer le Paradis sur Terre !

    Pénitence, Pénitence, Pénitence, Massive et Publique, et nous retrouverons la France.

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