Non, la radicalisation de certains musulmans installés en Europe n’est pas la conséquence de la pauvreté, du chômage ou d’une mauvaise intégration des jeunes. C’est en tout cas la conclusion du chercheur néerlandais Marion Van San. «J’ose l’hypothèse que plus les jeunes sont intégrés, plus il est probable qu’ils se radicalisent. » 

Marion Van San a fait des recherches sur les familles des jeunes gens qui ont quitté l’Europe pour rejoindre les djihadistes en Syrie. Beaucoup proviennent de la classe moyenne, voire de familles aisées.

« Ces dernières années, on a beaucoup étudié le radicalisme et l’extrémisme partout dans le monde et ces études démontrent que les jeunes qui se radicalisent sont souvent issus de la classe moyenne. Il y a également des exemples de jeunes hommes et femmes de classes aisées. Pensez par exemple aux terroristes du 11 septembre, dont la plupart provenaient de familles en vue. »

Les jeunes qui partent d’Europe pour la Syrie ne sont pas des victimes d’une société qui ne les accepte pas et ne leur offrirait pas d’opportunités, insiste Marion Van San. Avant leur radicalisation, ils ont généralement goûté à tout ce qu’offre la société occidentale moderne, matérialiste et décadente : sexe, alcool, drogue, voitures, vêtements de marque… Ce sont précisément ces expériences négatives qui les ont à un moment ou l’autre fait basculer.
 

 

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