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Après 16 ans de pouvoir en Hongrie, le parti de Viktor Orbán a connu une lourde défaite aux élections du 12 avril 2026. Depuis, les spéculations sur le futur premier ministre, Péter Magyar, et son programme vont bon train. Tout et son contraire a été dit et écrit. Aussi, afin de mieux éclairer ses lecteurs, MPI a demandé à une Franco-Hongroise, Elisabeth, professeur à Budapest et concernée par la situation politique de son pays, son avis personnel sur la question. Nous vous le livrons en deux parties. La Ie partie publiée hier a traité de la défaite de Viktor Orbán et la IIe, publiée aujourd’hui, analyse la position tenue par l’Église catholique au cours de la campagne.
L’Eglise catholique pendant la campagne électorale
Son silence sur les dangers d’un premier ministre « européiste » pour la jeunesse
Le rôle de l’Église catholique hongroise – les catholiques ne sont pas une partie négligeable de l’électorat hongrois – aurait été de mettre en garde avec la plus grande fermeté ses fidèles sur les dangers représentés par l’élection d’un candidat « européiste » pour l’éducation de leurs enfants. Il n’en a rien été ! D’ailleurs, beaucoup ont voté pour lui.
Peut-on s’en étonner ? Lorsque le pape François autorisa la fameuse bénédiction des couples de même sexe, parmi les évêques hongrois, rarissimes furent les voix divergentes. Ici, il convient cependant de saluer le courage de l’évêque de Szombathely, Mgr János Székely qui condamna fermement et publiquement cette bénédiction.
Mais les autres, que dirent-ils ? Que firent-ils ???
Pour en revenir à nos élections hongroises, pourquoi se condamner à la perte de milliards d’euros européens en cas de résistance à la propagation de l’idéologie LGBTI dans les écoles, quand le pape François lui-même a encouragé par sa fameuse bénédiction les couples homosexuels ? Est-ce donc si grave après tout ? L’Église est-elle entrée en croisade au sujet de l’idéologie du genre ? Soyons logiques ! Si l’Église se tait, pourquoi, nous, fidèles, serions « plus royalistes que le roi » ?
De toute manière, qui croit encore à l’enfer parmi le clergé catholique ou qui enseigne son existence ? Et si tout le monde est sauvé, si l’enjeu de la vie terrestre n’est pas une éternité heureuse ou malheureuse, pourquoi se compliquer la vie et se priver des fonds bruxellois ? Cela peut paraître une manière simpliste et caricaturale de voir les choses, mais cela explique l’inertie de nombreux catholiques avec lesquels l’auteur s’est entretenu. Certes, ils ne veulent pas de l’éducation sexuelle à l’école pour leurs enfants, mais CONCRÈTEMENT, que feront-ils pour s’y opposer ? C’est la grande question !
Le Concile Vatican II, cause profonde de l’inertie de l’Église catholique face à la propagande LGBTI de l’Union Européenne
D’une manière générale, qu’est-ce-qui vaut la peine que l’on paye des amendes pharamineuses, que l’on aille en prison, que l’on perde son emploi, voire sa vie dans les régimes totalitaires, si tout le monde est sauvé quoi qu’il fasse et si au fond, chacun forge sa propre vérité que Dieu est le premier à respecter ? Soyons réalistes et examinons-nous loyalement : lorsque nous avons le coeur déchiré pour notre famille à la perspective de perdre un emploi pour des raisons idéologiques, allons-nous en faire le sacrifice, alors que tout compte-fait, nous serons agréables à Dieu dans toutes les voies choisies ?
Le Concile Vatican II a semé le principe de l’indifférence parmi les fidèles, par ses déclarations sur l’oecuménisme et la liberté religieuse et par là, il a sapé en son fond le principe de tout esprit de résistance. Si l’on pousse jusqu’au bout la logique de ce Concile, le martyre n’a tout simplement plus lieu d’être. C’est pourquoi des prêtres français conseillent à des musulmans convertis à la foi catholique, de redevenir musulmans, car disent-ils, « c’est beaucoup moins dangereux pour eux et Dieu sera content de les voir vivre en bons musulmans » …
Péter Magyar, capable de résister à la pression des lobbies LGBTI ?
L’auteur de cet article souhaite se tromper, mais pour lui, son entourage et ses amis, il n’y a aucune chance que Péter Magyar s’oppose dans les faits à l’invasion de la propagation de l’idéologie LGBTI dans les établissements scolaires. En effet, après la victoire de Péter Magyar, la Cour de Justice de l’Union européenne a très rapidement statué sur la loi de protection de l’enfance hongroise, la déclarant illégale, car discriminatoire à l’égard des communautés LGBTI. En ce moment même, nous apprenons que Bruxelles assortit au déblocage des fonds européens, des conditions sine qua non, concernant l’immigration, les questions LGBTI et le soutien à l’Ukraine. Qui peut s’en étonner ?
L’Église catholique, prête à se jeter dans l’arène ?
Que feront les familles hongroises si elles se trouvent confrontées directement à la dure réalité de la propagande sexuelle à l’école ? L’Église hongroise réagira-t-elle enfin ? Que les Saints de la nation hongroise intercèdent pour ce royaume que Saint Étienne fut le premier à consacrer, dans le cadre du Droit, à la Très Sainte Vierge Marie ! Puisqu’il n’avait pas de descendant chrétien, sur son lit de mort, en présence des Grands du Royaume et de l’Église catholique, il donna solennellement et juridiquement son royaume à Marie pour qu’elle en fût la Reine pour l’éternité ! Rien, ni personne ne pourra effacer cette réalité ! Les communistes, les socialistes et les libéraux peuvent s’agiter en tout sens et éructer leur venin, la Hongrie est et restera le royaume de la Très Sainte Vierge à jamais. Ce qui ne veut pas dire qu’elle ne portera pas la Croix du Christ à la suite de Simon de Cyrène, car son histoire semble montrer que c’est là sa vocation propre… Elisabeth, Franco-Hongroise, pour MPI






Pourtant le pape est venu au moins à deux reprises à Budapest entre 2021et 2024, il’y avait une certaine ferveur. A Noël, les crèches dans la rue exposées au public ne sont pas vandalisées. Mais les croix de la couronne de Szent Istvan qui décorent le pont Marguerite sont sans cesses cassées, par des étrangers peut-être ?
Le pape François est venu effectivement à deux reprises, à l’occasion du Congrès eucharistique international qui se tenait à Budapest et en réponse à une invitation du gouvernement hongrois, mais il a toujours désapprouvé la politique hongroise, notamment en matière d’immigration.
En ce qui concerne le vandalisme des croix de la Couronne, je penserais plutôt malheureusement à des Hongrois de gauche, les étrangers étant d’une ignorance abyssale au sujet de l’histoire hongroise…
Pourquoi Orban ne quittait pas l’UE / l’Otan pour sauver la Hongrie quand il était aux affaires? On ne peut pas critiquer l’UE et réclamer des subventions européennes! Ainsi Orban en jouant sur les deux tableaux, a perdu! De plus son soutien a l’entité sioniste et à Trump ne serait-il pas la cause de sa défaite?
https://reseauinternational.net/les-nationalistes-europeens-se-desolidarisent-de-trump/
Le problème, c’est que les anciens pays de l’Est ne se sont toujours pas remis économiquement des décennies de régime communiste, même 37 ans après et que les fonds de Bruxelles continuent de représenter pour eux une » manne céleste » … Il est naturel qu’Orbán ait essayé au maximum de profiter de la situation, tout en restant fidèle à certains principes et on peut également comprendre que Bruxelles refuse les fonds aux réfractaires. Les deux attitudes sont logiques et compréhensibles. Pour vous donner une idée du décalage du développement hongrois par rapport aux autres pays occidentaux, je vous donnerai quelques exemples tirés de ma propre famille. Mon père, réfugié politique de 1956, avait demandé et obtenu la nationalité française pour ne pas être arrêté lorsqu’il reviendrait visiter sa famille en Hongrie. De 1969 à 1982, nous passions régulièrement un mois d’été dans une petite ville de province, Szentes. Une fois par semaine, nous allions au marché et nous voyions à cette occasion beaucoup de gens qui s’y rendaient en carriole tirée par des chevaux, ce qui émerveillait les enfants que nous étions alors ! À cette époque, il y avait peu de voitures et nous étions toujours très étonnés de voir l’espacement kilométrique entre deux stations d’essence! Ma tante qui travaillait dans un kolkhose, avait réussi à acheter une petite voiture, mais elle ne la sortait que pour la gloriole, jamais pour des raisons utilitaires. À chaque fois que la voiture rentrait au bercail, elle lui faisait subir un nettoyage en règle dans les moindres détails, tellement c’était merveilleux et rare d’avoir une voiture ! Les WC étaient dans le jardin et nous n’avons jamais fait de toilette qu’au robinet. Nous avons connu cela jusqu’en 1982. La comparaison avec la France à la même époque est flagrante !
Le commerce des queues de taupe existait encore en Hongrie quand il avait disparu depuis longtemps en France. Et quelle allégresse quand le boucher avait de la viande !
Tout ceci pour vous dire que les anciens pays de l’Est avaient un retard considérable à rattraper et que cela ne pouvait pas se faire du jour au lendemain, ni sans aide financière.
D’autre part, la dictature bruxelloise n’est pas une fatalité, espérons-le, et peut-être un jour verra-t-on une Union Européenne digne de ce nom.
Il est certain que la visite de Vance à Budapest juste avant les élections tombait très mal dans le contexte du conflit iranien et qu’elle a surtout desservi la cause d’Orbán.
Il ne faut pas considérer que l’aspect économique. L’aspect moral, cible des pourrisseurs occidentaux est crucial. Malgré les efforts du gouvernement Orban et de l’Eglise catholique pour réduire l’avortement, il reste très élevé (26 avortements pour 100 naissances en 2020), car toujours légal, comparable au taux français. L’époque communiste où il y avait plus d’avortements que de naissances à laissé des traces, même si la situation s’améliore. Mais un pays en décroissance démographique comme la Hongrie (et la France) se suicide.
J’irais plus loin que vous. L’aspect spirituel et moral l’emporte sur tous les autres. C’est pourquoi, à mon sens, la dictature idéologique mondialiste est plus dangereuse que la dictature du communisme. En effet, il fabrique des renégats, alors que le communisme, bien involontairement, a suscité des légions de martyrs.
Hajh, de bűneink miatt
Gyúlt harag kebledben,
S elsújtád villámidat
Dörgő fellegedben,
De lesz föltámadás…
Szenvedünk és ellenállunk, de a remény örömében!
Mais la résurrection viendra…
Nous souffrons et nous résistons, mais dans la joie de l’espoir !
Nous occidentaux, nous vous avons lâchement abandonnés en 1956, car nos pays étaient truffés de marxistes et trotskystes à tous les niveaux. Puis Paul VI et sa funeste östpolitik a vendu et livré les catholiques derrière le rideau de fer, sans aucune contre-partie. Et les Catholiques chinois… Quelle scandale, quelle honte!
De lesz föltámadás…Oui, NSJC a vaincu le mal et la mort.
Disons que les gouvernements occidentaux ont abandonné la Hongrie … Personnellement, je fais toujours la différence entre la population et ses gouvernants. L’autre jour, je discutais avec mon voisin de palier budapestois et il m’a reprise quand je parlais de l’invasion des Russes en Hongrie. « C’est invasion soviétique qu’il faudrait dire » m’a-t-il fait remarquer, « les Russes étaient les premières victimes du bolchévisme ! ».
Beaucoup de Français ont soutenu l’Insurrection et je ne peux que conseiller le livre extraordinaire écrit par Henri-Christian Giraud : « Le Printemps en Octobre »
La trahison des papes postconciliaires vis-à-vis de la Chine a été et reste IGNOBLE !!! La main d’œuvre de la Chine lui coûte peu et pour cause ! À chaque fois que j’achète un article chinois et quand j’y pense, je dis un Ave pour le malheureux qui l’a fabriqué, peut-être en camp de concentration…