Outre une procédure victorieuse devant le Conseil d’Etat pour rendre la sainte Messe aux catholiques, CIVITAS a déposé une requête en référé liberté contre l’extension de l’avortement favorisée parmi les mesures pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire.
CIVITAS a d’abord déposé une requête en référé liberté dont le contenu démontre l’illégalité des mesures prises par le gouvernement pour faciliter l’avortement durant l’épidémie de coronavirus. Cette requête a été suivie d’un mémoire complémentaire déposé le 21 mai puis d’un second mémoire complémentaire déposé le 25 mai.
Il faut en effet avoir conscience que, parmi différentes mesures mortifères prises hors du cadre légal et maintenues alors que le déconfinement est entamé, le ministre de la Santé Olivier Véran est l’auteur d’une recommandation illégale permettant une IMG (interruption de grossesse pour raison médicale) jusqu’au terme de la grossesse sous prétexte de “situation de détresse psychosociale” ! Cette recommandation ne fixe plus aucune limite à l’avortement jusqu’à l’accouchement du fait du flou de ces “risques psychosociaux”. Or, l’IMG après 12 semaines est un délit pénal et seule la loi, au vu de la Constitution, est compétente en la matière.
Que la démarche de CIVITAS ne soit pas mal comprise. Nous ne nous satisfaisons en aucune façon des dispositions légales préalablement existantes en matière d’avortement. Mais nous voulons user de tous les moyens légaux pour faire barrage à des assassinats supplémentaires favorisés par des mesures d’exception prises au nom de la lutte contre la pandémie. Pour ce faire, nous ne nous appuyons pas sur de faux principes, mais nous montrons que la République est en contradiction avec ses propres lois.
Et nous rappelons que l’avortement fait déjà annuellement en France plus de 250.000 victimes soit bien plus que le covid-19.
Signalons aussi que l’Association Catholique des Infirmières et Médecins (ACIM) a suivi CIVITAS dans cette procédure devant le Conseil d’Etat.
Nous recommandons cette action devant le Conseil d’Etat à vos intentions de prières.
Alain Escada,
président de CIVITAS

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