Pologne – Mercredi matin, des agriculteurs ont bloqué l’autoroute A2. Pour l’occasion, ils avaient revêtu le gilet jaune, expliquant adopter les méthodes des Gilets Jaunes français. Ils ont demandé que le Premier ministre vienne à eux. C’est finalement Jan Krzysztof Ardanowski, le ministre de l’agriculture, qui s’est rendu sur les lieux et a entamé les discussions au milieu de l’autoroute bloqué. On est loin des pratiques des politiciens français.

« Le Premier ministre m’a demandé de vous rencontrer et de répondre aux postulats que vous avez envoyés. Nous pouvons parler ici, si vous voulez, j’ai tout le temps dont vous avez besoin. », a déclaré le ministre aux agriculteurs.
Il a ajouté que, si les manifestants le souhaitaient, les discussions pouvaient continuer au centre de conseil agricole de Brwinów, qui avait été préparé.

Cependant, les manifestants n’ont pas profité de cette option. Les conversations ont donc commencé au milieu de l’autoroute A2.

Le ministre a fait valoir qu’une partie importante des revendications des agriculteurs était satisfaite. Il a notamment parlé de l’étiquetage des produits agroalimentaires avec les drapeaux des pays d’origine.

« Trois règlements ont été préparés et doivent être communiqués à la Commission européenne d’ici à janvier. Il n’est pas possible de faire plus vite. », a déclaré le ministre.

Il a ensuite évoqué l’abattage de porcs en bonne santé en rapport avec le virus de la peste porcine et les paiements d’indemnisation. Le ministre a assuré aux agriculteurs que la procédure d’indemnisation est en cours.

Le ministre insistait sur le fait que, depuis 2014, année de l’apparition des cas de peste porcine, les dépenses de l’État consacrées à la lutte contre cette maladie s’élevaient à 16 millions de zlotys en 2014, à 11,9 millions de zlotys en 2015, à 25 millions de zlotys en 2016 et à 98 millions de zlotys en 2017. 203 millions de zlotys en 2018.

Des agriculteurs en colère ont demandé qui avait reçu l’argent, les agriculteurs ou des fonctionnaires ?

Les agriculteurs ont également affirmé avoir été sanctionnés pour ne pas avoir respecté les principes de la biosécurité, alors que les vétérinaires eux-mêmes ne respectent souvent pas ces règles.

Les agriculteurs ont également indiqué qu’ils attendaient un projet de loi qui empêcherait les petites exploitations de tomber.

Les agriculteurs ont proposé de désigner quatre personnes pour mener des discussions avec le ministre.

Ensuite, le ministre de l’Agriculture a quitté le lieu de la manifestation.

Le représentant des agriculteurs, Michał Kołodziejczak, a expliqué aux médias qu’une manifestation sous cette forme était nécessaire, car une douzaine de fois auparavant, lorsque les actions ne posaient pas de problème de circulation, elles n’apportaient aucun résultat.

« Nous avons montré que nous pouvons agir de manière spectaculaire. Je pense que personne en Pologne n’a bloqué des routes comme des agriculteurs polonais de cette manière. Nous l’avons fait très efficacement, de manière responsable. » Comme il l’a reconnu, l’emplacement de la manifestation à la sortie de l’autoroute n’était pas fortuit : cela a permis d’organiser des détours, et n’a pas exposé les conducteurs à un embouteillage de 20 kilomètres.

Il a également déclaré que les agriculteurs accordaient au ministre deux semaines pour leur délivrer une réponse écrite aux documents qu’ils lui ont remis.

 

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