Des chercheurs britanniques ont passé en revue les différentes méthodes d’euthanasies utilisées, en particulier celles mises en œuvre aux Pays-Bas : ils les ont comparées aux modalités de la peine capitale encore pratiquée dans plusieurs États américains. 

Selon le célèbre British Medical Journal du 21 février, relayant la revue Anesthesia 2019 ref : 14532), l’euthanasie n’est pas une partie de plaisir. Elle se pratique généralement par l’absorption de comprimés : c’est la méthode la plus répandue. En analysant les données disponibles, l’équipe a ainsi pu constater, toutes méthodes confondues, une incidence élevée des vomissements (jusqu’à 10 %), un prolongement du décès jusqu’à 7 jours (4 % des cas) et un réveil de coma (2 %). Par ailleurs, si la perte de conscience intervient dans les 5 minutes suivant l’administration ou la prise du sédatif, le décès prend plus de temps : il arrive dans les 90 minutes dans deux tiers des cas et prend jusqu’à 30 heures dans près d’un tiers des cas. Dans d’autres le condamné sort de son coma et il faut tout recommencer. Charmante soirée ! Sans parler des difficultés à avaler…Le plus grave est que certains « patients » ont mis une semaine à mourir. (Info relayé par le Daily Mail : Mail on line 21/02/2018) Le journal britannique Anesthésia écrit : « Cela laisse craindre que certaines morts ne soient peut-être inhumaines ».

Tuer un humain est toujours inhumain…

Jean-Pierre Dickès

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