En Europe, quand ce n’est pas la culture gay qui gagne du terrain, c’est la religion islamique qui avance à grands pas, l’une et l’autre n’étant que les tenailles d’une même révolution arc-en-ciel, révolution spirituelle destinée à détruire les traditions, la culture et la civilisation chrétiennes, notamment l’identité catholique.

Dans la ville de Cologne, en Allemagne, ce sont les mahométans qui peuvent chanter victoire : le chant du muezzin, depuis les minarets de ses mosquées, va bientôt retentir dans ce ciel sous lequel se dressent les monumentales flèches de la splendide cathédrale gothique qui en font une des plus hautes d’Europe, signes d’un autre temps, le temps révolu où l’Allemagne était fière d’être chrétienne et défendait sa foi.

L’administration municipale a confirmé que le projet de permettre l’appel à la prière islamique prend forme. « Pour le moment, deux demandes ont été déposées mais aucune décision n’a encore été prise sur aucune d’elles, a confirmé un porte-parole du gouvernement de la ville au quotidien italien Il Giornale, car il n’y a toujours pas de documents utiles à l’examen, comme l’étude sur la protection de la pollution sonore. Le Ditib (l’Union turco-islamique pour les affaires religieuses) a cependant déclaré avoir déposé une candidature pour la mosquée centrale ».

La forme doit être régularisée mais le fond est là : dans la grande cité rhénane retentira bientôt l’appel par lequel le muezzin invite les fidèles musulmans à la prière. Pour l’instant, l’invitation sera réservée au Jumu’a, la prière du début d’après-midi du vendredi (la plus importante de la semaine), et pour seulement cinq minutes.

« Je suis heureux que ce projet tienne compte des intérêts religieux des nombreux musulmans de notre ville cosmopolite, donnant ainsi un signe d’acceptation mutuelle de la religion et en faveur de la liberté de croyance protégée par la Loi fondamentale ». Ainsi, en octobre dernier, le maire Henriette Reker, élu deux fois grâce aux voix de la CDU et des Verts, a annoncé le projet pilote.

Ce projet a soulevé de nombreuses polémiques : en Allemagne, comme dans de nombreux pays européens, de nombreuses mosquées sont financées par des gouvernements et dirigées par des imams étrangers, partisans d’une version politique de l’islam. Le cas de la mosquée centrale de Cologne est évident : le plus grand lieu de culte islamique d’Allemagne porte la marque Ditib, le bras religieux du gouvernement turc. Fondé par le leader de la Turquie laïque, Kemal Atatürk, pour contrôler les éventuelles dérives extrémistes des imams, sous la houlette du président islamiste Recep Tayyip Erdogan, Ditib est devenu un vecteur de diffusion de l’agenda des Frères musulmans.

Bref, la question n’est pas uniquement religieuse mais aussi éminemment politique.

Francesca de Villasmundo

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